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23 février 2010

Jour 11 - qualifications saut acrobatique - hommes

Déjà le jour 11 des Jeux. Aujourd'hui, mon équipe se nommait Free 20. Notre tâche: diriger les spectateurs dans les sections 204-205 et 206 du stade de ski acrobatique. Vous avez bien lu. Pour une deuxième journée consécutive, j'ai été posté au beau milieu de l'action.

Mon quart en cette onzième journée débutait à 13h30 et s'est terminé à 20h30. J'ai soupé au chalet principal avant de prendre la navette et ai fait mon entrée à la maison à 22h. Je vous tient en haleine jusqu'à mon retour à la maison mardi après-midi. Ma nuit de sommeil sera courte ...

* * * *

Mardi 23 février, 14h30, de retour de mon quart de travail qui a débuté à 6h... Je résume le jour 11 des Jeux.  Une journée de rencontres.

En montant dans le bus de Cypress à Lonsdale, je regarde les visages, à la recherche de quelqu'un que je connais, ou encore de quelqu'un qui semble sympathique. Je m'installe aux côtés d'un homme dans la fin cinquantaine, début soixantaine. Nous nous présentons. Il s'appelle James et habite à Vernon, dans la vallée de l'Okanagan. Je lui mentionne comment les montagnes sont majestueuses par ici, à quel point la température est clémente. James m'explique qu'il lui arrive fréquemment de tondre sa pelouse en avant-midi et d'aller skier en après-midi. Wow! Le premier d'une longue série de cette onzième journée d'une aventure incroyable.

À mon arrivée à la salle de briefing, je me suis fait initialement assigner une fois de plus à Entry. J'ai refusé en disant que j'y avais déjà passé plusieurs quarts et que je voulais voir de l'action. "Well... what about Free 20 then?". Wow! Le 2e de la journée. Je me retrouve donc pour la première fois dans le stade de ski acrobatique pour un événement. Ce soir, les hommes se qualifient pour le saut acrobatique. Nous attendons 5 000 spectateurs assis et près de 4 000 debout.

L'équipe du parcours prépare la zone d'atterrissage, essentielle au bien-être des flying men. En saut acrobatique, les athlètes doivent annoncer leur saut à l'avance. Ils descendent la pente à une vitesse d'environ 64 km/h, s'engagent sur la rampe et hop, ils décollent à près de 10-15 mètres dans les airs. À chaque fois qu'un gars s'élance, j'ai l'impression que la foule retient son souffle.

Est-ce que les médias parlent encore du manque de français de la cérémonie d'ouverture? Ont-ils mentionné que tous les commentaires sur les sites de compétition se font en français et en anglais? Ici, à Cypress, je trouve les commentateurs impeccables! Parlant de français, voici le troisième Wow de la journée.

Mon chef d'équipe vient me chercher en bas pour effectuer la rotation avec un autre membre de Free 20. Dans le haut des escaliers, je croise trois secouristes. Tous portent un macaron BONJOUR. L'un d'eux remarque le mien et me demande: "Tu viens de où?" "De Richelieu, en Montérégie." Le patrouilleur (c'est ce que dit son accréditation) se retourne vers un des deux autres: "Eille, Tim, t'as entendu ça? Il est de Richelieu!". Quand je dis Richelieu, la majeure partie des gens répondent: "Ah! Oui, je connais. St-Jean-sur-Richelieu." Le Tim en question s'avance vers moi. Je lui dit: "Tu viens de Saint-Jean ou du Richelieu - Richelieu, le seul et unique?" C'est là que je tombe presque sur le derrière ... "De Richelieu, sur la rue Barré, en face du NAPA". J'ai peine à le croire. Il y a un statisticien dans la salle? Quel est le pourcentage de chance que deux gars qui ne se connaissent pas du tout, qui résident dans une municipalité rurale d'environ 5 400 âmes se rencontrent à près de 5 000 km de chez eux? Tim habite à 1.6 km de chez moi, dans la rue d'une prof de l'école primaire de Richelieu.

Tim est patrouilleur à Jay Peak, au Vermont. Il me donne une carte des pistes et une épinglette. Il n'avait jamais vu les articles à mon propos dans le Journal de Chambly. C'est ça les Jeux: des rencontres humaines, des histoires qui se tissent à coup de sourires et de questions posées.

Enfin, le quatrième Wow. Je suis à gauche dans l'autobus, près de la fenêtre. Un homme s'avance dans l'allée. Je reconnais Claude, qui travaille dans l'équipe du transport. Claude Asselin. De RONA. Un homme extrêmement sympathique, jovial, qui réside à Lavaltrie. Son hebdo local l'a rencontré. Dans le cadre de ses fonctions au transport, Claude a croisé plusieurs grands de ce monde, entre autres le Prince Albert II de Monaco. Il me montre avec une grande fierté la photo prise en compagnie du prince.

Ma soirée se termine dans la 228, remplie à pleine capacité de gens revenant du centre-ville. Deux semaines avant les Jeux, les médias écrivaient que Vancouver ne vibrait pas du tout pour les Jeux. Cette époque est révolue! Des drapeaux canadiens flottent sur les maisons. Vous vous souvenez de la folie des drapeaux du Canadiens sur les autos, au printemps 2009? Ici, l'unifolié décore des dizaines de véhicules. Sans compter les ventes phénoménales de vêtements aux couleurs du Canada. Après une semaine de Jeux, ils ont dépassé leurs objectifs de vente!

Dans le bus, une famille. La photo parle d'elle-même. Ils étaient à ma montagne pour les sauts acrobatiques. Tous les enfants dorment! Je leur ai laissé ma carte en leur disant de m'écrire.

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