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21 décembre 2014

Championnat du monde de hockey junior 2015

J’écris ces mots dans une chambre d’hôtel à Peterborough, en Ontario. Une fois de plus, j’ai l’impression de vivre un rêve éveillé. 2014 passera à l’histoire comme une année charnière dans ma vie. Celle où j’ai constaté avec force que celle-ci consiste à découvrir le monde et les humains qui le rendent si spécial.

Imaginez la scène. Un Québécois francophone qui se retrouve dans l’environnement d’une des dix meilleures équipes de hockey junior au monde. Je viens de passer la soirée avec le  personnel de l'équipe. Mon équipe, oui, mon, est constituée d’humains. Ces Slovaques ressemblent en tout point à ces Québécois, Canadiens ou Russes que je connais. Ils sourient, se fâchent, se retrouvent loin de leurs familles. Ils sont ici pour vivre leur passion du hockey. Les lecteurs réguliers de mon blogue reconnaitront ici ma thématique favorite. Sur cette terre, nous sommes tous égaux, peu importe notre langue, notre religion et nos pensées politiques.

Plus de 80% de la conversation se passe en slovaque. Assis sur le divan, une bière en main, j'ai écouté. Le non-verbal, les éclats de rire, certaines expressions m’ont permis de décoder l’essentiel des discussions. Peu à peu, grâce à une écoute attentive, je me suis senti accepté par les boys de Team Slovakia.

Après 72 heures, je constate que je suis un fan fini de hockey et que j’en connais pas mal plus que je n’ose le croire. « Fais-toi confiance » mentionnait l’une de mes profs l’automne dernier. J’échange mes observations du hockey mineur québécois avec celles des slovaques.

Physiquement, je suis loin de ma famille. Pourtant, j’en parle tout le temps ici. Parce que c’est ce qui nous relie tous, notre famille. Je suis fier de ma fille Roselyne, fier de mes garçons Félix et Mathieu. Et nous sommes fiers de nos blondes, qui comprennent notre besoin de vivre notre passion du sport et de la découverte de l’humain.

Ici, à Peterborough, je me sens un peu comme le dixième papa de ces jeunes hockeyeurs âgés de 19 à 20 ans. Je les observe et je vois l’équipe Junior AA de Mathieu.

À chaque instant, de 6 h 45 à 23 h, je vis un rêve. Mon rôle consiste à faciliter le séjour de mon équipe en terre canadienne. Je vois à ce que tous ces milliers de détails passent inaperçu. L’équipe est ici pour une chose : apprendre et s’améliorer. Et qui sait, causer une surprise dans un groupe fort compétitif (Canada, USA, Suède et Allemagne).

Ce soir, la Suisse nous rend visite. J’assisterai le responsable de la captation vidéo pendant le match. Wow !

12 décembre 2014

Orléans Express : voyage dans le temps

Il neige. Je roule, détendu, sur l’autoroute 20, en direction de Québec. J’observe les conducteurs de poids lourds lorsque je les dépasse. Je suis passager, à bord d’un autocar Orléans Express, fabriqué au Québec par la compagnie Prévost. Ma dernière présence sur Orléans Express remonte à l’automne 1992, alors que je travaillais au Centre de commerce mondial, à Beauport. Je ne peux empêcher les souvenirs de monter, tout comme les larmes.

Mes parents ont vécu la venue de la télé noir et blanc, puis couleur. Ils ont vu la Révolution tranquille modifier les bases de la société québécoise. J’ai eu le privilège de vivre la révolution informatique et internet aux premières loges.

J’ai quitté Québec en août 1988, pour m’établir dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal, à quelques milliers de pas de HEC. Le premier automne, une fois l’euphorie d’être enfin seul dans la métropole avec mon coloc et grand ami Hervé, loin des parents et des contraintes familiales, l’ennui m’a pris. Je me rendais alors à la Gare Centrale, prenait le bus et me rendait à Place Laurier, à Ste-Foy. Papa venait m’y chercher. Le dimanche, je faisais le chemin inverse. Je lisais, faisais mes devoirs ou dormais, en écoutant de la musique sur mon Walkman Sony. Je trainais plusieurs cassettes dans mon sac à dos. Des enregistrements de palmarès radio, des vinyles achetés ou prêtés par des amis me tenaient compagnie.

C’est fou la progression technologique depuis l’époque où j’arpentais la 20 entre ville natale et adoptive. Le MacBook Air est branché dans la prise située dans le siège devant moi. Dans mes oreilles, le dernier U2, Songs of Innocence, joue à partir d’iTunes. J’ai accès au WiFi et pourrai publier ce billet avant mon arrivée. Les arbres sont recouverts de neige. La dame aux cheveux argentés devant moi lit « La promesse », de Michèle Ouimet, sur son iPad. Je me demande si mon père s’en serait procuré un. Maman ne voulait rien savoir des ordinateurs.

Souvenirs et larmes. Parce que je rencontre Benoit Lepage, courtier immobilier chez Via Capitale Sélect, afin de signer le contrat de courtage. Après les Laflamme dans les années 60-70, les Fortin de 1977 à 2014, la maison de mon enfance passera à d’autres. Je souhaite qu’elle soit habitée par une jeune famille. Les enfants feront comme Véro et moi et monteront la rue du Château pour aller à l’école primaire ou au parc St-Benoit.

Souvenirs et larmes parce qu’après cette signature, je me rends chez Germain Chevrolet, à Saint-Raymond, afin de faire installer les pneus d’hiver sur la Cobalt rouge de mes parents. Je ramène ensuite l’auto à Richelieu. Elle ne verra plus la côte de Cap-Rouge tous les après-midi ni le fleuve qui coule en face du centre nautique. Elle roulera en Montérégie et sur l’Ile de Montréal, surtout aux mains de Roselyne.

Il me semble bien loin, ce temps de l’insouciance enfantine où tout est possible, avec un peu d’imagination. Le marché immobilier ralentit, la maison ne devrait pas se vendre en claquant des doigts. J’ai encore un peu de temps pour apprivoiser l’idée que bientôt, nous n’aurons plus de pied à terre à Québec.

Le cycle de la vie poursuit son inexorable chemin.

8 décembre 2014

Six journées à vivre le rêve éveillé

Lorsque j’étais à Sotchi, en février dernier, je me suis envoyé une lettre du pavillon Volkswagen. Je faisais preuve d’audace en l’adressant à l’ « auteur et conférencier Christian Fortin ». Il y a une quinzaine de jours, en l’espace de 48 heures, je l’ai vécu, cette vie d’auteur et de conférencier. Mes rêves les plus fous se concrétisent peu à peu.


En ce jeune mercredi 19 novembre, je peste contre le trafic, sur l’autoroute Bonaventure. Satanée congestion routière des grandes villes ! Quelques minutes plus tard, je prends possession de mon accréditation. Je la montre avec fierté aux agents de sécurité à l’entrée. Celle où tous passent pour monter ensuite dans le hall principal de Place Bonaventure. 8 h 45. Le Salon du livre ouvre ses portes dans 15 minutes. Le calme règne dans les allées. Les lieux m’appartiennent. Des milliers de livres attendent preneur.

J’y suis. Installé derrière une table, plume noire prête à dédicacer ce fameux livre qui, tel un miracle, a vu le jour en moins de trois mois, au printemps. Je ressens une immense fierté. Je me revois passer dans l’allée, vingt ans auparavant, m’imaginant là, auteur.

Et demain, je rencontre des jeunes dans une polyvalente. En tant que conférencier rémunéré. Pas n’importe où. À Québec. À l’école secondaire de Rochebelle, près de l’aréna et de la bibliothèque municipale, deux des points d’ancrage de ma jeunesse. La vie me lance un message très fort.

À 11 heures, je sonne à la porte de ma tante Yvette, à Lauzon. À l’été 2013, je lui avais rendu visite en vélo, comme mon père le faisait. Je n’ai guère de souvenirs de cette visite dans le quartier natal de papa, parce que les larmes coulaient à flots. Pas cette fois-ci. Je passe devant la maison de grand-papa Arthur, descends sur la grève Joliette, observe le fleuve, le Château Frontenac et l’ile d’Orléans, la joie au cœur.


J’insère la clé USB dans le PC de la classe de Marc, enseignant d’anglais en secondaire 1. Les élèves entrent, surpris par l’uniforme russe ultra coloré. Je ne verrai pas les soixante-quinze minutes suivantes passer. Je nage en plein bonheur. Les jeunes s’agitent, la cloche sonne. Je distribue des signets, ramasse le matériel et me dirige dans la deuxième classe.

« Auriez-vous visité Boston par hasard, en juin dernier? » « Comment avez-vous fait pour deviner? » « Facile. Quatre d’entre vous portent des cotons ouatés Harvard. Ma fille Roselyne, étudiante en secondaire 5, en avait un elle aussi à son retour de Boston. Quelles sont vos impressions de cette ville? » Ainsi débute mon animation en secondaire 2. Nouvelle période de joie à discuter avec des jeunes ouverts sur le monde.

Tout en parlant, je « m’observe », prends des notes mentales sur certaines améliorations à apporter à ma présentation, à la façon de poser les questions, à celle de répondre aux interrogations. Je quitte Québec, retrouve Place Bonaventure pendant quatre journées.

De ma table, dans le stand 652, j’observe, en diagonale à gauche, Robert Soulières, écrivain et éditeur. En face, chez Alire, Patrick Senécal dédicace les livres de la série Malphas. Le dimanche, j’aperçois Dany Laferrière, seul à une table. Je cours y faire dédicacer « L’Odeur du café ». Plusieurs amis me rendent visite. Nathalie et les enfants, accompagnés de ma belle-sœur Andrée, passent au stand. Roselyne me demande une dédicace. Leur présence me touche beaucoup.



Je conclus en répondant à deux des questions les plus souvent posées. Comment te sens-tu ? Merveilleusement bien, en train de vivre un rêve éveillé. Est-ce rentable de faire un Salon du livre ? Du strict point de vue de la vente de livre, non. J’en ai vendu huit exemplaires. Du point de vue humain, oui. J’ai rencontré des libraires, des bibliothécaires, des étudiants et anciennes enseignantes. J’ai pu développer mon « pitch de vente ».

En 2015, ce sera ça mon défi : promouvoir les conférences dans les écoles secondaires et les bibliothèques.

14 novembre 2014

Un grand jour

Il y a cinq ans, je publiais le premier billet sur ce blogue. Je venais d’être sélectionné en tant que bénévole pour les Jeux olympiques de Vancouver et je voulais raconter mon expérience. Jusqu’à ce samedi 14 novembre 2009, j’avais plutôt tendance à conserver mes écrits dans un tiroir. Ou encore, ils prenaient la forme de travaux universitaires, remis à des professeurs en échange d’une note et de commentaires.

Secrètement, lorsque je me trouvais à Vancouver, je me suis à caresser le rêve fou que ces billets pourraient un jour se transformer en livre. Et si tous ces mots qui, à force d’écrire, coulaient de mieux en mieux, se joignaient pour transformer la chenille en papillon ?

Le résultat est éloquent. 413 billets, tout près de 75 000 pages vues en soixante mois. Et un livre.

Presque chaque automne, depuis mon arrivée à Montréal en 1988, je visite le Salon du livre de Montréal. En m’y imaginant, installé à une table, en train de dédicacer mon œuvre.

La 37e édition débute mercredi prochain, le 19 novembre. J’y serai tous les jours, au stand 652, en compagnie des auteurs de la maison Éditions Véritas Québec.

De 9 h à 21 h, vous me verrez avec un immense sourire et des yeux brillants. L’enfant en moi se retrouvera devant le plus merveilleux arbre de Noël du monde : des tonnes de livres.

J’ai hâte de vous y voir !

12 novembre 2014

C'est beau la vie

Cinq heures du matin. Le lendemain du jour du souvenir. Tasse de café et MacBook Air. Le clic clic des touches du clavier. J’effectue un retour en ligne, terrorisé à l’idée de publier un nouveau billet. La page blanche m’appelle pourtant depuis plusieurs semaines. J’ai été incapable de sortir des phrases qui faisaient du sens. J’ai donc jeté la serviette.

La clarté qui illuminait mon cœur et mon esprit, le 11 novembre 2013 (lire le billet), me semblait disparue à nouveau. À quoi devais-je cette noirceur ? Au décès de maman en juillet dernier ? À cet immense rush d’adrénaline lié à la rédaction, révision et prise de possession du Journal d’un passionné, le tout en 90 jours ?

LE rêve de vie qui m’a allumé pendant plusieurs décennies se retrouve en librairie, dans des bibliothèques municipales. Oui, ma poitrine se gonfle d’une immense fierté face à cette constatation. Mais encore. Dans les livres, ils nous disent que nous atteindrons la plénitude, une fois ces fameux rêves de vie réalisés. Permettez-moi d’en douter.

Lorsque j’ai franchi le cap de la quarantaine, il y a déjà six années de cela, je suis entré de plein fouet, sans le savoir, dans la crise du mitan. Je pensais que cette nouvelle urgence de concrétiser les rêves d’enfance provenait du décès subit, aux mains du cancer, d’une personne proche dont le sourire brillait toujours. Je me suis lancé.

J’ai posé ma candidature pour les Jeux olympiques de Vancouver. J’ai débuté mes cours de pilotage et obtenu mes ailes un an plus tard. J’ai négocié une convention collective avec succès, en un temps record. J’ai vécu trois semaines dans les montagnes, me suis laissé bercer par l’odeur enivrante des embruns marins. J’ai remis ça en Russie, mer et montagne à nouveau. J’ai poursuivi ma découverte du monde. Ainsi que cet autre rêve datant de 1996 : obtenir une maîtrise et enseigner.

Ce faisant, j’ai inspiré des dizaines de gens à croire en eux et à faire des petits pas. Bizarre donc qu’après avoir accompli tous ces rêves, je me sente habité par le doute.

Il m’en reste pourtant au minimum trois à réaliser, de ces grands rêves de vie : rouler en Harley Davidson sur les petites routes de campagne, voguer à la barre de mon voilier et, du Québec à l’Alaska, de Vancouver à Key West, accompagné de Nathalie, découvrir l’Amérique profonde, au rythme lent d’un petit véhicule récréatif.

Vais-je ressentir un vide, lorsque j’aurai accompli ces trois rêves ? Peut-être pas. Parce qu’ils sont lié à mon besoin viscéral de découvrir des gens et des lieux. Je ne peux me contenter du Richelieu. J’ai besoin de sentir l’air salin sur ma peau, de respirer l’air vif et frais des montagnes.

La mer, la voile. J’ai découvert une analogie pour visualiser ma situation actuelle. Je viens de traverser la tempête du siècle et au pire de celle-ci, le mat du voilier s’est brisé. Je me retrouve donc à l’ancre, dans une petite baie des Caraïbes, à attendre la venue de ce nouveau mat. Entretemps, j’effectue des menus travaux ici et là, j’étale les cartes marines sur le pont et planifie mes prochaines destinations. Bientôt, je reprendrai la mer. Pour découvrir de nouveaux horizons.

Le 24 octobre, lors d’un cours à l’Université de Sherbrooke, le titre d’un livre « Trouver la force d’oser », a attiré mon attention. Je l’ai saisi. Et découvert cette citation, en introduction :

Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.
C'est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.
Nous nous posons la question...
« Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? »
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?

Ce texte a été écrit par l’écrivaine américaine Marianne Williamson, en 1992. Nelson Mandela, lors de son discours d’investiture à la présidence de l’Afrique du Sud, l’a cité, le rendant célèbre.

Et si elle était là, ma terreur ? La peur de laisser pointer ma lumière ? La peur de servir de phare pour les autres ? La vivez-vous, vous aussi, cette peur viscérale ? Comment l’abordez-vous ?

Dans deux jours, ce blogue célèbrera ses cinq années. La semaine prochaine, je serai en séance de dédicaces au Salon du livre de Montréal. Jeudi le 20 novembre, je prononce la première conférence liée au Journal d’un passionné, dans une école secondaire de Québec. J’en ai une autre confirmée pour avril 2015, dans une bibliothèque municipale en Montérégie.

« Elle est pas belle la vie, Christian ? », me lançait régulièrement Guillaume, après des manœuvres aériennes réussies, au commande d’un Cessna 172. « Oui, Guillaume, elle est belle et lumineuse, la vie ».

À dans deux jours.

11 octobre 2014

Maman, dis-moi, que pensent les gens de mon livre, au paradis ?

Il y a un peu plus de trois mois, le vendredi 4 juillet, la responsable de l’expédition à l’Imprimerie Marquis Gagné à Louiseville me remettait 300 exemplaires du « Journal d’un passionné ». Écoutant mon intuition, je prenais aussitôt la route de Québec pour aller offrir à ma mère le premier exemplaire. Qu’elle m’a d’ailleurs payé, refusant le cadeau. « Tu as travaillé assez fort pour réaliser ce rêve, il vaut 25$, voici l’argent. » Ce fut ma dernière rencontre avec elle. Deux semaines plus tard, elle décédait.

Où en suis-je rendu ? Je ne sais pas. Pourtant, le notaire de mes parents semble le savoir, lui. Sur la procuration m’autorisant à agir en tant que liquidateur testamentaire au nom de Véronique, il a inscrit auteur. Alors dites-moi, pourquoi suis-je toujours si loin de mon carnet Moleskine noir et du MacBook Air et ? Est-il normal de ne plus avoir le goût d’écrire ?

Jeudi matin, j’ai été livrer trois exemplaires à des collègues de la CIGM. J’y ai croisé des courtiers immobiliers que je connais bien. Dans leurs yeux, j’ai vu la flamme qui brillait à l’écoute de mon étonnant parcours de vie, fait de hauts et de bas. Nathalie, à la réception, me disait que mon histoire l’avait beaucoup touchée. Elle a eu la gentillesse de me donner les coordonnées de la directrice de l’école secondaire de sa fille. Parce qu’à la suite d’auteur, je veux ajouter conférencier.

Ils en pensent quoi, au paradis, de mon livre ? Maman, je rédige ce billet dans la salle-à-manger. À gauche, sur le buffet, trône le voilier en bois qui était chez Yvonne et Ben. À gauche, le fauteuil qui était dans la chambre de Cécile devenue salle de lecture, rue Colonel Jones. Devant, une boîte métallique sur laquelle il y a un pêcheur. Ce dernier me fait penser à la Gaspésie et à Ovina. Je fais appel à vous, parents et amis disparus. Envoyez des ondes positives aux quatre coins du Québec. Faites rayonner mes écrits. Éclairez-moi de votre lumière, j’en ai besoin cet automne.


Mercredi, ma belle-sœur Andrée, qui travaille à la bibliothèque municipale de La Prairie, m’a montré l’exemplaire tout neuf du Journal d’un passionné, prêt à se retrouver dans les chaumières de cette ville située près du fleuve, en face de Montréal. Je l’ai dédicacée pour les lectrices et lecteurs. Le printemps prochain, j’y serai conférencier invité.


Jeudi, à la Grande Bibliothèque, à Montréal, j’ai vu où mon livre reposerait. Il sera au 3e niveau, celui qui contient les livres d’histoire, de sciences humaines et sociales. Classé comme biographie dans la section cinéma, scène et sports. Pour le moment, il est dans la section Nouveautés. Il est prêté et même déjà réservé par un second lecteur.

Pour moi, l’enfant des livres qui a vécu toute sa vie à leur contact, la concrétisation du rêve c’est cela. Me retrouver sur un rayon de bibliothèque, silencieux, à observer les gens passer devant moi. Et tenter, par tous les moyens, d’attirer leur attention sur ma petite voix intérieure.

Amies lectrices, amis lecteurs, j’ai aussi besoin de votre aide. Achetez votre exemplaire. Faites-le acheter à votre bibliothèque municipale ou à celle de l’école secondaire de votre localité, afin que les jeunes puissent y avoir accès.

Maman, papa c’est le weekend de l’Action de grâce. Je vous remercie de m’avoir donné le goût de la lecture, ainsi que la résilience face aux coups durs de la vie. Depuis que j’ai compris que j’avais tout avantage à ouvrir mon jardin intérieur aux autres, je me porte mieux.

Merci la vie de me rappeler combien tu es belle.

30 septembre 2014

Salon du livre du Saguenay

Depuis le milieu des années 90, lorsque je visite un Salon du livre, je me prends à observer les auteurs, assis derrière une table haute. Certaines, les « vedettes » du monde littéraire, tels les Marie Laberge, Patrick Senécal ou encore India Desjardins, ne peuvent guère souffler, tant la file s’étire pour obtenir une dédicace. Pour d’autres, l’attente semble longue, en l’absence de lecteurs intéressés par leur œuvre. Dans tous ces salons, je rêvais en secret à ce jour où, moi aussi, serais installé derrière une table, à dédicacer mes livres. Le weekend dernier, j’ai vécu la vision, en vivant de près la cinquantième édition du Salon du livre du Saguenay. Comment se sent-on, dans une telle première ?

Très humble. Voire même petit.

Pourtant, je connais comme le fond de ma poche le monde des foires commerciales. Lorsque j’occupais des postes en marketing chez Venmar et chez Gladu, j’ai participé à des dizaines de foires commerciales, aux quatre coins de l’Amérique. Je sais que les journées sont longues, qu’il faut tendre la perche aux visiteurs afin de les attirer à l’intérieur de notre espace.

À mon arrivée au centre de congrès du Delta Saguenay, samedi matin, la première chose que j’ai vue fut la remorque de Media Systems. Le passé me faisait un clin d’œil. Media Systems est une PME de Saint-Jean-sur-Richelieu, fondée par Claude Perreault. Ils étaient mon fournisseur lorsque j’étais chez Gladu. J’ai d’ailleurs rédigé un billet lors de leur quinzième anniversaire. Media Systems installe les stands lors des salons du livre.

Je découvre celui des Éditions Véritas Québec. Je suis le premier arrivé. Mes réflexes du passé prennent le dessus : le tapis est-il propre ? Y a-t-il une poubelle à vider ? Les produits sont-ils bien présentés ? Y a-t-il du rangement à faire ? Marie, l’éditrice, fait son entrée, me ramenant à la réalité. « Bon matin. Tu as fait bonne route ? Tu t’installeras à cette table. Voyons voir. Quel autre livre pourrions-nous mettre en co-vedette avec le Journal d’un passionné ? Tiens, celui-ci sera parfait. »


Je dépose mon accréditation de Sotchi devant moi. La mascotte ours polaire la rejoint. 9 h 55. Le Salon ouvre ses portes à 10 h. À l’extérieur, l’air sec se réchauffe. Le mercure grimpera jusqu’à vingt-cinq degrés Celsius, sous un magnifique ciel bleu sans nuages. Quelle sera l’affluence ? Nul ne le sait. J’effectue un premier quart de deux heures, avant de céder ma place à un autre auteur entre midi et 15 h. Je visite le Salon. La panique s’empare de moi. MON livre n’est pas le seul ici ! Il y en a des centaines, ainsi que des dizaines d’auteurs, tous en quête d’un lecteur. Ouf. Elle vient de cette constatation, cette sensation d’humilité et de petitesse que je ressens.

Je vais m’aérer le cerveau sur les rives de la Rivière-au-Sable, au centre-ville de Jonquière. J’en profite pour manger et dormir une heure dans mon auto. J’entreprends mon second quart avec plus d’entrain. Une jeune fille, accompagnée de sa mère et de son frère, s’arrête devant moi. Mon livre semble l’intéresser. « Nous amorçons notre tournée. Nous bouquinons et ferons notre choix à la toute fin. » Une lectrice perdue, me dis-je. Un ami d’université, Marc André Ouellet, passe me voir. Il était membre d’AIESEC Chicoutimi, lorsque Nathalie et moi étions dans AIESEC HEC. Nous avons eu beaucoup de plaisirs à participer, en tant qu’étudiants, au concours de sculptures de Jonquière en neige. Je casse la glace et dédicace mon premier exemplaire dans un salon du livre.

La jeune fille revient. Elle a choisi mon livre ! Elle se nomme Léa et est en secondaire 2, à Normandin. La petite voix, en dedans de moi, se dit wow. Je me demande si elle poussera la curiosité jusqu’ici. Si tel est le cas, je te souhaite une super année scolaire Léa. Merci de ta confiance.

Je vendrai un troisième exemplaire dimanche, à Johanne, une grande sportive qui s’intéresse aux histoires vraies. Trois ventes donc. Pas de quoi se pavaner me direz-vous. Peut-être. Sachez que je ressors grandi de cette première expérience en tant qu’auteur. Ma vie, un petit pas à la fois, m’a emmené jusqu’ici. J’effleure à peine ce nouvel univers du livre qui m’inspire tant. Même si j’ai 46 ans, je me sens à nouveau comme ces bébés dans les poussettes : tout est à découvrir. Je ne sais pas marcher, je ne peux que sourire et ouvrir grands mes yeux et mes oreilles. Qui sait, ces porteurs de mes signets iront peut-être se procurer le Journal d’un passionné chez leur libraire ?

Et puisque le hasard n’existe pas, la vie a mis sur ma route, ce weekend, des gens extraordinaires. Tout d’abord, Martine Bastien, directrice générale de la Fondation Asselin du Cégep de Jonquière. Avec elle, j’ai jasé de bénévoles, lui partageant mon rêve de devenir coach et consultant dans ce domaine.

D’ailleurs, parlant de bénévoles, je m’en voudrais de ne pas souligner le magnifique travail de l’équipe de bénévoles souriants. Tout au long du Salon, ils nous ont ravitaillés en eau. Merci à vous. Merci à ces jeunes qui s’impliquent.

En terminant, je vous parle d’une bénévole émérite, Antonia Lapierre-Devost, une toute petite dame d’à peine 84 ans. Imaginez : elle est bénévole au Salon du livre de Saguenay depuis le jour un ! Originaire des Iles-de-la-Madeleine, ayant passé sa vie entre le Saguenay et les Iles, elle m’a raconté sa vie en quelques minutes. Nous avons échangé nos livres. Avant de se dire au revoir, elle m’a invité à aller me bercer avec elle sur sa galerie, à Bassin.

Je quitte Saguenay satisfait, l’esprit rempli de souvenirs et de projets à réaliser.

Je vous donne rendez-vous au Centre de foires de Sherbrooke, du 17 au 19 octobre.

23 septembre 2014

Le Journal d’un passionné est lancé

Ce qui me paraissait une échéance très lointaine, au début juillet, est devenu une cause de stress grandissante au début septembre. J’allais, pour une des rares fois de ma vie, me retrouver sous les feux des projecteurs. L’attention serait tournée vers moi. Dans les vingt-cinq dernières années, j’étais plutôt celui qui agissais en coulisse, propulsant les gens sur la scène. Retour sur deux journées hautes en émotions.

Je ne voulais pas sortir du lit, en ce dimanche 14 septembre. Pourtant, le soleil brillait, invitant à aller jouer dehors. Les deux journées précédentes, je les avais passées en classe, à l’Université de Sherbrooke. Dans le cours « aspects humains des organisations », nous traitons de l’approche coaching en gestion. Le sujet me passionne, car en plus d’être auteur, conférencier et formateur, je veux coacher, afin d’aider les gens à développer leur potentiel. Vendredi après-midi, une coach exécutive de grande expérience, Louise Trudeau, nous a rendu visite pour jaser métier. Elle m’a offert un conseil : « Fais-toi confiance Christian ». Son commentaire tombait fort à propos.

Cette image en tête, je me suis extirpé des draps, me suis préparé et ai tenté de mettre la machine en marche. La sensation de zénitude qui m’habitait suite au lancement de la biographie de Georges Brossard n’est plus. Le stress me submerge.

Roselyne et Félix m’accompagnent. Ils veulent m’aider à préparer la salle. À mon arrivée, à 11 h 55, Claude Gauthier, le fondateur du CIER, est déjà là. Le serveur de La Maison Demers traiteur entre son matériel. Je retrouve mes repères de planificateur d’événements. Marie, mon éditrice et ange gardien, nous indique où placer la table de dédicaces. Félix prépare avec grand soin les pyramides de livres. Roselyne installe les affiches. 13 h. La salle est prête. Il ne manque plus que les invités. Le stress me quitte. Je retrouve la quiétude.

Vers 14 h 30, Marie prend la parole, suivie de Jad, qui me présente. Il me semble étrange d’entendre parler ainsi de moi, alors que je suis debout devant presque quarante personnes. Je raconte ensuite l’histoire de la création du Journal d’un passionné. Mon cousin Denis prends des photos. Vient ensuite l’étape des dédicaces.


Je reviens à la maison heureux de cette première. La glace est cassée.

Le deuxième lancement m’intimide un peu plus. J’y ai invité plus de 250 personnes, une cinquantaine ont confirmé leur présence. Viendront-elles toutes, malgré le traffic et les aléas des imprévus liés au travail ?

Je retrouve avec joie les Iles en ville, accompagné une fois de plus de Roselyne, Félix et Nathalie. Ma belle-sœur Andrée a fait la route et reviendra plus tôt avec les enfants. Nous accomplissons à nouveau les gestes de dimanche. Les enfants s’installent ensuite à une table pour faire leurs devoirs. Une quarantaine de personnes, des ami(e)s courtiers immobiliers, du domaine événementiel, de HEC et de l’Université de Sherbrooke m’honorent de leur présence. L’ambiance est chaleureuse. Gaspard Fauteux me présente et je prends ensuite le relais. Cette fois-ci, je suis le discours que j’ai rédigé lors de ma séance d’entraînement au Nautilus. Je m’installe ensuite à la table pour dédicacer les livres. Sarah Hamel, une ancienne collègue à la CIGM, immortalise ces moments avec sa caméra.


Ça y est. Les lancements sont effectués. Comment je me sens ? Soulagé.

Et en même temps, empreint de craintes face au futur. Est-ce que le livre se vendra en librairie ? Aurai-je du succès en tant que conférencier et coach ? La seule façon de le savoir consiste à passer à l’action. À parler du Journal d’un passionné sur toutes les tribunes.

Prochain rendez-vous avec des lecteurs : le weekend prochain, au Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

10 septembre 2014

Je lance mon livre !

Dans quatre jours, je lance officiellement mon livre, à Richelieu. Et récidiverai à Verdun dans six jours. Je suis un passionné des gens et des lieux qui font l’histoire. J’ai donc choisi, comme toile de fond de ces lancements, des lieux qui me touchent. Dimanche, je vous invite au Centre d’interprétation des énergies renouvelables (CIER) à Richelieu. Mardi, je vous invite au Resto-bistro les Iles en ville, à Verdun.


J’ai modestement contribué de façon bénévole à la mise sur pieds du CIER, de 2006 à 2009. J’étais à l’inauguration officielle, le 21 mai 2009 (lire texte ici). L’édifice, construit dans la cour de l’école primaire de Richelieu, met entre autres en vedette une serre, un toit vert, de la géothermie, une éolienne horizontale et des panneaux solaires.


Ce lieu est unique au Québec, voire dans le monde. Son fondateur, Claude Gauthier, a su rallier toute une communauté derrière sa vision folle de nouvelle cour d’école.

Le lancement se tient dimanche le 14, de 14 h à 16 h.

L’adresse : 205, 8e avenue, Richelieu, J3L 3N5.

Inscrivez-vous en ligne : www.christianfortin1.eventbrite.ca

Grâce à ma sœur Véronique, Nathalie et moi avons découvert les Iles-de-la-Madeleine au début des années 1990. Nous sommes tombés en amour avec les plages de sable blond, le vent, les falaises rouges et l’hospitalité des Madelinots. Félix, notre plus jeune, n’a guère connu d’autres vacances que celles aux Iles. Ces deux ou trois semaines annuelles passées fin juillet, début août dans le Golfe St-Laurent nous permettent de refaire le plein d’immensité. J’ai donc choisi de tenir mon lancement montréalais dans un lieu magique qui permet de vivre l’ambiance extraordinaire des Iles.


Les Iles en ville, s’est la concrétisation du rêve de Ginette Painchaud, une femme qui vous surprendra par sa belle énergie contagieuse. Pour ceux qui connaissent les Iles, le resto a un petit côté Café de la Grave. Génial.

Le lancement se tient mardi le 16, de 18 h à 20 h.

L’adresse : 5335, rue Wellington, Verdun, H4H 1N3.

Inscrivez-vous en ligne : www.christianfortin2.eventbrite.ca

Je vous attends nombreux, pour la concrétisation officielle de ce moment auquel j’ai rêvé presque toute ma vie adulte. Écrire, puis publier un livre. J’ai noirci de nombreux cahiers de note de toute sorte, lu des centaines de bouquins, certains publiés par des ami(e)s. J’ai tenté, à plusieurs reprises, de démarrer un blogue. La petite voix intérieure se mettait alors de la partie et tuait l’initiative. Jusqu’à ce que je trouve le prétexte parfait : raconter mon expérience aux Jeux olympiques de Vancouver. Je blogue depuis novembre 2009, parfois avec assiduité, parfois avec de longs silences.

Dans un recoin de mon esprit, je rêvais en silence que ces mots publiés dans le cyberespace deviendraient, un jour, un livre publié et diffusé. J’y suis. Incroyable. Encore plus incroyable est l’honneur immense que m’a fait l’entomologiste Georges Brossard, qui préface ma vie.

Hier soir, les éditions Québec Amérique lançaient la biographie de M. Brossard, écrite par Barbara Kahle. L’événement se tenait dans la grande tente blanche située derrière l’Insectarium de Montréal, fondé par Georges en 1990. J’y étais, accompagné de ma fille Roselyne. Je voulais me plonger dans l’ambiance que je vivrai la semaine prochaine, question d’apprivoiser le stress. Mot de l’éditrice, mot de l’auteure, mots de Georges. Dédicaces. Voilà. D’une belle simplicité. À mon image.

En quittant, nous avons marché dans les jardins japonais et chinois du Jardin botanique. Je n’y avais jamais mis les pieds. Wow ! Ambiance magique, zen, qui inspire le calme et rend humble face à notre présence somme toute courte sur terre. Roselyne et moi nous promettons d’y revenir à l’automne, avec le reste de la famille, pour voir les lanternes chinoises et les sentiers éclairés.

Je lance donc mon livre dans quelques jours. Est-ce bien vrai ? Bien sûr, me lancent les boîtes derrière ma chaise.

Wow ! J’ai hâte de vous en dédicacer un exemplaire !

29 août 2014

La rentrée ! Entrevue à RDI.

Je suis en train de vivre des moments charnières dans ma vie. Félix effectue son entrée au secondaire, Roselyne y débute sa dernière année et Mathieu complète son collégial. L’époque des jeunes enfants se dissipe peu à peu. Je le revis parfois par procuration, en voyant les photos publiées par mes jeunes amis qui voient leur aîné(e) partir pour la maternelle.

En ce jeune 29 septembre, tout ensoleillé, je me sens « paralysé » face à l’ampleur du défi qui m’attend cet automne : me vendre en tant qu’auteur, conférencier et formateur. Quand même incroyable. Je n’ai fait que ça, dans les 25 dernières années, rédiger des plans d’action pour promouvoir des produits ou des services. Cette fois-ci, je le fais pour moi. Mon livre, « Le journal d’un passionné de Jeux olympiques, quand le bénévolat devient un tremplin » se vendra grâce aux efforts de promotion que je mettrai. Ce sera la même chose avec les conférences tirées de celui-ci. Ressentez-vous cette peur vous aussi, à l’approche d’un grand défi ? Comment faites-vous pour la surmonter ?

Je me demande encore quelle est la raison qui explique ma propension à vouloir toujours grandir. Peut-être tout simplement parce que je suis, moi aussi, tout comme vous, un être vivant de passage sur cette terre. Et que nous sommes programmés pour croître. La pelouse est là pour le prouver !

La promotion de mon livre donc. Ne t’égare pas encore mon petit gars. Reste sur le chemin. Un pas à la fois, l’objectif en tête. Ma recette, dans les cas d’incertitude, consiste à plonger le plus rapidement possible dans l’action. Parfois, j’effectue un bref retour en arrière, pour survoler mes réalisations, relire des écrits ou encore, visionner une entrevue à la télé.

Je vous présente donc celle que j’ai effectuée à RDI, lors de la dernière émission de Louis Lemieux à la barre de RDI Matin weekend, le 20 juillet dernier (cliquez sur l'image pour démarrer le lecteur).


Depuis que j’ai pris la décision de m’ouvrir aux opportunités que me lance l’univers, j’ai l’impression que la « chance » me suit. Ceux qui réalisent leurs rêves savent toutefois qu’il ne s’agit que de la bonne vieille recette, travail, travail, travail de façon ciblée, avec enthousiasme. Écoutez bien l’entrevue de cinq minutes, vous comprendrez.

Le lendemain, grâce à cette entrevue, le distributeur des Éditions Véritas Québec, Édipresse, a commandé 500 exemplaires pour livrer en librairie. Je n’en croyais pas mes yeux en lisant le courriel de Marie, mon éditrice.

Les 14 et 16 septembre, j’effectuerai les lancements officiels. Le premier dans ma communauté, à Richelieu, et le second à Montréal. Je présenterai au grand jour la concrétisation de ce rêve qui m’habite depuis si longtemps. Une dizaine de jours plus tard, je dédicacerai pour la première fois des exemplaires, dans un salon du livre. Ce moment se produira à Jonquière. Suivront Sherbrooke en octobre et Montréal en novembre.

Dans les prochaines semaines, je pars donc promouvoir mon livre dans les librairies et des conférences auprès des bibliothèques municipales et écoles. Wow !

22 juillet 2014

Un nouvel ange veille sur moi

Salut papa ! Tu la connais, toi, la durée du déplacement ? Est-ce instantané ? Faut-il, comme pour se rendre au pays des kangourous, faire plusieurs escales, passer de longues heures assis ? Il y a un peu plus de 72 heurs que maman a entamé son voyage. Elle est peut-être arrivée ? Oui, elle est sûrement là, à tes côtés. Tu as retrouvé ta belle biche d’amour.

Tu étais un dévot de Saint-Joseph. Tu sais que le petit frère André, jeune adulte, avait un rêve fou ? Il voulait ériger, en face du Collège Notre-Dame, une chapelle dédiée à saint Joseph. Son rêve s’est réalisé, malgré les embuches. Notre magique Havre-au-Ruisseau est situé à quelques kilomètres du lieu de naissance du frère André, au Mont-St-Grégoire, en Montérégie. Dans les dernières années, j’ai souvent été le voir, en vélo. Je cherchais auprès de lui réconfort et espérance. Mon livre débute d’ailleurs avec une anecdote à ce sujet. Je te le confirme, le Saint Frère André accompli des miracles. Le dernier en ligne ? Te remettre le premier exemplaire dédicacée du « Journal d’un passionné de jeux olympiques : quand le bénévolat devient un tremplin », livrée par maman elle-même.

Denise, la seule et unique Denise, a accompagné maman vendredi dernier. Ce qui ne devait être qu’une visite de routine s’est transformé. Tes deux belles docteures favorites, Véro et Nathalie, ont veillé sur maman dans ses derniers instants. Elle qui avait en horreur les hôpitaux et les opérations est partie comme elle le rêvait : sans souffrance, tout doucement.

Pendant ce temps (rien ne laissait présager de cette fin abrupte), je faisais un Benoit de moi-même, professionnel et dévoué jusqu’au bout. Je rencontrais, en compagnie de mes étudiants de Zoom Académie, un couple d’artistes merveilleux, les oiseaux du paradis. Tiens, jette un coup d’œil à leur magnifique prestation :


Dans deux jours, mes douze élèves en organisation d’événements présentent une soirée de levée de fonds au profit de la Fondation Rêves d’enfants. Ils peinent à comprendre, dans les circonstances actuelles, que je tienne à être à leur côté malgré la douleur. Bien des gens ne le comprennent d’ailleurs pas.

Leur soirée se nomme Miravella. Comme dans merveille, émerveillement. N’est-ce pas ce que toi, maman, Jackie, JP, Annette, Ben et Yvonne m’avez appris ? M’émerveiller et rêver devant tout ? Conserver éternellement mon esprit enfantin ? Cet enthousiasme que je dégage, qui inspire les gens ?

Samedi après-midi, en faisant du ménage dans les tiroirs de maman, nous avons découvert une lettre que tu m’as adressée et postée … le 21 octobre 1968 ! Dans celle-ci, écrite à La Sarre en Abitibi, tu me transmettais tout ton amour et ton admiration pour moi, ton premier enfant. Tu me confiais maman, pendant les dix jours de ton voyage d’affaires au pays de l’or. Je n’en revenais pas ! Tu possédais un immense talent pour manier les mots ! Tu n’étais pas que comptable, tu étais un poète romantique ! Incroyable.

Toute ta vie, malgré les épreuves que tu as traversées, tu as protégé et pris soin de maman. Tu as vu en elle la lumière, et non la fragilité qui l’habitait. J’espère, petit papa d’amour, que j’ai été à la hauteur de tes attentes au cours des quinze derniers mois. Nathalie s’est faite l’oreille attentive de maman, Véro l’a appelé presque tous les jours. Je pansais mes blessures en tentant de retrouver la voie. Il faut croire que j’y suis arrivé, car le « Journal d’un passionné » voit le jour. Je l’ai même présenté en direct à RDI. Le jour où l’animateur, Louis Lemieux, prenait sa retraite de Radio-Canada, après 37 années de service ! En voici un autre, un des miracles du Saint Frère André.

Avais-je un sentiment prémonitoire, le vendredi 4 juillet ? À ma sortie de l’imprimerie Gagné, à Louiseville, j’ai hésité lorsque je suis arrivé à l’entrée de l’autoroute 40. « À droite vers Repentigny puis le Tunnel Lafontaine ? À gauche vers Québec, via le chemin du Roy à partir de Champlain ? »

Toutes mes fibres ont crié Québec. J’ai roulé le long du fleuve, sur cette belle route que nous avons arpenté si souvent dans mon enfance. Celle où tu allais faire des ballades en vélo. Je me suis retrouvé au beau milieu du fleuve, au bout du quai de Portneuf. Que de souvenirs !

J’ai remis mon premier livre, encore tout chaud, dans les mains de maman. J’ai lu une immense fierté dans ses yeux. Elle a touché les anneaux embossés. L’avide lectrice tenait enfin la création tant rêvée de sa propre création. Elle l’a feuilleté, a lu ces mots : « À mes parents, à ma famille » et vu ensuite cette photo, prise la journée des funérailles de Jean-Paul, en mars 2012. Les larmes se sont mises à couler. Elle s’est jetée dans mes bras. Nous nous sommes ressaisis, avons continué la conversation et sommes allés souper au restaurant Saint-Germain. Quand je l’ai quittée, ce vendredi 4 juillet, je ne pensais pas du tout que je venais de lui dire adieu…


Ma petite maman d’amour, j’ai hérité de ta grande fragilité et de ton immense sensibilité. En même temps, comme l’univers fait bien les choses, j’ai hérité de la force et de l’altruisme sans fonds de papa. Je jumelle les deux en maniant les mots et en rêvant des rêves fous, en inspirant les gens.

Maman, s’il te plaît, tu remettrais « Le journal d’un passionné » à papa ? Assure-toi ensuite de le passer à toute la gang, en incluant mes amis qui sont dans votre coin ?

Merci pour la vie, pour l’émerveillement. Tu es la première nommée dans mon livre et l’avant-dernière (dans les remerciements) :
Merci infiniment à ma mère. Elle m’a appris, par sa façon d’être avec les gens, l’importance de la gentillesse et du sourire. Ayant toujours su s’entourer d’un réseau d’entraide, n’ayant pas peur de poser des questions, elle m’a montré la résilience et l’art de vivre en état de gratitude.
Tu avais ton Benoit, un roc solide qui te protégeais dans les tempêtes. J’ai ma Nathalie. La 2e femme de ma vie :
Merci infiniment à Nathalie, qui m’accepte tel que je suis depuis notre premier baiser à Amos, en 1990. Ma soif de découverte du monde ne pourrait s’assouvir sans son indéfectible soutien. Elle donne sans compter et mériterait une médaille pour son implication bénévole exemplaire. Je lui dois tout.
Tu avais ton petit loup et ta loutre, j’ai Matéo, Roe et Filou. Mes trois lumières dont je suis fier au plus haut point.



Merci maman. Merci papa. Je vous aime. On se revoit dans une cinquantaine d’année.


J’ai encore plein de pays, de gens et de cultures à découvrir. De livres à écrire. De conférences à donner.

Votre ti-loup.

20 juillet 2014

Déployer ses ailes et prendre son envol !

Je quitte la maison dans quelques minutes. J'emprunterai l'autoroute 10 et me dirigerai vers le pont Champlain, puis le centre-ville. Destination la maison de Radio-Canada, où je rencontre, en entrevue en direct à RDI, Louis Lemieux. J'ai eu l'immense privilège de le rencontrer le 26 décembre 2013 et le 15 mars 2014, pour discuter de mon expérience de bénévole à Vancouver et Sotchi.

Le 15 mars, je lui avais promis de revenir le voir à l'automne, avec mon livre. Ce rêve caressé depuis si longtemps se concrétise. Je ne cesse de répéter à qui veut bien l’entendre, depuis 1984, que je serai un auteur publié. J’y pense depuis si longtemps qu’entre la rencontre initiale avec l’éditrice et le livre frais dans mes mains, quatre-vingt dix jours se seront écoulés. Incroyable.


De quoi parle mon livre ? Quoi de mieux que de vous offrir le texte du couvert arrière, le C4 ?
Quand le bénévolat devient un tremplin
Entre un projet et sa réalisation, il y a d’abord un premier pas. S’il n’est jamais posé, ce rêve ou ce talent deviendra un saboteur passif. C’est souvent à travers le bénévolat que la première porte s’ouvre. Alors, toute la société voit poindre des hommes et des femmes plus grands que les modestes gestes qu’ils posent; des champions !

Pour un jeune timide comme l’était Christian, c’est une discussion avec un ami, additionnée à un peu de curiosité, qui l’a conduit à une réunion, puis à s’impliquer et s’envoler vers des jeunes issus de différentes cultures, pour enfin se retrouver aux Jeux olympiques comme bénévole. Cet accomplissement est la somme de milliers de premiers pas.

Comme chacun d’entre vous, Christian possède des talents et aussi des limites, et son désir de partager ses premiers pas l’a conduit cette fois à écrire un blogue, puis à donner quelques entrevues au retour de Vancouver et de Sotchi, puis à mettre entre vos mains ce livre sans pensées magiques, du succès sans ingrédients artificiels ajoutés, à 100 % réaliste. Entre les lignes, se projette l’idée même que la première marche du podium, c’est à chacun de nous de la choisir, à son rythme, à sa mesure. Le plaisir de se sentir vivant en est l’une des récompenses.

Vous serez étonné de découvrir un parcours ordinaire et une volonté extraordinaire d’aller de l’avant, d’affronter le défi du jour, puis de sourire en attendant le prochain saut, malgré l’adversité. Ce livre est la preuve que tant de personnes cherchent pendant des années, alors qu’elles hésitent à faire un premier pas. Pourtant, tout rêve, tout projet qui s’accomplit avec courage et passion, fait de nous des personnes inspirantes et nous garde créatifs.

Découvrez les dix étapes de cette ascension, puis prenez votre élan !
Et sur la colonne de gauche, ces mots.
Préface de Georges Brossard
Comment ne pas être motivé sinon ému lorsque Christian Fortin déclare tout bonnement comme ça : « Aimeriez-vous, mesdames et messieurs, donner une partie de votre temps et de votre expérience pour embellir un tant soit peu le monde ? » Je veux croire à cet univers-là, tout comme ces futurs lecteurs qui apprécieront grandement à leur tour ce modèle de générosité, de bénévolat et d’humanisme que tu dégages. Un plus pour tous, bénévolons !

Christian Fortin est né en 1968 à Québec et il réside maintenant en Montérégie, avec sa conjointe et ses trois enfants. Ce professionnel de l’événementiel corporatif et associatif trempe dans le bénévolat d’affaires depuis ses vingt ans. Christian possède cette rare capacité de favoriser les échanges humains, en faisant sauter les barrières entre les cultures d’un simple sourire ou d’une poignée de mains. En reconnaissance de ses réalisations, il a été intronisé, en 2000, au Temple de la Renommée de l’AIESEC International, une association étudiante présente dans plus de 124 pays. Passionné des gens et immensément curieux, ce bénévole sans frontière, qui a visité plus de quinze pays, a été décrit par le Journal de Chambly comme un « athlète de la découverte ».
Je jette un nouveau regard à la couverture. Je n’arrive pas à croire ce que je vis. J'ai un produit fini dans mes mains. MON produit à MOI. Pas un catalogue ou une brochure faite pour le compte de mon employeur du moment. Non. MON produit. La concrétisation d’un rêve fou. Incroyable. Trop incroyable. Vous m’aidez à créer un best-seller avec ce premier livre ? Au Québec, il faut vendre plus de 3 000 exemplaires en librairie. Je rêve encore. Eh oui. Je lance toujours des rêves aussi capotés les uns que les autres. Ce serait vraiment cool de lancer une ré-impression au printemps 2015.

Mon chemin ne s’arrête pas là. Le livre sert de prélude pour la prochaine étape : devenir conférencier. Partir à la rencontre de bénévoles passionnés aux quatre coins du Québec, puis du Canada, et pourquoi pas, du monde !

17 juillet 2014

Première expérience de vente de livre dans un salon

Au cours de ma vie professionnelle, en tant que directeur marketing dans des PME manufacturières, j’ai coordonné la présence de l’entreprise dans de nombreuses foires commerciales ou salons. Je m’y rendais souvent, pour monter le kiosque, m’assurer que tout se déroule bien pendant l’exposition et terminer par le démontage. Le 5 juillet, j’ai vécu à nouveau, à une échelle microscopique, cette ambiance de salon, lors du rassemblement de l’Association des Fortin d’Amérique à Gatineau.

Je ne m’aventurais pas en terrain inconnu, car j’ai participé à quelque uns de ces rassemblements dans les dernières années. À 8 h 15, je découvre donc les lieux où j’effectuerai mes premières ventes, le salon Alexandra. Suzie Pelletier, auteure de la série Le Pays de la Terre perdue, est déjà installée. Je prends place à sa gauche. Il me semble irréel d’être là, en train de sortir des livres – les miens - d’une boîte et de les positionner sur la table. Pour attirer l’œil des visiteurs, j’ai apporté les accréditations de Vancouver 2010 et Sochi 2014, ainsi que le toutou mascotte ours polaire de Sochi.




Je n’ai pas eu à faire preuve de grandes compétences de vente pour cette transaction qui voit un livre dédicacé prendre la droite sur la table. Suzie veut lire ces mots qui ont enfin trouvé leur véhicule. Nous sommes peu occupés au cours de l’avant-midi et en profitons pour échanger sur nos processus créateurs. Suzie a écrit six romans et inventé tout un monde. Je découvre avec émerveillement les cartables qu’elle a bâti afin de s’assurer de la logique entre les livres. Tout y est : chronologie semaine par semaine, profil des personnages, cartes et dessins des lieux et des constructions, etc. Depuis décembre 1998, je possède moi aussi un tel cartable, offert en cadeau par ma belle-sœur Andrée. Il contient les onglets personnages – lieux – temps – histoire. Il est encore vide …

Écrire un livre. Rêve d’adolescence devenu réalité après des dizaines et des dizaines d’heures de labeur derrière le clavier. Est-ce la fin du processus ? Bien sûr que non. Le travail ne fait que commencer. Je dois maintenant en faire la promotion, le vendre. Lorsque les premiers visiteurs se présentent, je tombe dans le piège classique du représentant dans un salon : je décris mon produit, sans lui poser de questions pour cerner ses intérêts !

En début d’après-midi, je vais luncher avec Noël-André Scano, un courtier immobilier montréalais que je connais depuis 2003. Motocycliste aguerri, il profite de la magnifique température pour venir me rencontrer et entendre de vive voix mon histoire des derniers mois. Impliqué activement pendant de nombreuses années dans l’association provinciale des motocyclistes, ainsi qu’à la Chambre immobilière du Grand Montréal, il est le prototype parfait de l’humain qui donne sans répit pour faire grandir les gens.

La journée se termine avec un souper, suivi d’un spectacle - Ce chant qui court dans nos veines - offert par ma cousine Sophie Martel et sa fille Gabrielle.

Je reprends la route, comblé, ayant brisé la glace en effectuant mes premières ventes. Je constate une fois de plus à quel point j’aime rencontrer des gens et écouter leurs histoires. L’automne sera palpitant !

16 juillet 2014

Le rêve devenu réalité !

Je viens de vivre deux semaines fort palpitantes. Mon dernier billet, publié le 27 juin, annonçait que mon livre roulait sur les presses. Le vendredi 4 juillet, dans un moment qui me semble figé dans le temps, j’ai pris livraison des 300 premiers exemplaires. Suis-je dans la réalité ? MA vie ? Force m’est de constater que oui. Dans les prochains jours, je vous raconte.

Je suis arrivé à Louiseville vers 12 h 45. Le ciel était dégagé, le soleil brillait. Des fanions flottaient au-dessus de la rue principale, accroché d’un lampadaire à un autre. Le nom de l’église attire mon œil : elle se nomme Saint-Antoine-de-Padoue. Le saint patron des objets perdus ! Elle me lance le message que je viens de retrouver le livre qui était perdu en moi depuis tant d’années. J’emprunte l’entrée principale de l’imprimerie Marquis Gagné. À droite, la réceptionniste, fort sympathique. À gauche, une vieille presse datant de 1917-18, rénovée par les artisans de cette imprimerie qui a presque 125 ans. Preuve de l’immense fierté qui habite ses employés, une immense baie vitrée permet de voir directement dans l’imprimerie.


On me dirige vers la porte No 8. J’entre à l’expédition et me retrouve devant des dizaines de palettes de livres attendant de prendre la route. Les lieux sont d’une propreté exemplaire. Un commis place les dix boites dans le coffre de ma voiture. Il retourne vaquer à ses occupations.


Ça y est. Je suis à l’extérieur, le vent souffle, le soleil caresse ma peau. J’ai un livre dans ma main. Le mien. Je n’arrive pas à y croire. Il y a très exactement douze semaines, je rencontrais Marie Brassard, coach d’écriture et éditrice. Elle me lançait le défi de lui fournir un manuscrit de 250 pages pour le 1er mai. Du 4 avril au 25 mai, je n’ai fait que ça. Écrire. Regarder les lettres apparaître à la gauche du curseur, une à une. De la version un, nous sommes passés à la 2e, 3e, 4e, parfois 5e pour certaines parties.

L’embossure du mot “Le journal” et des cinq anneaux, le vernis localisé, la bande bleue à gauche, j’éprouve une immense fierté devant cet objet qui représente tant à mes yeux. Je n’arrive même pas à sauter de joie. Un immense calme m’habite. Un sentiment incommensurable de légèreté me prend.

Ce petit miracle accompli par Marie, la graphiste Hélène et les artisans de Gagné m’enchante. Tout ça parce qu’une journée de mars où le doute m’envahissait une fois de plus, Suzie Pelletier m’a envoyé un courriel. Tout ça, si vite, parce que demain, l’Association des Fortin d’Amérique tient son rassemblement annuel à Gatineau. J’y dédicacerai mes premiers livres, dans la famille élargie des Fortin.

Le premier exemplaire, je le réserve à ma mère. Je quitte Louiseville à 14 h et emprunte la 40 en direction est. Je sors à Champlain et roule sur le Chemin du Roy. Je veux me laisser bercer par les souvenirs d’enfance que je relate dans mon livre, prendre le temps de savourer le moment. Nul besoin de dire qu’il y avait une grande émotion dans l’air quand j’ai remis, dans la cuisine, mon livre à maman. Tu étais là toi aussi, hein, papa ?

Je suis revenu à Richelieu à 22 h. Félix, Roselyne et Nathalie m’attendaient. Je leur donne les exemplaires 2, 3 et 4. Je lis la fierté dans leurs regards. Mathieu est dans le Bas du fleuve, avec l’équipe de la tournée estivale Saputo du Grand Défi Pierre Lavoie. Il aura sa copie à notre retour de Paris.

Demain matin, je vous raconte mes premières dédicaces d’auteur !

27 juin 2014

Mon livre en impression !

Un vendredi ensoleillé de juin. 10 h. Je suis devant l’écran et je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive. Dans une autre fenêtre, un fichier intitulé « Intérieur PDF Journal_complet_contrôlé » portant les marques de coupe me fait un clin d’œil. Je viens de franchir l’étape de l’approbation finale. Dans une semaine, je prendrai possession d’une petite quantité de MON livre.

Ce rêve caressé depuis si longtemps se concrétise. Je ne cesse de répéter à qui veut bien l’entendre, depuis 1984, que je serai un auteur publié. J’y pense depuis si longtemps qu’entre la rencontre initiale avec l’éditrice et le livre frais dans mes mains, quatre-vingt dix jours se seront écoulés. Incroyable.


De quoi parle mon livre ? Quoi de mieux que de vous offrir le texte du couvert arrière, le C4 ?
Quand le bénévolat devient un tremplin
Entre un projet et sa réalisation, il y a d’abord un premier pas. S’il n’est jamais posé, ce rêve ou ce talent deviendra un saboteur passif. C’est souvent à travers le bénévolat que la première porte s’ouvre. Alors, toute la société voit poindre des hommes et des femmes plus grands que les modestes gestes qu’ils posent; des champions !

Pour un jeune timide comme l’était Christian, c’est une discussion avec un ami, additionnée à un peu de curiosité, qui l’a conduit à une réunion, puis à s’impliquer et s’envoler vers des jeunes issus de différentes cultures, pour enfin se retrouver aux Jeux olympiques comme bénévole. Cet accomplissement est la somme de milliers de premiers pas.

Comme chacun d’entre vous, Christian possède des talents et aussi des limites, et son désir de partager ses premiers pas l’a conduit cette fois à écrire un blogue, puis à donner quelques entrevues au retour de Vancouver et de Sotchi, puis à mettre entre vos mains ce livre sans pensées magiques, du succès sans ingrédients artificiels ajoutés, à 100 % réaliste. Entre les lignes, se projette l’idée même que la première marche du podium, c’est à chacun de nous de la choisir, à son rythme, à sa mesure. Le plaisir de se sentir vivant en est l’une des récompenses.

Vous serez étonné de découvrir un parcours ordinaire et une volonté extraordinaire d’aller de l’avant, d’affronter le défi du jour, puis de sourire en attendant le prochain saut, malgré l’adversité. Ce livre est la preuve que tant de personnes cherchent pendant des années, alors qu’elles hésitent à faire un premier pas. Pourtant, tout rêve, tout projet qui s’accomplit avec courage et passion, fait de nous des personnes inspirantes et nous garde créatifs.

Découvrez les dix étapes de cette ascension, puis prenez votre élan !
Et sur la colonne de gauche, ces mots.
Préface de Georges Brossard
Comment ne pas être motivé sinon ému lorsque Christian Fortin déclare tout bonnement comme ça : « Aimeriez-vous, mesdames et messieurs, donner une partie de votre temps et de votre expérience pour embellir un tant soit peu le monde ? » Je veux croire à cet univers-là, tout comme ces futurs lecteurs qui apprécieront grandement à leur tour ce modèle de générosité, de bénévolat et d’humanisme que tu dégages. Un plus pour tous, bénévolons !

Christian Fortin est né en 1968 à Québec et il réside maintenant en Montérégie, avec sa conjointe et ses trois enfants. Ce professionnel de l’événementiel corporatif et associatif trempe dans le bénévolat d’affaires depuis ses vingt ans. Christian possède cette rare capacité de favoriser les échanges humains, en faisant sauter les barrières entre les cultures d’un simple sourire ou d’une poignée de mains. En reconnaissance de ses réalisations, il a été intronisé, en 2000, au Temple de la Renommée de l’AIESEC International, une association étudiante présente dans plus de 124 pays. Passionné des gens et immensément curieux, ce bénévole sans frontière, qui a visité plus de quinze pays, a été décrit par le Journal de Chambly comme un « athlète de la découverte ».
Je jette un nouveau regard au fichier PDF de la couverture. Je sais où il y aura de l’embossage, du vernis. Je n’arrive pas à croire ce que je vis. Dans une semaine, j’aurai un produit fini dans mes mains. MON produit à MOI. Pas un catalogue ou une brochure faite pour le compte de mon employeur du moment. Non. MON produit. La concrétisation d’un rêve fou. Incroyable. Trop incroyable. Vous m’aidez à créer un best-seller avec ce premier livre ? Au Québec, il faut vendre plus de 3 000 exemplaires en librairie. Je rêve encore. Eh oui. Je lance toujours des rêves aussi capotés les uns que les autres. Ce serait vraiment cool de lancer une ré-impression au printemps 2015.

Mon chemin ne s’arrête pas là. Le livre sert de prélude pour la prochaine étape : devenir conférencier. Partir à la rencontre de bénévoles passionnés aux quatre coins du Québec, puis du Canada, et pourquoi pas, du monde !

26 juin 2014

Ne jamais abandonner. Demander de l’aide.

Le 19 mars dernier, j’ai failli tout abandonner. Dans un billet intitulé « Écrire un livre ! Tu parles d’une idée à la con ! », je m’avouais presque vaincu. J’étais sur le point de mettre une croix définitive à l’idée de publier un livre un jour. J’étais prêt à fermer mon blogue et passer à autre chose. J’aurais probablement passé le reste de mes jours à regretter cette décision… Je me suis donc offert une dernière chance, en terminant mon billet avec cette question : « Quelqu’un aurait un éditeur à me suggérer ? ».

La suite passera à l’histoire. L’écrivaine Suzie Pelletier, abonnée à mon blogue, reçoit mon cri du cœur alors qu’elle se trouve au Salon du livre de Paris. Elle me suggère d’écrire à son éditrice. Ce que je fais immédiatement. Vous connaissez la suite. Je rencontre Marie Brassard au début avril. Elle me demande tout bonnement, après m’avoir écouté raconter ma vie pendant près d’une heure : « Tu peux me fournir un manuscrit de 250 pages pour le 1er mai ? ». Je réponds « Oui » et repars à la maison.

Pendant l’écriture, je me suis dit que ce serait cool d’avoir une préface. Le nom de Georges Brossard, fondateur de l’Insectarium de Montréal, s’est imposé à moi. Je lui ai envoyé une lettre manuscrite. Le 27 mai, alors que je me trouvais au beau milieu d’une énergie incroyable à la conférence C2MTL, j’ai reçu un appel de Georges. Il était honoré de ma demande et acceptait ! Je ne portais plus à terre. La semaine dernière, j’ai été chez lui prendre livraison de la préface. J’ai passé deux heures en compagnie d’une légende. Et découvert un humain exceptionnel. J’ai hâte que vous fassiez la découverte de ce qu’il m’a écrit !

Lundi, veille de la Saint-Jean-Baptiste, j’ai reçu la première épreuve du montage du manuscrit. J’ai passé la soirée à réviser et ai continué mardi lors de mon réveil. Hier, à 15 h 30, j’ai reçu la 2e épreuve. De 16 h à 1 h du matin, je m’y suis attelé.

Pendant la soirée, j’ai reçu de l’éditrice l’épreuve finale de la page couverture. Au moment où vous lirez ces lignes, elle sera en impression. L’intérieur du livre suivra dans la journée. Si tout se déroule comme prévu (sortez vos chapelets sur la corde à linge !), j’aurai des copies dans mes mains le 4 juillet.


Je n’arrive pas à y croire. Il y a treize semaines, j’étais sur le point d’abandonner le plus important rêve de ma vie, alors que j’y étais presque. Pour la première fois depuis mon adolescence, je me suis permis de ne faire qu’une chose : écrire. Le résultat est là. Un livre de format 6 x 9 pouces, qui compte 320 pages.

D'ici peu, je serai en mesure de vivre mon plus vieux rêve : dédicacer mon propre livre.

Wow !

22 juin 2014

Le 400e billet !

« C’est en forgeant qu’on devient forgeron. » Nous le connaissons tous, ce dicton. Mon blogue franchit un cap spécial aujourd’hui. Je publie, de l’aéroport Billy Bishop à Toronto, le 400e billet. Au cours des 67 derniers mois, j’ai partagé sur cette page mes découvertes de gens, de lieux et des histoires qui les lient.


Au départ, je ne comptais que raconter mes préparatifs et mon séjour à Vancouver, pour les Jeux olympiques. À mon retour, j’ai poursuivi la démarche, en racontant ma vie de planificateurs d’événements. En 2013, le blogue m’a servi d’exutoire pour libérer les trop grandes émotions que la faucheuse m’envoyait à répétition depuis 2012.

« C’est en forgeant qu’on devient forgeron. » À raison d’une moyenne de six billets par mois, avec des pointes quotidiennes lors des Jeux, ainsi que lors de mon défi « 111 billets de 111 mots pendant 111 jours consécutifs », j’ai peaufiné mon style, découvert ma voix. Grâce au blogue, j’ai réussi à écrire des premiers jets directement à l’écran, chose que je ne faisais jamais auparavant.

Le blogue me sert de tremplin. Grâce à lui, j’ai découvert que mes mots touchaient les gens. Qui eut crû, le 14 novembre 2009, que ces premiers mots verraient un livre atterrir sur les rayons des librairies ? Ce weekend, lors de la réunion du quatrième trimestre du conseil d’administration d’AIESEC Canada, tous me demandaient quand mon livre sortirait en anglais. Quand même incroyable.

La relecture de ces centaines de milliers de mots m’a offert l’occasion de dégager le fil conducteur de ma vie et de passer à la prochaine étape.

Je vous laisse avec ces premières phrases de 2009.


Je me lance

J'y pense depuis des années. Bloguer. Toutes les raisons furent bonnes pour ne pas m'y mettre: "trop occupé, pas le temps, je n'ai rien à dire, quelle sera le lien directeur de mes publications?" Je suis un être d'une très grande curiosité. Tout m'intéresse. En moi vibre toujours l'enfant que j'étais. Regardez les yeux d'un bébé, qu'il soit humain, félin, canin: ils expriment la curiosité, la soif de découvrir, d'apprendre. Ils expriment la confiance en leur prochain.

Cette citation de Goethe me guide depuis de nombreuses années:
Quelles que soient les occasions qui se présentent à vous, quels que soient vos rêves, entreprenez-les. L'audace porte en elle génie, pouvoir et magie.
J'ai tant d'histoires à raconter à son propos. L'audace me guide. Je fais confiance à mon intuition et je vis mes rêves à fond. Je viens d'ailleurs d'en accomplir un qui trottait dans ma tête depuis ma tendre enfance à Québec: voler! J'ai obtenu ma license de pilote privé le 12 octobre dernier.

Le prochain rêve, qui a pris forme en février 2008, se produira du 12 au 28 février prochain. Je serai bénévole aux Jeux Olympiques de Vancouver , à Cypress Mountain, site des compétitions de ski acrobatique et surf des neiges.

J'ai donc trouvé la motivation et le lien directeur pour bloguer. Dans 90 jours, une expérience incroyable débutera pour moi. Je compte, par ces lignes et mes contacts avec des jeunes duprimaire de ma région, de l'AIESEC et dans mon travail d'agent de liaison à la Chambre immobilière du Grand Montréal, inspirer les gens à s'impliquer, à croire en leurs rêves et changer le monde. C'est parti!

19 juin 2014

Tourner la page sur quatorze années de vie

Hier après-midi, j’ai participé à ma dernière activité en tant que parent bénévole à l’école primaire de Richelieu. En cette fin d’année scolaire, plusieurs activités sportives étaient offertes aux élèves. J’ai accompagné une vingtaine d’élèves de 5e et 6e année lors d’une sortie en vélo, sur la piste cyclable du Canal de Chambly. Maxime Parisien, l’enseignant de Félix en 5e année, menait le bal. Un couple de grands-parents fermait la file. Deux heures de pur bonheur sur le bord de l’eau.

Demain, nous tournons une page d’histoire. Quatorze années se sont écoulées depuis notre premier contact avec le pavillon Curé-Martel. Vendredi, nous dirons adieu au pavillon St-Joseph. Félix, le p’tit dernier de la famille, gradue de l’école primaire de Richelieu.

L’école primaire fut au cœur de nos vies pendant plusieurs années, permettant de nous enraciner, de découvrir notre communauté, de nous y impliquer afin de l’embellir. Mathieu, l’aîné de la famille, est entré en maternelle en septembre 2000. Roselyne l’a suivi en 2003. Puis Félix en 2007.

Que ferons-nous, l’an prochain, sans les tournois scolaires des soirs de semaine à Marieville, suivis de ceux à Saint-Jean le samedi matin ? Mathieu, puis Roselyne et enfin Félix, furent des assidus de l’équipe des Dalton. Nous remerçions Daniel Papineau, le prof d’éduc qui fait bouger les enfants. Il en a mit des heures à suivre des générations de petits sportifs en devenir !

Nous avons vécu la réforme scolaire. Les profs se sont adaptés et ont fait preuve d’une imagination débordante pour inspirer les enfants à créer des projets plus fous les uns que les autres. Entre autres, un spectacle de cirque, un souper-spectacle, la réfection de la bibliothèque et celle du corridor du deuxième étage du pavillon St-Joseph. Rien n’a été à l’épreuve des enseignant(e)s de deuxième cycle !

Nos trois enfants ont eu Johanne Ostiguy comme prof au premier cycle et les trois ont complété leur séjour avec Sylvie Beaulieu. Merci à ces deux passionnées qui accomplissent de petits miracles tous les jours.

Merci à tous les autres profs, au personnel de soutien, à Robert le chauffeur de l’autobus scolaire, à Serge Groulx et Jocelyne Despins, deux directeurs forts sympathiques. Un merci spécial à tous les parents et grands-parents qui donnent de leur temps à l’école en participant aux nombreuses activités qui requièrent des bénévoles.

L’école primaire est un joyau de notre communauté. Une équipe extraordinaire la fait vivre. Nous vous remerçions du fonds du coeur, vous souhaitons un très bel été et vous disons à la prochaine !

17 juin 2014

Une accalmie

Mon manuscrit est en révision présentement. Je me retrouve donc en attente. En fait, non. Le travail se poursuit, à d’autres niveaux. La semaine dernière, nous avons créé la page couverture. Il aura fallu trois itérations pour parvenir au résultat final. Je suis très fier du résultat, que je vous présente en primeur (notez qu'il s'agit en fait d'une version numérisée à partir d'une impression jet d'encre, la qualité est donc moyenne). J’ai hâte de saisir ce livre dans mes mains, de sentir l’encre imprégnée dans le papier. De voir et toucher l'embossage de certains éléments (devinez lesquels).


J’ai approuvé, vendredi dernier, l’argumentaire qui présente mon livre aux libraires québécois. Nous rédigeons maintenant les textes de la quatrième de couverture (le verso du livre). Pour un introverti habitué à mettre en marché les projets des autres, se retrouver ainsi en « vedette » s’avère une expérience plutôt étrange. Surtout lorsque l’on parle de soi à la troisième personne du singulier.

J’en suis enfin à sélectionner cinq ou six photos marquantes, qui seront tramées et insérées en noir et blanc au début des différentes sections du livre. De quoi traite-t-il, au fait, ton livre ? Il s’intitule « Le journal d’un passionné des Jeux olympiques : quand le bénévolat sert de tremplin ». J’y raconte, bien sûr, mes expériences de bénévole à Vancouver et Sotchi. Mais aussi ma vie, ce qui m’a mené vers l’implication dans l’AIESEC et cette passion de découvrir le monde. Je dois à tous ces gens de tous les âges qui s’impliquent ce que je suis devenu. Je porte une parcelle de chacun des bénévoles passionnés que j’ai rencontrés. Et je veux partager cette passion avec le plus grand nombre de gens possible, par l’écriture, des conférences et de la formation.

Et là, comme d’habitude, le doute s’insinue dans mon cerveau. Quel sera l’accueil des libraires ? Mettront-ils le livre en plus d’un exemplaire sur leurs tablettes ? Une chose est sûre : je ne ménagerai pas les efforts pour le faire connaître ! J’ai l’impression que les chemins empruntés depuis ma naissance ne me servaient que d’apprentissage et de répétition générale pour l’ultime étape : vivre de ma plume.

12 juin 2014

Un livre en chantier !

Au début avril, lorsque j’ai rencontré Marie Brassard, suite à la recommandation de l’écrivaine Suzie Pelletier (auteure de la collection le Pays de la Terre perdue, comptant six tomes), j’ai mis en marche la machine à rêver.

Mot après mot, phrase après phrase, j’ai plongé dans l’histoire de ma vie. Le livre ne m’a jamais quitté l’esprit, pendant huit semaines. Peu importe l’endroit où je me trouvais, que ce soit au Nautilus Plus, à l’aréna à Granby, à Carleton-sur-Mer en Gaspésie lors de la Coupe Dodge, un calepin ou le MacBook m’accompagnaient. Pour une rare fois dans ma vie, je me suis concentré sur une seule et unique chose.

Le bonheur. Total.

Dimanche dernier, j’ai soumis la version stable de mon texte à Marie. Plus de 256 pages, en format lettre, interligne et demi. Je concluais ainsi la première étape de la création d’un livre, le manuscrit. Une réviseure effectue maintenant une lecture et annote. Nous recevrons le fruit de son travail cette semaine. Je replongerai dans l’écran pour raffiner cette V6.

En parallèle, la graphiste créé la page couverture. Nous en sommes à la V2. Le résultat m’enchante et me représente tout à fait. Hier soir, j’ai été chez mon ancienne collègue de la CIGM et amie, Chantal Perreault. Elle fait de la photo depuis plusieurs années et a installé un petit studio dans sa résidence de Saint-Hubert. Elle avait fait des recherches de photos d’écrivains sur Internet, pour que nous puissions discuter de ce que je voulais. Deux heures plus tard, je suis reparti avec une trentaine d’images. Ne reste qu’à choisir la plus appropriée, celle qui se retrouvera en 4e de couverture.

Marie prépare l’argumentaire, ce document format lettre de deux pages qui introduit le livre aux libraires québécois. Au recto, la page couverture, des mots clés, un résumé du livre et de ce que les lecteurs pourront y trouver. Au verso, ma photo et une brève biographie.

Dans moins de douze semaines, j’aurai un produit fini entre les mains. MON produit. En 2 000 exemplaires ! Pas un échangeur d’air de nouvelle génération, pas un outil de coupe révolutionnaire, pas une conférence à mettre en marché. Non. MON produit. Est-ce pour cela qu’à l’université, je me suis dirigé en marketing ? Que j’ai, pendant près de dix ans, créé des outils de communication pour vendre des produits ? Qu’ensuite, pendant onze années, j’ai organisé des événements et vu des conférenciers à l’œuvre ? Peut-être.

Je connais les prochaines étapes. Je les ai vécues à mainte reprise. La graphiste, à partir du manuscrit et des instructions de Marie, débutera le montage graphique du livre. Il prendra vie sous nos yeux. Je devrai approuver les maquettes, puis le montage final avant impression. J’approuverai le signet, les outils de communication, le communiqué de presse.

Ma vie semble être un long processus pour observer, analyser et apprendre. Toutes les pièces du puzzle s’assemblent une à une dans un ensemble cohérent. Fascinant d’observer tout cela !

Dans quelques mois, je serai assis à une table dans un salon du livre près de chez vous. J’aurai devant moi des copies de ce livre dont je rêve depuis si longtemps. Dans quelques mois, je raconterai mon histoire dans des écoles, dans des bibliothèques municipales.

Entre deux, me nourrissant de ces rencontres, je travaillerai à la création du prochain livre. Parce que c’est toujours le premier pas qui est le plus difficile.

Une fois débutée, la marche s’avère un merveilleux périple, remplie de découvertes plus fantastiques les unes que les autres.

22 mai 2014

Quand la peur de l’inconnu paralyse

Je m’offre une petite pause bouquin afin de visiter le blogue. Lorsque vous entreprenez un nouveau projet, que ressentez-vous ? Avez-vous peur ? Avez-vous l’impression, devant cette page blanche, d’être sans ressources ? Hier, j’ai mis un terme à mon rôle de liquidateur de la succession de mon parrain Jean-Paul. Papa s’en occupait et lors de son décès soudain, le 17 avril 2013, j’ai « hérité » de deux successions. Je n’avais jamais fait cela de ma vie. Dans les premières semaines, je n’aurais jamais pensé voir la conclusion. Je nageais tous les jours dans des eaux inconnues. Le stress et la peur de l’inconnu me paralysaient. Je me suis accroché. En ce matin lumineux de mai, le sourire et la joie m’habitent. Je l’ai fait.

Mardi, je rencontrais, pour la troisième soirée, mon groupe de douze étudiants chez Zoom Académie. Dans la salle du onzième étage des Terrasses Langelier, à St-Léonard, j’ai continué à tenter de leur transmettre ma passion de l’événementiel. Le système de climatisation fait des siennes, comme dans la plupart des édifices à cette époque de l’année. Il faisait chaud, nous manquions d’air. Le groupe, composé de deux gars et dix filles, fait face à la page blanche. Ils apprennent les rudiments du métier et ont à livrer, le 24 juillet, un événement qui amassera des fonds pour la Fondation Rêves d’enfants.

Je lis la peur de l’inconnu dans leurs yeux. Certains possèdent de l’expérience événementielle, d’autres pas. Le niveau de confort varie face à cette situation. Comment expliquer cette peur, ce sentiment d’avoir perdu le contrôle ? Que signifie cette sensation d’épuisement, alors que nous n’en sommes qu’aux balbutiements ?

J’ai découvert une partie de l’explication en observant tout simplement le minuscule écran de l’ordinateur de bord de ma Corolla 2009. L’un des affichages montre la consommation d’essence moyenne aux 100 km. Lorsque le feu de circulation passe au vert et que je j’accélère, la consommation moyenne monte au-dessus des 35 litres au 100. Une fois la vitesse de croisière atteinte, la moyenne se situe aux environs de 6,9 litres au 100. Toute une différence n’est-ce pas ? Même la Corolla vit de la « peur » et consomme une grande énergie pour se mettre en branle. Avez-vous déjà vu un lancement de navette spatiale américaine à la télé ? La trainée de flamme impressionne n’est-ce pas ? La quantité d’énergie requise est phénoménale. Pourtant, une fois en orbite, la navette effectue le tour de la terre en quatre-vingt-dix minutes !


S’il y a une chose que j’ai apprise dans ma vie, c’est donc celle que démarrer un nouveau projet exige une immense dose d’énergie. Pourtant, malgré cette connaissance, je m’inquiète toujours lorsque je sens l’énergie me filer entre les doigts. Après un mois d’avril intense à écrire tous les jours, des heures durant, j’ai ressenti un grand vide. Je me retrouve au même stade en débutant l'enseignement d'un nouveau cours. Étrange la vie hein ? La machine repart une fois de plus.

Chers étudiants, ne vous en faites donc pas. Votre projet prend forme, lentement mais sûrement. Le 24 juillet, vers 22 heures, vous ressentirez une immense fierté. Alors que vos invités quitteront la salle, vous vous regarderez, en vous disant : « Nous l’avons fait ! Ce n’était pas si compliqué que ça. On recommence ? »

Le message est aussi valable pour moi, l'auteur. Christian, ne t'en fait pas. Ton projet prend forme, lentement mais sûrement. En octobre prochain, lors du lancement de ton livre, tu ressentiras une immense fierté.

15 mai 2014

Comme un poisson dans l’eau

Il y a un an, je traversais la pire tempête de ma vie et je m’obstinais à me battre contre les éléments. Ma réserve d’énergie et de positivisme se vidait à un rythme d’enfer. J’étais si enfoncé dans la noirceur que l’idéaliste que je suis n’avait plus aucun rêve. Je me suis plutôt fait discret sur ce blogue depuis mon retour de Sotchi, le 28 février, y publiant six billets seulement. Que se passe-t-il dans ma vie ? Suis-je replongé dans la noirceur ? Oh que non ! Je nage en plein bonheur et file la zénitude la plus totale. Le titre de mon billet me vient d’ailleurs du dessin que j’ai fait la semaine dernière, lors de ma rencontre avec Mme Heller, l’art-thérapeute qui m’a permis de voir clair dans ma vie. Je vous invite à visiter son site web, qui explique ce qu'est l'art-thérapie.


Silence sur le blogue ne signifie pas pour autant que mon cerveau est au repos. Au contraire. Depuis le début avril, mes doigts s’activent tous les jours sur le clavier du MacBook Air. Je consulte mes journaux personnels, mes agendas, certains travaux universitaires et rédige ce fameux livre dont je rêve depuis tant de décennies. J’ai déjà soumis plus de 240 pages à mon éditrice. Certaines sections en sont à la deuxième version. Je m’attèle maintenant à la dernière partie, celle où je tirerai les conclusions de mes expériences de bénévolat au fil des années. Mon objectif, avec ce livre, est d’inciter les gens à s’impliquer eux aussi, afin de se développer et de faire une différence dans leur communauté.

En parallèle à l’écriture, je viens de replonger dans l’enseignement chez Zoom Académie. De 2011 à 2013, dans le cadre du programme Lancement d’une entreprise en organisation d’événements, j’enseignais la rédaction d’un plan d’affaires. Cet été, je sors de ma zone de confort et explique à ma classe de douze étudiants comment on planifie des événements. La vie m’envoie une superbe occasion de procéder à l’écriture du guide pratique d’organisation d’événements que j’avais structuré l’automne dernier. Tel un humoriste qui développe son show un numéro à la fois dans des salles de province, je pourrai tester mes idées semaine après semaine. Ce n’est donc pas un, mais deux livres que je rédige en ce moment ! Sans compter un travail d’intégration qui résumera mes apprentissages des deux dernières années dans le programme de maitrise professionnelle en gestion de la formation de l’Université de Sherbrooke.

J’ai donc eu besoin de plier l’échine et de m’abandonner dans la tourmente afin de renaitre. Je me suis donné la permission, j’ai lâché prise et j’en ressors grandi. Je n’arrive pas à exprimer à quel point je suis heureux en ce moment, à voir mes doigts filer sur le très ergonomique clavier du Mac. Je me sens en liberté totale, en paix avec moi-même.

Au début janvier, lors d’une autre rencontre avec Mme Heller, j’avais dessiné ma vision de l’année 2014. Je vous la partage, avec mon interprétation de sa signification.


Je me retrouve sur une petite colline, observant l’année à venir. Les montagnes et les sapins à gauche représentent Sochi. À droite, un vieil édifice industriel en brique, reconverti en lofts. Ces édifices dégagent de la chaleur. Ils possèdent une histoire et une âme. Un peu à l’image de notre maison à Richelieu, construite en 1933.

L’eau du ruisseau coule vers moi. Je pense que le message est d’être attentif, de laisser venir. Calme, je saisirai les occasions qui se présenteront à moi.

Ma passion de rassembler, partager, communiquer se retrouve au centre, avec le groupe d’humains qui se trouvent dans la petite prairie verdoyante.

Nouvelle première dans mes dessins. J’ai laissé des zones blanches. Je me laisse de la place pour respirer et saisir les opportunités. Je prends le temps. Je veux simplifier. Les deux zones du cerveau? Le côté droit et le côté gauche? La créativité et la logique?

Une chose est sûre. Je suis enfin en paix avec moi-même. Installé devant la page blanche, je ne ressens plus d’effroi. Je suis le harfang des neiges, solitaire, qui observe. Je suis la mésange, qui chante avec ses congénères.

Assez de nouvelles pour aujourd’hui. Je retourne dans le livre. A+

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