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31 décembre 2010

Un an plus tard ... cent deux billets !! Bonne année 2011 !!!

Le 8 janvier dernier, j’écrivais : « J'éprouve de plus en plus d'admiration pour les blogueurs assidus. Ceux qui publient 150-200 billets par année. Il en faut du temps pour écrire des mots qui comptent... » Ce soir, j’éprouve une immense fierté. Ce billet est le cent deuxième de 2010.

Le 31 décembre 2009, dans le sous-sol de la maison paternelle, je réfléchissais tout haut : « Je suis au mitan de la vie. Les adultes qui m'ont guidé, enfant, adolescent, jeune adulte, s'éteignent peu à peu. La barbe naissante qui, il y a 22 ans, était signe de rébellion, se teinte de blanc, tout comme mes cheveux… » En ce 31 décembre 2010, installé au même endroit qu’il y a douze mois, je porte la barbe, une vraie de quatre semaines. Nul besoin de dire que je me fais « niaiser » pas mes proches parce que je commence à ressembler au Père Noël!

Une autre année s’achève. Êtes-vous satisfaits de ce que vous y avez accompli? Je cite Christian Tétreault, chroniqueur à Radio NRJ. Ses souhaits de bonne année sur Facebook sont les suivants : « Je vous souhaite pour le nouvel an ce je me suis souhaité l’année passée : arriver au prochain 31 décembre sans avoir aucun regret ni remords, avec plein de souvenirs. » Magnifique n’est-ce pas ?

Je franchirai le décompte vers 2011 sans avoir aucun regret ni remords, la tête remplie de souvenirs plus merveilleux les uns que les autres. J’espère que mes mots vous auront fait découvrir des gens et des lieux, que par ceux-ci, j’ai réussi à vous faire croire en la force des gens qui rament dans la même direction.

Que me réserve 2011 ? Au moins 35 heures de vol, avec mes enfant et amis. Il est temps que je revienne à l’aviation et fasse découvrir la beauté du monde vu du ciel. Au printemps, je veux débuter des cours de voile. J’aimerais marcher plus souvent en montagne, pédaler partout avec ma famille. Continuer à organiser des événements et trouver de nouvelles sources d’inspiration pour mes bénévoles de la CIGM. En novembre, sur les conseils de mon collègue Erick, j’ai acheté les domaines christianfortin.com et christianfortin.ca. Qui sait ? Peut-être qu’il s’agit d’un présage de ce qui m’attend dans les prochaines années ? Une chose est sûre : je serai encore plus présent sur ce blogue. Je veux continuer à raconter ce que je vis, mes rencontres avec des gens extraordinaires et les lieux qu’ils occupent. L’humain s’améliore en partageant et en collaborant avec ses pairs.

Prenez soin de ce que vous avez de plus précieux : votre santé. Jouez dehors tous les jours et vivez intensément l’année 2011, avec tous vos sens en éveil. Vos souvenirs en décembre prochain n’en seront que meilleurs !!

30 décembre 2010

Be nice to others because... Time WILL make a difference!

Un titre en anglais? Eh oui! J’ai longtemps cherché quoi écrire sur cette magnifique série d’images reçus de mon ami Yvon. Elle illustre mes propos (racontés ici) sur la différence d’âge entre les jeunes et les vieux.

Je suis à la maison avec Roselyne et Félix. Nathalie est à l’aréna avec Mathieu. Il joue en finale BB du tournoi midget, dans moins d’une heure. Nous y étions tous plus tôt, pour regarder la finale du A, qui mettait aux prises les Castors de Marieville aux Couguars du CJR. Sur la glace, pour les Castors, des noms connus : DeQuoy, Desbiens, Fugulin, Hamel, Lebeau, Rodier, Savard, Turcotte. Mathieu a joué avec tous ces joueurs, la moitié de l’équipe. Dans les estrades, les parents, nos amis d’arénas, sont stressés. Je me laisse prendre au jeu moi aussi et mon niveau de stress monte. J’aimerais bien que « notre » équipe l’emporte une fois de plus. Pour rappeler les bons souvenirs de ces victoires dans d’autres tournois, ces weekends passés dans des arénas aux quatre coins du Québec.

Dire qu’il n’y a pas si longtemps, à peine six ans, nous attachions les patins des gars! Aujourd’hui, plusieurs remplacent dans notre ligue de garage du samedi soir. Ils nous dépassent en grandeur et en talent. C’est cela l’évolution? Bientôt, je prendrai une bière en leur compagnie. Certains seront sur le marché du travail, d’autres à l’université. Tous poursuivront leur route. Je me rappelle encore cette première bière, offerte par mon oncle Clarence lors d’une visite à Orléans, en banlieue d’Ottawa. Ce que je me pensais grand! N’oubliez jamais ceci : ce petit enfant que vous côtoyez vous soutiendra peut-être dans quelques décennies!

18 h. Le temps est venu de retourner à Marieville. Je souhaite que l’équipe de Mathieu remporte le tournoi! A+

Iles-de-la-Madeleine : des moments magiques, où le temps s’arrête - 3

Vous arrive-t-il parfois de remettre, remettre et encore remettre au lendemain une décision? Parce que votre cerveau vous inonde de peurs? En 2009, après des années d’hésitation, j’ai décidé d’apporter mon vélo pour découvrir les Iles au rythme des coups de pédales. Se déplacer par sa propre force motrice. Vaincre l’inertie et avancer, avec ou contre le vent. Ce fameux vent légendaire des Iles, celui qui fait courir les planchistes. Pédaler en jetant un coup d’œil à la mer, en respirant l’air salin. Magie quand tu me tiens …

J'ai adoré l'expérience de la découverte des Iles en pédalant. L’été dernier, grâce aux conseils de Monia, la gérante de l’équipe Novice A de Félix, nos cinq vélos ont fait l’aller-retour sur le CTMA Vacancier, à partir de l’entrepôt de Brossard! Nous les avons retrouvés à l’entrepôt de CTMA dans le port de Cap-aux-Meules.

Un petit 8 km à faire pour se rendre à la maison, sur le chemin Marcoux à Étang-du-Nord. Une belle promenade qui débute dans le port pour se poursuivre sur le Sentier du littoral, une piste multifonctionnelle qui longe la mer.

Pendant nos trois semaines aux Iles, Félix et moi avons souvent enfourché les bécanes pour aller virer dans le port. Nous allons vérifier les conditions et la marée à la Pointe de l’Échouerie (question de savoir si nous pourrons y retourner pour sauter …), allons voir l’activité du port de plaisance, observer le ballet autour du Vacancier et de la barge qui décharge les roches qui servent à solidifier la jetée qui protège les navires de CTMA. Mathieu nous a accompagné à plusieurs reprises en soirée, question d’aller voir de près ces nouveaux touristes qui débarquent du Madeleine et ceux, parfois tristes, qui le reprennent vers la grande terre.

Un jour, en revenant d’une promenade du côté de Fatima, j’ai entendu les gars se planifier un tour d’Amérique à vélo. Ils étaient fiers d’avoir affronté le vent pour le retour et leur esprit vagabondait à vive allure. Ils entendent souvent Michel, le conjoint de ma sœur, raconter son périple à vélo avec ses chums. Plusieurs photos de ce voyage d’un an aux quatre coins de l’Amérique tapissent les murs de leur maison à Saguenay. Derrière moi, à Richelieu, j’ai la page couverture du Journal de Chambly du 8 juillet 2008, qui décrit le voyage de 5000 kilomètres de Jasmine et Roger, un couple quinquagénaire et sexagénaire de Chambly. Je souhaite de tout cœur à mes deux grands de se l’offrir, ce voyage en vélo. Et s’ils veulent bien de leur « vieux » père, je les accompagnerai sur certains segments.

En rédigeant ce billet, je me demande pourquoi je ne pédale pas plus pendant la belle saison. Découvrir un coin de pays à vingt km/h permet de s’y plonger et d’observer ce que nos sens ne peuvent capter en roulant sur les autoroutes. En voilà un objectif pour 2011 : pédaler !

23 décembre 2010

Iles-de-la-Madeleine : des moments magiques, où le temps s’arrête - 2

Hier les vagues. Aujourd’hui, sauter des falaises dans la mer. Demain, pédaler aux Iles. Avez-vous déjà rêvé de flotter dans les airs ? De voler, bras écartés, comme les Super Héros ? Aux Iles, nous avons découverts de magnifiques endroits pour se le faire accroire pendant d’infimes secondes. Les enfants vieillissent, prennent de l’assurance. Les parents (lire la mère… hihihi, car le papa est de nature aventureuse…) aussi. Nous nous permettons donc d’explorer plus à fond les plages, caps, falaises et boisés qui s’offrent à nos yeux.

À la lecture de ce billet, ma mère dira : « Ben t’es fou! T’emmènes tes enfants dans l’danger! ». Mais non, mais non. Nous prenons des risques calculés! Les Ti-Fortin, ce sont des observateurs, calculateurs et surtout pas des casse-cous! J’ai juste un cou et je veux le garder en santé le plus longtemps possible. Il me reste encore trop d’endroits, de gens et d’histoires à découvrir. Je vous présente deux des lieux où nous nous amusons à sauter dans la mer ou encore nous chassons les étoiles de mer, en plongée à l’apnée.

Ile du Cap-aux-Meules. Quand les vents sont Sud ou Est, nous allons au Cap aux Maquereaux. Quand les vents sont d’Ouest ou du Nord, la Pointe de l’Échouerie à Gros Cap retient notre attention. Accès facile, table à pique-nique, deux magnifiques plateformes pour sauter, avec sortie facile. Le comble du bonheur!

Au début, Félix sautait en wetsuit et gilet de sauvetage, insécure. Il a compris que dans l’eau salée le corps flotte sans trop d’efforts. Voyez le résultat! Les mots ne me viennent pas ce matin. En fait non, ils affluent, submergent mon esprit. Je laisse donc les photos parler par elles-mêmes. J’ai un beau 5 cm de neige à aller pelleter dehors, avant de partir pour cette dernière journée de boulot 2010. Pis maudit que j’ai hâte de retrouver les Iles!!!!


22 décembre 2010

Iles-de-la-Madeleine : des moments magiques, où le temps s’arrête - 1

Je l’avoue tout de suite. Je suis un vendu des Iles, un junkie qui cherche sa dose annuelle d’air salin, de calme et d’horizons lointains. Nous en étions cette année à notre douzième présence aux Iles en dix-neuf ans. Hier, j’ai visionné les 600 photos prises l’été dernier (vive le numérique!). J’ai revécu des moments magiques, qui ramènent droit à l’enfance et à l’adolescence. J’en partage trois avec vous dans les trois prochains jours : les vagues, sauter et faire du vélo.

Se baigner dans les vagues.

Ne me parlez pas de me baigner dans une piscine, soit-elle creusée, hors-terre, municipale, chauffée, intérieure, au sel de mer. Platte. Archi-platte. Rien ne peut battre la mer, la vraie, celle qui lance des vagues. La mer des Caraïbes, chaude et lisse comme une piscine, très peu pour moi. La mer, c’est ceci :

Samedi 7 août, Plage du Corfu à Étang-du-Nord, au coucher de soleil. Vent d’ouest, air frais, vagues. Tous les ingrédients sont réunis pour ce que j’aime le plus :

Boooooooooooddddddyyyyyyy suuuuuuuuuuuuurrrrrrrrfffffffff!!!! Tout est une question de coordination avec la vague. Quand tu joins les mains devant toi, dans le creux du rouleau e que la vague t’emporte sur des dizaines de pieds, le feeling est incroyable! Ici, Mathieu rate son départ.

En prenant les photos, j’ai compris pourquoi les vagues étaient bien plus grosses dans ma jeunesse, pourquoi il y avait beaucoup plus de neige quand nous étions jeunes. Regardez Félix avec Roselyne : quand tu mesures 3 pieds 5 pouces et qu’une vague de 5 pieds se dirige vers toi, on s’entend que tu t’attends à frapper un mur! Pareil pour la neige. 2 pieds au sol, ça parait méga du haut de tes cinq-six ans.

Le plus jeune, celui qui possède la plus mince couche de graisse sur son corps, gèle le premier. Je l’emmaillote dans sa serviette, revêt mon chandail des Jeux et observe le reste de la famille jouer dans les vagues, tout en me laissant bercer par la splendeur du spectacle qui s’offre à moi.

À qui dois-je cet amour de la mer? À la famille Côté et à mon père qui nous emmenait à Hampton Beach en vacances au début juillet, presque tous mes étés d’enfance. À mon parrain Jean-Paul, qui m’a montré la technique du body surf. Je ne peux m'en passer à 42 ans et je sens qu'à 65, j'en ferai autant! Merci Jean-Paul, merci papa et maman, merci Yvonne et Ben, merci Jacqueline, Annette et Cécile pour tous ces merveilleux moments à la mer, dans le New Hampshire et en Floride. Je perpétue la tradition et partage avec mes enfants mon amour de la mer.

Demain, sauter des falaises. Et vendredi, le vélo.

21 décembre 2010

Donnez, vous recevrez!

Vingt jours d’absence, de silence sur le web. Le super héros Christian se trouvait sur le respirateur artificiel. Je viens de passer trois heures à rédiger mes cartes de vœux pour les bénévoles de mes comités, mes collègues de travail et fournisseurs. Trois heures magiques à laisser les mots couler, en état de flow. Une fois de plus, je surgis des ténèbres. Flashback.

Le 2 décembre, 5 à 7 du comité Est à St-Léonard. 117 membres présents. Les 4-5-6, périple annuel de football américain avec des collègues du bureau. Près de 3,000 km de bitume en 72 heures, afin de vivre la passion des américains : une partie de foot! Match Colts – Cowboys, dans le superbe Lucas Oil Stadium d’Indianapolis.
Avant le match, nous avons visité le mythique Indianapolis Motor Speedway. Wow, wow et re-wow! Que d’histoire! Retour le 6 en soirée, dans la tempête. Le 7, je mets 180 minutes pour parcourir les 28 kilomètres qui me séparent du bureau… je devais me rendre au Palace de Laval, pour la première d’une série de quatre conférences données par Paul Cardinal, le directeur analyse du marché de la FCIQ.

Les présentations sur les perspectives économiques 2011 de Paul se poursuivent le 8, le 9 et le 10. Plus de 600 participants en quatre jours, un immense succès! Le mercredi 8, 5 à 7 du comité Laval/Rive-Nord à Laval. Plus de 200 membres présents. Je réalise à 17h que mon fichier PowerPoint qui remercie les commanditaires est erroné! Je le refais en catastrophe, en conservant ce calme et ce sourire qui font ma marque de commerce sur des événements. Le 10, party de bureau. J'agis comme chauffeur désigné pour deux de mes collègues. Avez-vous déjà participé à un party sans trop ambitionner sur l’alcool? Je vous le recommande fortement! Le 11, souper avec les deux grandes amies de Nathalie, leurs conjoints et enfants. Ils vieillissent ces jeunes (chuuuut! ne leur dites pas… ils n’aimeront pas que je les traite de « vieux »), alors nous avons tout le temps pour enfiler verres de rouge et nourriture et philosopher sur tout et rien. Quelle magnifique complicité!

L'automne s’avère une période très exigeante pour moi. Je roule à fond de train pendant la période où la luminosité décroit, que la famille reprend le rythme école-devoirs-hockey-danse-travail. Cette année, en trois mois et demi, j’ai organisé 30 événements. Pendant la période hivernale et printanière, j’en organise 45, étalés sur cinq mois. J’ose à peine imaginer dans quel état je me retrouverais si je ne visitais pas assidûment le Nautilus de l’Ile-des-Sœurs. L’activité physique me permet de refaire le plein et d’aller chercher de la vitalité.

Malgré tout, je frappe toujours un mur au début décembre. Mon corps n’en peut plus. Je périclite et m’enferme dans ma bulle. J’entre en mode survie. Le super-héros devient un quasi-zéro. J’écris ces mots et je me demande si je les conserverai à la relecture. Qu’en pensez-vous, chers lecteurs? Pour vous, est-ce que les héros doivent toujours être debout et forts? Motivés et motivants, dans toutes les conditions? Doivent-ils être parfaits?

Je l’ai souvent écrit depuis novembre 2009. Ma voie réside dans l’écriture et les liens avec les gens. Je ne me vois pas comme un motivateur et un super monsieur positif 100% du temps. Tous ces conférenciers qui vendent du positif à tour de bras mentent. Je ne crois pas qu’il existe des gens toujours positifs. Tout être vivant sur terre vis des cycles, faits de hauts et de bas.

Ce soir, en écrivant chacune de ces cartes de souhait, j’ai revu mes échanges avec toutes ces étoiles qui m’accompagnent, me rendent meilleur. Je réalise que donner aux autres permet de recevoir. Je remercie les courtiers immobiliers qui s’impliquent bénévolement dans mes comités. Toutes et tous, à un moment ou l’autre de l’année, m’ont permis d’avancer et de surmonter mes doutes. Mes bénévoles me poussent à performer, à aller plus loin. Au même titre que je les pousse. Je retrouve cette même énergie positive dans ma nouvelle implication au sein du conseil d’administration de MPI Montréal & Québec. Pour donner et recevoir pour la société, il faut avoir un(e) conjoint(e) qui comprend. Sans ma super Nathalie, je ne pourrais y arriver. Je ne peux que souhaiter que nos enfants comprennent pourquoi papa et maman s’impliquent. Parce que donner, c’est recevoir !!!!

30 novembre 2010

Pourquoi chercher? La réponse est là!

Jeudi 25 novembre, 8 h 30. J’arpente la salle Championnat au Club de Golf Métropolitain à Anjou, micro-cravate accroché sur la chemise, transmetteur sans fil dans le dos. Quatrième et dernière journée de la Tournée CIGM 2010. Le soleil brille. Dans trente minutes, j’introduis Noël-André Scano qui agira à titre d’animateur pour l’avant-midi. Je me sens bien. L’anxiété ressentie lundi matin à St-Bruno a disparu. Pourtant, je remplace aujourd’hui ma collègue Linda et présente deux nouveautés offertes par la Chambre à ses membres.

« Bon matin. Je suis Christian Fortin, agent de liaison à la CIGM. Bienvenue à la Tournée 2010 de la CIGM! Je vous invite à donner congé à vos amis électroniques ce matin. Merci!

On dit qu'il existe 3 types de personne. Ceux qui ne savent pas qu'il y a une parade en ville, ceux qui la regardent passer et se disent : “Wow, j’aimerais bien y être moi aussi” et enfin, ceux qui font partie de la parade!

Je vous remercie de votre présence aujourd’hui. Vous démontrez ainsi votre intérêt face à votre association. Je vous présente votre animateur de la journée, quelqu’un qui a décidé de faire partie de la parade en donnant du temps pour améliorer sa profession. À toi Noël-André. »

Je retrouve Sacha et Sarah dans la régie, à l’arrière de la salle. J’écoute avec un grande attention, pour la 4e fois, la conférence Moi Inc. J’y trouve autant de plaisir. Je vous suggère fortement de lire le livre de Sylvain Boudreau, voire même d’acheter son DVD. Applaudissements. Pause de 20 minutes pendant laquelle j’apporte des modifications à la présentation de Linda, question de mieux la vivre. 10 h 40. Je suis sur la scène, Sacha ouvre mon micro. 10 h 45, je cède la parole à Noël-André, qui introduit les prochains interlocuteurs. Je retourne auprès de mes collègues, radieux. Je l’ai fait! Parler devant un groupe de plus de 175 personnes, avec aisance.

Et paf! La révélation. Je me suis revu en septembre 1988, dans un congrès AIESEC. Sur la scène, le président d’AIESEC Canada. Dans le fond de la salle, le ti-cul de Québec, ébahi, qui se dit : « Dans trois-quatre ans, je serai là, sur la scène! ». Vision qui m’a ensuite habité et qui m’a mené sur la scène lors d'un congrès AIESEC en 1992, en tant que directeur régional du Québec. Vers 11 h 40, j’effectue ma deuxième capsule de l’avant-midi. Je viens de comprendre quel est mon chemin : devenir conférencier professionnel! Propager un message positif dans tous les milieux, à des gens de tous les âges, partout au Québec. Ma mission de vie, c’est inspirer les autres. Apprendre de mes rencontres avec des gens exceptionnels et partager mes connaissances.

Quand? D’ici les cinq prochaines années. Saviez-vous que Jean-Marc Chaput vient de souffler 80 bougies??? Et qu’il donne encore des conférences? Je l'ai embauché en mai 2009, lors de l'assemblée générale annuelle de la CIGM. Quel homme!

Wow! Si je commence à 47 ans, ça veut dire que je pourrai donner des conférences pendant au moins 25-30 ans!!!! Pas pire pan toute comme plan de carrière! Go.

27 novembre 2010

Organiser un événement dans une salle de cinéma? Génial!

Quel est le dernier film que vous avez vu? À quel moment de la semaine? Un mardi soir à prix réduit? Une soirée de weekend? L’endroit était plein à craquer? Avez-vous déjà tenté d’imaginer les lieux vides? Saviez-vous que Cineplex offre la location de salle pour des événements corporatifs? Mercredi dernier, la Tournée CIGM 2010 effectuait un arrêt au Colisée Famous Players de Kirkland. Le petit gars qui carbure aux découvertes était aux anges!

Il fait jour depuis peu lorsque je stationne mon auto devant le Colisée de Kirkland. J’adore la luminosité de novembre, surtout la matinale, celle qui succède à la grisaille habituelle. Les techniciens de AVW Telav achèvent le montage de l’équipement audio. François, le gérant du cinéma, leur a ouvert les portes à 5 h 30. L’édifice porte bien son nom : il est rond! Nous occupons la salle 11, la plus grande, qui peut accueillir 416 spectateurs. Sur les 355 membres inscrits, j’en attends 280. Pour les événements gratuits, le taux de présence joue entre 70 et 80 %. Quel est-il dans vos organisations?

Pour pallier l’éclairage tamisé des salles de cinéma, nous avons deux projecteurs de découpe (des Leko en langage technique) qui inondent la scène et le lutrin. Le résultat? Les spectateurs voient très bien les gens sur la scène. Ces derniers ne voient que les deux premières rangées de sièges. Debout au lutrin, cela nous donne l’impression d’être seuls au monde. Fascinant.
Tests de son pour les micros, branchement du laptop sur le projecteur qui est tout en haut, derrière la salle. Plus le fil est long, plus on perd de qualité d’image. Les techniciens ont donc un amplificateur pour le signal vidéo.
Je découvre la présentation PowerPoint en format géant : elle occupe 40 pieds de large par 20 de haut! Si un invité me dit qu’il ne voit pas bien…

Je l’ai souvent écrit en ces pages. Dans la vie, il faut demander pour recevoir. Je remarque les écrans sur lesquels sont inscrits le titre des films et l’heure de la prochaine représentation. « François, peux-tu modifier les infos pour la salle 11? Bien sûr! » Wow! Nous jouons aux côtés de Harry Potter! De 8 h 20 à 8 h 55, les invités prennent un café et dégustent les succulentes viennoiseries préparées par mon traiteur, Jean-Luc Petit, propriétaire de Vanilla Twist. Les petits croissants au beurre sont des vrais, tous chauds sortis du four! D é l i c i e u x !!!


L’événement se déroule à merveille. Julia Meffe, des ventes corporatives de Cineplex, vient nous rendre visite afin de s’assurer que tout va bien. Nous prenons un peu d’avance sur le scénario original. Les techniciens en sont heureux, car la nouveauté de Disney, Tangled, prend l’affiche dans la salle à 12 h 25!

Je ressors très satisfait de cette expérience. Est-ce que je vous recommande d’utiliser une des salles de Cineplex pour vos présentations? Tout à fait. Soyez conscients par contre que vous devrez avoir recours à une firme d’audiovisuel pour la sonorisation et l’éclairage et que vous ne pouvez recevoir plus de 415 personnes. En matière de confort et de visibilité, c’est numéro un pour vos invités! Je remercie Julia, François et l’équipe du Colisée Kirkland, Jean-Luc de Vanilla Twist ainsi que mes deux techniciens de AVW Telav pour le super boulot accompli en ce mercredi 24 novembre 2010. Nous nous reverrons!

22 novembre 2010

Sylvain Boudreau: tout un conférencier!

Chaque automne en novembre, revient la Tournée de la CIGM. Nous y présentons les produits et services offerts à nos membres. En quelques jours, nous rencontrons plusieurs centaines de courtiers. Cette année, la Tournée se tient les 22-23-24 et 25. Ce matin, nous étions à St-Bruno. Demain, à Laval. Mercredi à Kirkland et jeudi à Anjou. Respectivement une salle de spectacle, une salle de congrès, une salle de cinéma et une salle dans un club de golf! Quatre lieux différents, quatre fois le même déroulement. Avec en vedette Sylvain Boudreau, conférencier très connu.

La conférence que j'ai choisi s'intitule Le Moi inc. Je cite son site web:

Chacun d’entre nous doit apprendre à développer son MOI INC. Le Moi inc. signifie que nous sommes tous propriétaires d’une belle entreprise dans laquelle nous devons investir afin de lui donner de la valeur. Nous devons tous réaliser que nous sommes responsables de nos choix, de nos carrières et de notre bonheur.

Toute une conférence! Je vous invite à consulter cet extrait et celui-ci. Cette année, Yolande Ratelle, directrice du services aux membres de la CIGM, m'a demandé "d'ouvrir le show" tous les jours! À 9 h précise, j'interviens pendant une minute, le temps de souhaite la bienvenue aux participants, leur demander de donner des vacances à leur ami électronique et enfin présenter l'animateur de la journée, le président du regroupement régional dans lequel nous nous trouvons. Mes dernières présentations devant de si grands groupes remontent à l'époque où j'étais directeur régional du Québec pour AIESEC Canada. Devinez ce qui se passait dans mon corps il y a quelques heures? Eh oui, boule dans l'estomac et jambes flageolantes furent mon lot de 8 h 30 à 9 h. Une fois sur la scène, micro en main, le trac a disparu ... tout comme les gens dans la salle! On aurait dit que je me retrouvais dans une bulle. Marie-Claude Charron, présidente du regroupement régional Rive-Sud, habituée à donner des cours, vivait elle aussi le trac. Juste avant de monter sur scène (une vraie car nous étions au Centre Marcel-Dulude à St-Bruno), Sylvain Boudreau nous a avoué que lui aussi, même après des dizaines de fois, éprouvait du trac. Une fois ma minute passée, j'ai retrouvé la régie technique, le laptop et le déroulement.

Demain matin, nous reprenons au Palace de Laval. Lever à 5 h, départ à 6 h. Vérification du montage, trac avant de présenter Yvon Laliberté, président du regroupement régional Laval/Rive-Nord, qui sera suivi de Sylvain Boudreau. Génial! Et jeudi, j'effectuerai deux présentations de 5-10 minutes en plus de l'introduction. J'ai hâte!

21 novembre 2010

Visite au Salon du livre de Montréal

Ma fille Roselyne est une grande lectrice. Nous partageons cette passion des mots en allant régulièrement ensemble (pas assez souvent à mon goût) à la Grande Bibliothèque. Hier, j’ai fait une sortie avec ma grande fille de 13 ans, au Salon du livre de Montréal. Elle voulait voir Maxime Roussy (vraiment trop géniale sa page web!!), auteur de la série Le blogue de Namasté. Je voulais voir Patrick Senécal, auteur de nombreux romans portés au grand écran, ainsi que Bill Marchesin, un conférencier dont je reçois les bulletins hebdomadaires. Mission accomplie!

Nous quittons Richelieu à 10 h 30. Ciel bleu, air frais, vent pour écorner les bœufs comme le dit si bien ma mère. Sur la 10, l’auto valse sous les assauts d’Éole. Sur le pont Champlain, nous observons le fleuve en furie. Je stationne l’auto dans Griffintown et nous marchons vers Place Bonaventure. Première file d’attente de la journée : acheter les billets. Nous montons à l’étage des foires. Comble de hasard (existe-t-il vraiment, le hasard, selon vous?), nous tombons face à face avec l’affiche Maxime Roussy. J’intègre la file. Roselyne va acheter le roman et me rejoint. 20 minutes plus tard, Maxime Roussy jase avec nous. Je ne le connais pas du tout. J’apprends qu’il a quatre filles et vis de sa plume. Wow!

Midi cinq. Que lance le ventre d’une ado à cette heure? Eh oui, le cri de la faim! Direction le café. Je repère l’endroit où sera Patrick Senécal, achète son dernier roman et prends possession d’un billet pour la séance de signature. Re-file d’attente. Je reconnais la superviseure de la concession de nourriture, opérée par Francis Beaulieu Traiteur. Elle était auparavant chez Agnus Dei, un des meilleurs traiteurs en ville. Ce que le monde est petit (et qu'en plus de l'AISEC, je me retrouve toujours dans l'événementiel partout où je vais!).

La dernière bouchée avalée, nous nous dirigeons vers notre troisième file d’attente. 12 h 40. La séance de signature débute à 13 h 30. Bien nous en prit. Je suis le 5e en ligne et dans les minutes qui suivent, plus de 50 personnes s’ajoutent. 45 minutes de sur place. J’en profite pour bleuir quelques pages de mon carnet Moleskine. Roselyne visite des stands. J’observe, j’écoute les discussions qui m’entourent.

J’obtiens enfin ma minute avec Patrick. Il dédicace son dernier roman, Contre Dieu, qui tranche sur tous les autres par sa brièveté. Direction Bill Marchesin. Conférencier et auteur de livres sur le développement personnel. Personne en ligne. Je me présente, jase avec lui. Il connait bien Sylvia Perrault, ancienne présidente d’un de mes comités de regroupement à la CIGM, qui a pris son courage à deux mains, écrit un livre et entreprit une carrière de conférencière et de coach en vente. Bill m’annonce que Sylvia est présente dans le salon. Je me dis que j’aimerais bien la rencontrer. Paf! Elle apparaît à mes côtés quelques minutes plus tard. La synchronicité encore une fois! Un dernier exemple de celle-ci pour conclure.

Tout à côté du stand de l’éditeur de Patrick Senécal se trouvait la radio de Radio-Canada. J’y aperçois Jacques Nantel, prof de marketing à HEC Montréal et secrétaire général de l’École. La semaine dernière, il a rencontré Chloé Perrin-McGaw, la présidente d’AIESEC HEC (c’est fou ce que cette association revient toujours dans ma vie!! Est-ce un message de l’univers qui me dicte que mon premier bouquin y réside?). Il lui a promis une lettre d’appui, que j’ai reçue jeudi. « Zut! Il est à la radio. J’aimerais bien aller lui serrer la pince et le remercier ». Impossible. J’attends pour Patrick Sénécal. « Je lui écrirai lundi », me dis-je. Qui vois-je approcher pendant que je discute avec Bill Marchesin? M. Nantel lui-même! Je lui adresse la parole. Je lui écrirai quand même lundi, question de me rappeler à son bon souvenir.

Notre virée au Salon du livre ne fait que confirmer une chose : lorsque je prendrai mon courage à deux mains, j’écrirai un, deux, des tas de bouquins. Et je serai là, à l’automne, auteur rencontrant ses lecteurs dans les salons du livre de la province.

18 novembre 2010

Nouveau défi!

Ceux qui me connaissent avaient raison. Je carbure aux défis. Sans eux, point de salut. Je viens d’être nommé vice-président – communications pour l’association Meeting Professionals International (MPI) Montréal-Québec. J’emprunte le chemin tracé par Lyne Branchaud, ma prédécesseure, qui a construit des fondations solides. Et comme le monde est petit, le président international de MPI (qui compte 24,000 membres dans plus de 70 chapitres), Éric Rozenberg, est un ancien membre d’AIESEC, lui aussi intronisé au Temple de la Renommée d’AIESEC International!

Pourquoi m’investir dans une nouvelle cause? Parce que je suis fier de dire que je suis un planificateur d’événement, un de ces « malades » qui carbure à l’adrénaline événementielle. Oui, ma vie est déjà très remplie. Elle le sera un peu plus, c’est tout. Dans la vie, on trouve toujours le temps de faire ce que l’on aime. Ne me demandez pas ce qui se passe à Occupation Double, au Canal V ou dans toutes ces émissions de télé qui attirent des millions de Québécois. La seule que j’écoute, c’est Les Parent (un incroyable bonheur de voir notre vie de famille ainsi à la télé!). 30 minutes de télé par semaine. Alors, à la question « Où trouves-tu tout ce temps? » je vous réponds : « Tu écoutes combien d’heures de télé par semaine? ». Et voilà.

Au lieu de me plaindre que mon association ne fait rien pour moi, qu’ils ne comprennent pas mes besoins (clin d’œil à peine voilé…), je saute dans le navire, saisis une rame et m’active avec mes collègues qui veulent faire grandir leur profession. MPI Montréal-Québec compte environ 250 membres. Nous pourrions facilement être plus de 1,000. Il est là mon défi : communiquer les bénéfices de l’association au plus grand nombre. Je vous parle souvent de l’AIESEC, vous m’entendrez maintenant parler de MPI. Sa signification déjà? Meeting Professionals International. Les professionnels en événements. Je vous en présente une, Lyne Branchaud.

Lyne a fait le grand saut cette année. Elle a quitté la sécurité d’un emploi permanent pour démarrer son entreprise en organisation d’événement. Elle tient un excellent blogue, a écrit un livre, donne des conférences et de la formation. Elle fait ce que les planificateurs ont compris depuis longtemps : l’union fait la force. Elle partage. Lyne a compris à quoi servent les réseaux sociaux. Facebook, LinkedIn, Twitter n’ont plus de secrets pour elle. C’est fou ce que j’aimerais réussir à faire comprendre ça (l’union et le partage font la force) à mes membres courtiers immobiliers… Blogue, livre, conférences et formation. N’est-ce pas ce vers quoi j’aspire moi aussi?

Darren Hardy, éditeur de la revue SUCCESS, a publié ceci sur sa page Facebook hier soir :
What you have accomplished so far is only a fraction of what’s truly possible for you. You are far more powerful, capable & gifted than you allow yourself to be. The only thing separating you from your grandest vision of your life is COURAGE! If you don’t want the next 10 years to be like the last, then now is the time to do something different. Muster the courage to declare that right NOW is your turning point!

Je le crois. Je déclare donc, en ce jeudi 19 novembre 2010, que je suis à un point tournant. Je prends mon courage à deux mains et poursuis la construction pour atteindre mon plein potentiel.

14 novembre 2010

Un an déjà!

Douze mois. Trois cent soixante-cinq jours. Cent cinq billets, des dizaines de milliers de mots qui racontent ma vie. Publiquement. Le jeune ado hyper gêné que j'étais en a fait du chemin!

De 1984 à 2000, j'ai tenu quotidiennement un journal intime, dans lequel je relatais ma vie. J'étais le seul à le relire. Je le suis toujours. Revoir ces mots, ces billets de spectacles, ces découpures de journaux me permet de voyager dans le temps. Mon expérience aux Jeux Olympiques s'avère la somme de ce que je suis devenu au fil des années. Je compte bien, pour les sept mille trois cent prochains jours, continuer à redonner à la société. Je veux continuer à inspirer les gens qui m'entourent. Malgré mes 42 ans, je n'ai pas encore perdu l'idéalisme de la jeune vingtaine. Dans la famille Fortin, on vit vieux. Je sais qu'il me reste encore un gros quarante ans à vivre! Qu'est-ce que j'en écrirai encore, des milliers, des millions de mots!

En septembre, lors d'une randonnée à vélo sur la piste cyclable du canal Chambly, Johanne Martel m'a demandé pour qui j'écrivais. Pourquoi passais-je tout ce temps à raconter ma vie sur Internet? Y répondre, c'est répondre à la question pourquoi ais-je commencé à écrire mon journal en 1984? Au début, j'écrivais pour moi. Pour canaliser cette énergie créatrice qui coule en mon être. Aujourd'hui, j'écris toujours pour moi. Écrire me procure le même effet qu'une séance d'exercice physique. Avec les années, j'ai aussi réalisé qu'avec mes mots, je pouvais toucher les gens.

Le 14 novembre 2009, après des années de tergiversation, je me lançais enfin. Mes paroles d'alors sont toujours vraies:

Je suis un être d'une très grande curiosité. Tout m'intéresse. En moi vibre toujours l'enfant que j'étais. Regardez les yeux d'un bébé, qu'il soit humain, félin, canin: ils expriment la curiosité, la soif de découvrir, d'apprendre. Ils expriment la confiance en leur prochain.
... inspirer les gens à s'impliquer, à croire en leurs rêves et changer le monde.



J'écris pour moi, ma famille, mes amis, mes collègues de travail, mes voisins. J'écris pour raconter ces gens, ces lieux et les histoires qui les façonnent. J'écris pour partager.

J'espère que mes mots vous auront touché à un moment ou l'autre au cours des douze derniers mois. Je vous remercie du fond du coeur de me lire et de partager avec moi vos histoires. Merci à ma bonne étoile, sans qui ce blogue n'aurait pu voir le jour!!

2 novembre 2010

Au Junior de Montréal vendredi!

Vous l’avez déjà entendue celle-là : « demandez et vous recevrez ». Posez-vous des questions à l’univers parfois? Ou à votre bonne étoile? Votre ange-gardien? Peu importe comment vous nommez cette présence universelle, ce réservoir d’énergie qui ne cherche qu’à éclore en nous, posez vos questions. Ensuite, soyez à l’écoute!

Il y a deux semaines, par un beau vendredi soir, Mathieu et moi avons décidé d’aller voir un match de Midget AAA à St-Hyacinthe. Les Gaulois y affrontaient le Séminaire St-François, de Québec. Lors de l’entracte entre la 2e et la 3e période, nous nous sommes promis d’aller voir un match du Junior et d’y emmener Félix, le plus jeune de la famille.

Je saisis le iPhone dans la poche du manteau, ouvre Safari, le navigateur Web de Apple, tape Junior de Montréal et découvre le calendrier. « Tiens! Ils jouent contre les Remparts de Québec le vendredi 5 novembre! Nous pourrions y aller? » Sans le savoir, je venais de déclencher les forces de l’univers.

Félix nous a entraîné, Mathieu et moi, dans sa cours d’école ce soir. Depuis qu’il joue au basketball, il veut aller y jouer après le souper. Les gars sortent de l’auto et s’élancent vers les paniers. Je jette un coup d’œil sur mes courriels et en découvre un au titre accrocheur, envoyé par Isabelle, la gérante de l’équipe de hockey de Félix : « Le Junior de Montréal contre les Remparts de Québec ». Les billets sont offerts aux associations de hockey mineur dans le cadre du programme communautaire du Junior. Dans ce cas-ci, c’est l’association de hockey mineur de Chambly qui a été choisie pour la soirée contre les Remparts. Comme ils leur restaient des billets, ils les ont offerts aux autres équipes de la ligue Les Rives du Richelieu.

J’appelle immédiatement la personne contact, réserve trois billets et lui dit que je passerai les chercher dans les prochaines minutes. Les gars sautent de joie! Voir Louis Leblanc et l’équipe des Remparts de Patrick Roy!
Ne pas avoir écouté cette intuition qui me disait « regarde tes courriels avant d’aller jouer avec les gars », je serais passé à côté de l’occasion de voir ce match. M’être dit : « j’y pense, j’en reparle, je passe à l’action plus tard » les billets se seraient envolés. Ce doit être ça, l’explication du Carpe Diem. Saisir l’instant. Vendredi soir prochain, je partagerai une belle soirée de hockey avec mes gars. Merci ma bonne étoile!

Ah! J'oubliais. Chère bonne étoile, tu t'assures que nous puissions avoir un autographe de Louis Leblanc et un autre de Patrick Roy? Merci d'avance.

31 octobre 2010

Une soirée bénéfice réussie!

En juin dernier, j’ai accepté de m’impliquer dans le comité organisateur de la Soirée du Courage au profit de Procure. J’en avais traité ici. Ce qui n’était qu’une idée dans la tête de Gaspard Fauteux, puis des soumissions de fournisseurs est devenu réalité mardi soir dernier. Aujourd’hui, la vie me lance un immense sentiment d’accomplissement et la confirmation une fois de plus que je suis dans ma voie : l’événementiel. Mon rôle sur l’événement? J’ai le déroulement à la minute, coordonne la régie et suis en lien avec le maître d’hôtel du Hyatt pour le service.

Lundi 25 octobre, 21 h 20. Installé à la table de la salle à manger. Les enfants dorment. Je peaufine les présentations PowerPoint pour la Soirée du Courage. « Meeerde! Je n’y arriverai jamais! J’en ai pour la nuit! » 23 h 45. Une diapositive à la fois. Une minute à la fois dans le déroulement détaillé. J’avance peu à peu, envahi par l’énergie et l’adrénaline de l’immuable échéancier. Pendant toute la nuit, je valide avec Gaspard, qui travaille chez lui. À 3 h 55, je ferme boutique. J’enclenche mon cerveau sur mon prochain objectif : une conférence du regroupement régional Centre de la CIGM à Outremont. Je dors deux heures, prends la route à 6 h 45 et accueille les 60 participants à la salle du Midtown – Le Sanctuaire. Un succès.

Je reviens à la maison en début d’après-midi. Je savoure quelques instants cette chaleur soudaine que dame nature nous envoie, m’offre une sieste de 30 minutes pour recharger les batteries puis complète la dixième et dernière présentation de la soirée. J’effectue des modifications au déroulement. À 15 h 30, je commence l’impression des copies. Qu’est-ce qui se produit alors? Eh oui! L’imprimante décide qu’il manque d’encre noire. Remplace la cartouche.

Ma bonne étoile veille sur moi. J’arrive à joindre le Hyatt en moins de 30 minutes. Êtes-vous déjà allé au Complexe Desjardins? C’est grand, lumineux, on ne s’y sent pas enfermé. La signalisation installée par Monique et son équipe guidera les invités à bon port.

J’entre dans la salle et découvre l’effervescence des dernières heures avant l’arrivé le décompte final. J’installe mon laptop dans la régie. L’équipe technique termine l’installation audiovisuelle, ajuste les projecteurs qui éclairent la scène, teste le son, les écrans. Les serveurs s’engueulent en espagnol pendant la mise en place. Vous entreriez dans la salle à ce moment et vous penseriez fort probablement : « Oh mon doux! 16 h 50. Ce n’est PAS terminé? Vous ne serez jamais prêt! » Je suis habité par le stress et en même temps, par un grand calme. Paradoxal n’est-ce pas? À seize ans, je travaillais dans un hôtel et vivais mes premiers banquets de l’intérieur. Mon corps sait, avec ses vingt-six années d’expérience, qu’au moment J, tout sera prêt. J’ai une entière confiance envers chacune des parties impliquées dans la soirée.

Briefing avec Jenny, la jeune maître d’hôtel, puis révision du déroulement avec les techniciens. De l’autre côté du mur, le cocktail est en cour. Les caméras de télé attendent Jack Layton. Les membres du comité organisateur sont sur le qui-vive.

Connaissez-vous la Loi de Murphy? Celle qui dit que si quelque chose peut mal tourner, alors cette chose finira infailliblement par mal tourner? Elle nous tombe dessus en début de soirée. Nous débutons à 19 h 41. Le système de son, parfait jusque-là, fait des siennes. Les techniciens travaillent fort pour résoudre le problème. Seule cause possible : Jean Pagé, l’animateur de la soirée, a une voix qui porte et se tient trop près du micro. Nous l’avisons de se reculer pour les autres interventions. Problème réglé. Un peu plus tard, le projecteur multimédia central lâche!

Vers 20 h 30, tout rentre dans l’ordre et le reste de la soirée se déroulera sans anicroche. Les premiers instants d’un événement, peu importe le degré de planification, s’avèrent toujours cacophoniques, semblent désastreux. Un peu comme le moteur de tondeuse qui tousse et crache de la fumée au démarrage. À un certain moment, nous accusions un retard de 24 minutes sur le scénario. Le rattrapage s’est fait en douceur et l’événement a pris fin à 22 h 50, avec dix minutes d’avance! Une soirée réussie qui permet de remettre plus de 85,000$ à Procure!

22 octobre 2010

On finit toujours par trouver... même quand on ne s’y attend pas!

Depuis mon retour des Jeux olympiques, une idée me trotte en tête. J’aimerais envoyer un livre illustré de la ville de Québec à Laura et Larry, mes hôtes à North Vancouver. J’ai cherché dans les Archambault, IndigoChapters et Renaud Bray de ce monde, même sur Amazon. Je n’ai rien trouvé. Le 10 octobre dernier (tiens, tiens, le 10 du 10 du 10…), ma bonne étoile, dans une série de hasard (existe-t-il vraiment, le hasard?) presque incroyable, a mis dans mes mains ce fameux livre tant cherché!

Mon plus vieux, Mathieu, grand gaillard fort qui fait probablement tourner les têtes à sa polyvalente, joue dans le Midget BB cette année. La majeure partie de ses matchs se jouent en soirée les weekends. Il y a deux semaines, nous avions rendez-vous à 20 h à l’aréna Mont-Royal, contre le CDJR. Le lien sur le site Lehockey.ca pointait vers l’aréna de ville Mont-Royal. « Drôle de lieu pour une équipe de Rosemont », me dis-je. J’effectue des recherches, trouve le site du CDJR (Comité des jeunes de Rosemont) et leur horaire. Même lieu, même carte Google. Il semble toutefois y avoir un aréna Mont-Royal dans le Plateau. Mystère. 17 h 30, nous prenons la route vers ville Mont-Royal. 18 h 20, nous nous stationnons face à l’entrée, en même temps que les parents d’un autre joueur. Nous trouvons les lieux bien calmes pour un dimanche soir. Quelques jeunes pratiquent. Étrange. Je suis fier d’être en avance et en même temps, la petite voix intérieure ne me quitte pas : « té pas à la bonne place mon homme… ». L’employé de l’aréna, un jeune début vingtaine, vient vers nous. « Vous n’êtes pas d’ici? » « Hein, ça parait tant que ça? Ils ont commencé à étendre le fumier dans les champs dans notre coin, notre odeur vous importune-t-elle? » « Match contre le CDJR? C’est à l’aréna Mont-Royal, dans le Plateau. Venez, je vous donne la feuille des indications routières. » Préparé le gars, préparé!!! La moitié de l’équipe fera la même erreur…

Je me dirige donc vers ce nouveau lieu. Le soleil se couche. Les néons s’allument. J’emprunte Côte-Ste-Catherine, puis l’avenue du Mont-Royal. Mathieu découvre la ville en soirée. Je passe devant le bureau de La Capitale du Mont-Royal, lui dit que je viens souvent ici rencontrer ma collègue et amie Marie-France Vachon. Je me stationne là, à gauche, sur de la Roche. Arrivée à l’aréna. 19 h. Mathieu entre et va se préparer. Je n’ai que 10 $ dans mon portefeuille. Je prendrais bien un café pour me réveiller. Mes pas m’emmènent sur Mont-Royal. J’aperçois les néons d’un Café Dépôt. Le mercure indique 12C. Je m’installe sur la terrasse, grand café d’un bord, carnet Moleskine et stylo à encre bleue de l’autre. Ma montre indique 19 h 15. Je possède 40 minutes à moi, pour faire ce que j’aime : observer les gens dans leur quotidien. J’ai l’impression de revivre mon séjour à Vancouver. Seul dans une ville, tous les sens en éveil, pendant que ma famille vaque à ses occupations.

En marchant vers le café, mon œil a capté le nom Colisée du livre. Adolescent, j’avais mes habitudes à la succursale de la rue St-Jean. Je montais la rue avec mon ami Donald, prenait l’autobus No 7, débarquait au coin du Colisée et y ressortait avec des livres et des disques usagés. La majeure partie de mes vinyles provient de là. 19 h 25. Assez d’observation de la faune montréalaise, allons retrouver les livres pas chers.

J'entre et mes narines captent l’odeur poussiéreuse des milliers de livres. Les conversations des clients réguliers au comptoir, la musique, du Pink Floyd. Est-ce que vous vivez ça parfois, des moments de pure grâce, où tous vos sens vous transportent dans vos souvenirs, puis dans votre avenir? Une grosse collection d’Agatha Christie m’attire. Je choisis Le crime de l’Orient Express. Agatha m’impressionne. Elle a écrit plusieurs de ses romans en accompagnant son mari dans ses voyages autour du monde. Elle observait les gens dans les lobbys d’hôtels. J’imagine mon futur. 'Moi, le chum de Nathalie qui l’accompagne dans des congrès autour du monde, installé dans les lobby à observer et écrire… Vous vous souvenez que je n’avais que 10 $ sur moi? Il m’en reste 6 $. Le livre coûte 4,99 $. Je passe devant l’étal des livres de voyage. Il me reste 15 minutes avant le début du match. J’y jette un coup d’œil.

Et tout d’un coup! Bang! IL est là! Le livre dont je rêve depuis des mois. Photo prise des remparts, sur l’avenue Saint-Denis. Le Château Frontenac à l’avant plan, le fleuve, les Laurentides à l’horizon. Je le feuillette. Repars dans le passé et le futur. Incroyable. La réalité me rattrape. « T’as juste 6 $. Le livre vaut 6,99 $ ». Meeeeeerde! Qu’est ce que je fais? Je laisse Agatha dans une pile, m’assure qu’il y a suffisamment de copies de MON livre de Québec, sors, cours vers l’aréna, débarre l’auto, ouvre le petit pot de monnaie pour les parcomètres, cours dans l’autre sens, saisis le livre, le paye. Le commis me regarde d’un drôle d’air.

20 h. Je retrouve l’aréna. Le match sera des plus ordinaires pour notre équipe. Pas grave. Grâce à un match de hockey, j’ai découvert ce que je cherchais. Morale de cette histoire? Quand vous avez une idée en tête à laquelle vous croyez fortement, elle se réalisera. Une preuve? Jetez un coup d'oeil à l'affiche de cette lunetterie, située tout près du Colisée du Livre. Me lance-t-elle un message vous pensez?  Laura, lis-tu encore mon blogue pour pratiquer ton français? Surveille ton courrier. Le livre est en route.

19 octobre 2010

Une conférence de l’intérieur

Aujourd’hui, je vous emmène à l’arrière-scène d’une conférence organisée pour une association, en l’occurrence la CIGM. En 2009, mes sept comités en ont organisé quarante. Elles se concentrent en septembre, octobre, février, mars et avril. Cinq vagues de sept conférences, plus les conférences du troisième mercredi du mois du comité Commercial IC&I. Nul besoin de vous dire que pendant ces périodes, je ne dérange pas trop mes collègue de bureau, car j’y suis absent la majeure partie du temps. Je me retrouve alors dans ce que j’aime : un événement où je rencontre des gens. Retour sur une conférence tenue le 15 septembre dernier.

8 h 16, Hôtel Ruby Foo’s, sur Décarie à Montréal. Emelie et moi sommes prêts à accueillir les participants. Nous en attendons plus de 100! Je retrouve l’énergie des groupes qui m’a tant manqué durant l’été. Flashback.

Nous résidons tous les deux à Richelieu, en Montérégie. Départ de la maison à 6 h 40. La 10, Champlain, l’échangeur Turcot, Décarie. Parcours du combattant pour se rendre à pied d’œuvre. 1 h 10 plus tard, nous entrons enfin dans la salle. Première étape : vérifier le montage de la salle. Il manque deux tables, la scène est à déplacer. Les micros sont là. Le buffet du petit-déjeuner est en cours de montage à l’extérieur de la salle. J’installe l’ordi, le projecteur, m’assure que les micros fonctionnent. Pendant ce temps, Emelie prépare l’accueil. Nous montons les bannières autoportantes. Je révise le déroulement avec Richard, le fidèle employé des banquets qui est là depuis des lustres. Il comprend mes besoins, est prévenant et souriant. Vous planifiez des événements? Un conseil. Traitez avec respect le personnel qui travaille sur vos événements. Intéressez-vous à eux. Demandez-leur comment ils se portent. Je vous garantis des résultats surprenants! Richard est un atout incontestable dans tous mes événements au Ruby Foo’s. Kathy, la directrice des ventes, passe nous saluer.

8 h 30. Les participants commencent à arriver. Ils proviennent de tous les secteurs du Grand Montréal. J’en connais plus de la moitié et les reçoit avec leur prénom et un grand sourire. Je suis content de retrouver ma gang. Ici, je me sens utile. Je rencontre des gens qui veulent se développer, qui ont compris l’importance du réseautage et du partage d’information. Le président du comité, Guy Bélanger est exigeant, perfectionniste. Au fil des années, j’ai appris à le connaître et je respecte beaucoup son dévouement pour le développement de sa profession. Sans lui, nous ne connaîtrions pas autant de succès. Il m’a permis de grandir et de repousser mes limites. La salle se remplit peu à peu.

Pourquoi aimes-tu ton travail d’organisateur d’événements? Parce que j’aime voir les salles vides, y imaginer les participants. Visualiser le déroulement de la rencontre. Je sais que ces moments de calme seront suivis du rush d’adrénaline de l’événement en tant que tel. Certaines personnes pourraient alors croire, en me voyant, que je « dors au gaz ». Mais non. Je suis à l’affût, tous les sens en alerte. J’observe les participants, tente de prévoir leur réaction, les pépins techniques potentiels. Dans ces cas, je dois réagir au quart de tour. Je n’ai jamais vécu d’urgence majeure en vingt ans. Je ne m’en souhaite pas.

Après deux heures, trois dans le cas des événements du regroupement commercial, le président du comité remercie les participants et les convie au prochain rendez-vous. Les gens se disent au revoir et quittent. Mon histoire professionnelle se résume à ceci : First In, Last Out. Je démonte mon matériel, vérifie la salle pour les éventuels objets perdus, remercie le personnel de l’hôtel et reprend la route du bureau. Une conférence réussie. Je passe à la prochaine!

16 octobre 2010

Me réinventer encore une fois.

J’occupe le poste d’agent de liaison à la Chambre immobilière du Grand Montréal depuis janvier 2003. J’y coordonne le travail de sept comités formés de bénévoles. Une quarantaine de personnes dévouées qui organisent une cinquantaine d’activités de réseautage par année. Je suis comme une pieuvre qui jongle avec plusieurs balles, supporté par une belle équipe à l’interne. Il y a un hic. Je roule sur le pilote automatique. Réserver une salle, de l’équipement audiovisuel, un traiteur, gérer des inscriptions, je sais faire. Très bien. Je pourrais continuer ainsi. Ce faisant, j’interromprais ma croissance, je m’éloignerais de ma raison d’être. Que faire? Je dis depuis toujours que nous avons le choix.

J’aurais le choix de faire comme certains. Prendre mon trou et faire du « présentéisme » : me présenter au boulot, ouvrir l’ordi et attendre que la journée se termine, en tentant le plus possible d’avoir l’air occupé. C’est plus facile aujourd’hui, avec internet : Facebook, MSN, Twitter, les forums de discussions. Tes collègues te pensent occupé parce qu’ils entendent les clics de ton clavier. J’aurais le choix de faire comme d’autres : me lever et aller offrir mon aide à mes collègues. J’aurais aussi le choix ultime de remettre ma démission et repartir en neuf ailleurs.

Ma plus profonde motivation est simple : je veux aider les autres. Je veux bâtir un monde meilleur, étant encore — eh oui, à 42 ans — idéaliste sur les bords. Je ne peux donc me contenter du présentéisme, ni de démissionner. Je ne peux aller offrir mon aide à mes collègues, car mon assiette est déjà très garnie. Il ne me reste qu’à rouler mes manches et faire ce que j’ai toujours fait depuis mon arrivée à Montréal en 1988 : me réinventer. J’aime trop ma gang, malgré toute la houle qui traverse l’industrie immobilière. Je dois proposer à mes patrons une nouvelle façon de fonctionner. Faire évoluer mon rôle afin que je puisse faire ce que je sais faire : bâtir, rassembler les gens, partager une vision. Trouver une façon pour que l’attention se porte sur ce qui va bien et non sur ce qui va mal.

Je vis intimement depuis longtemps cette citation de Meeting Professionals International : When We Meet, We Change the World. Un congrès AIESEC, une foire commerciale, une réunion des ventes, une rencontre d’association, un congrès de formation. Prenez plusieurs personnes et regardez-les interagir. La technologie est bien belle, mais c’est encore le langage non verbal qui domine dans les échanges. 93 % de la communication y passe. Les gens se synchronisent et vibrent ensemble.

Une chose est sûre. Je dois rester dans le domaine des réunions, qu’elles soient associatives, éducatives ou corporatives. Je m’ennuie parfois de cet incroyable feeling que je ressentais en arrivant dans un hôtel à l’autre bout de l’Amérique, ou encore dans une base de plein air en Pologne. Rencontrer des gens provenant de tout horizon, échanger nos visions du monde, constater que nous sommes tous pareils, malgré les différences de langue, de religion, de vue politique. Poser des questions. Puis écouter. Imaginer l’environnement que les gens me décrivent.

Je dois rester dans le domaine des réunions, car il me permet de travailler dans des lieux différents toutes les semaines. Passer ma vie derrière le même écran d’ordinateur ou encore dans le même lieu serait ma perte. J’ai besoin du contact humain. De la diversité. De la découverte de gens et de lieux, afin de nourrir mon insatiable curiosité.

15 octobre 2010

Pourquoi avoir choisi de m’impliquer dans l’AIESEC en 1988?

J’ai terminé mon CEGEP en administration en décembre 1987. À l’hiver et au printemps suivant, j’ai travaillé à temps plein comme serveur au restaurant St-Germain de Plaza Laval à Ste-Foy. J’avais débuté comme plongeur, à l’été 1984, dans une autre succursale, située dans un hôtel du chemin St-Louis, près du pont de Québec. J’avais ensuite été commis-débarrasseur (trayboy ou busboy). Je ne le savais pas à l’époque, mais je débutais ma carrière dans les services et dans l’hôtellerie/restauration.

Étiez-vous hésitant sur vos choix de carrière quand vous étiez au CEGEP? Moi si. Le droit m’attirait, tout comme la comptabilité. Je voulais devenir riche, le plus rapidement possible! Je me suis donc inscrit en droit à Laval et Sherbrooke. En administration à HEC, Laval et Sherbrooke. En mars, mon grand ami Donald et moi sommes allés visiter l’université de Sherbrooke. La graine AIESEC fut plantée dans mon esprit ce jour-là. En marchant dans les corridors, nous sommes tombés sur la porte du local AIESEC. « Stages à l’étranger – réseau canadien et international ». Les filles qui étaient là nous vendent leur salade. « Peu importe où vous irez à l’université, joignez l’AIESEC. Vous ne le regretterez pas! »

Je m’inscrivais à plusieurs universités en pensant que les refus à certains endroits m’aideraient à prendre une décision. Pfffftttt! J’ai été accepté partout! Tant qu’à avoir été accepté à HEC, cette école prestigieuse, tant qu’à vouloir devenir C.A., autant s’établir dans la grande ville cosmopolite et être plongé au cœur des affaires québécoises et parfaire mon anglais.

Septembre 1988. La rentrée scolaire. La vie en appartement, loin de la famille, des amis, de tous mes repères. Tout, absolument tout est nouveau et inconnu pour moi. J’ai l’impression d’être un enfant qui découvre le monde. Êtes-vous déjà allé à Plaza Côte-des-Neiges un samedi matin? J’y étais la minorité visible! Un des rares blanc, francophone de surcroit! Tout un contraste avec ma blanche, catholique, francophone et uniforme ville natale!

La première chose que je vois en entrant dans l’édifice de HEC, par la porte au coin de Jean Brillant et Decelles, c’est le local AIESEC, avec ses dizaines d’autocollants provenant des quatre coins de la planète. J’entends la petite voix des filles de Sherbrooke « Implique-toi dans AIESEC ». Ma gêne d’alors m’empêche d’y entrer, intimidé par ces deuxièmes et troisièmes années qui semblent si à l’aise, occupés à discuter entre eux. Avec des élèves du groupe 7 - mon groupe de première année – je me présente à l’assemblée générale à la mi-septembre. J’y apprends qu’un congrès regroupant les dix universités membres au Québec se tiendra à Trois-Rivières au début octobre. « Wow! Rencontrer des jeunes des quatre coins du Québec! Établir un réseau de contact provincial, voire même national et international! Pouvoir aller en stage ailleurs dans le monde! Vraiment trop cool cette association-là! ».

Au congrès, je « lâche » la gang de HEC et me tiens avec celles de Laval, de Chicoutimi et de l’Abitibi. Je découvre toutes les opportunités qui s’offrent à moi dans cette association. Samedi après-midi d’automne. Le ciel est gris, il pleut, l’air est frais. Nous sommes réunis en plénière. Sur la scène, micro en main, François Pintal, président d’AIESEC Canada. Il raconte son cheminement AIESEC, nous dit que quand il a joint le local de Sherbrooke, il était gêné (tiens, me semble que cela sonne des cloches…), incapable de parler en public. En peu de temps, il est donc passé de membre à président de son local, puis à celui de président national. Je suis assis dans le fond de la salle de la base de plein air. Avez-vous déjà entendue celle-là : ceux qui réussissent dans la vie possèdent une vision claire de ce qu’ils veulent accomplir ?

Cette rencontre fut déterminante pour moi. Inspiré par la présence de François, je trace mon avenir. Je m’imagine président d’AIESEC Canada dans 4 ans. Je me visualise sur une scène, en train de motiver des nouveaux membres, lors du congrès régional d’automne 1992.

Je retourne à HEC gonflé à bloc. Je m’impliquerai dans l’AIESEC pour aller en stage à l’étranger, pour me découvrir, pour apprendre à parler en public, pour mettre en pratique la théorie apprise en classe. Je bâtirai ce savoir-faire et savoir-être qui me permettront de me démarquer lorsque je rechercherai un emploi à la fin de mon baccalauréat.

Je complète un formulaire de demande de stage, m’implique dans l’équipe qui recherche des stages à Montréal pour augmenter mes chances de partir. En novembre, à la suggestion de plusieurs troisièmes années, je pose ma candidature comme VP échanges. Je suis parti pour une maudite belle aventure qui dure encore!

14 octobre 2010

Élection du président d’AIESEC HEC 2011

Je reviens de HEC Montréal, où se tenait ce soir l’élection du président 2011 d’AIESEC HEC, association étudiante internationale dont je préside le conseil consultatif. J’ai passé par ce processus en novembre 1989… pour le mandat de président 1990-91. Que de souvenirs…

La semaine dernière, Chloé Perrin-Macgaw, présidente 2010, m’a acheminé les dossiers des trois candidats pour le poste de président 2011. Chacun faisait plus de 20 pages! Je plonge dans la découverte de ces trois jeunes que j’ai déjà vu évoluer à des postes de vice-présidents. Il y a Vincent Landry - VP finances 2010, Raphaëlle Patault - VP gestion du talent 2008 et Romain Prud’homme - VP échanges 2010.

Vendredi 8 octobre, je quitte le bureau vers 13 h et me dirige vers HEC. De 14 h à 17 h, en compagnie de Clémence Rusek, VP gestion du talent, Dârini Vedarattiname, présidente du projet Imagine et Lyne Héroux, directrice du Service aux étudiants de HEC Montréal, nous rencontrons les candidats. Qu’est-ce qu’un leader selon toi? Quelles sont tes faiblesses et comment les surmonteras-tu? Pourquoi te présentes-tu président? Des questions et des mises en situation pendant 30 minutes. Nous recommanderons les trois candidats. Chloé rend les dossiers publics.

Nathalie enseignait à l’ESG UQAM (devinez quoi? Elle est membre du conseil consultatif d’AIESEC UQAM!) alors mes beaux-parents prennent la relève à la maison pendant que je m’installe dans la salle Métro, située dans la section jaune à HEC. Vincent St-Onge, un alumni d’AIESEC Laval, agit à titre de président d’élection. Royce Lee, président 2008-2009, comme secrétaire. Presque cinquante personnes prennent place dans la classe. Des recrues, quelques alumnis, le président d’AIESEC McGill, les membres actuels en poste de leadership. La tension est palpable.

Chaque candidat disposera d’une période de 10 minutes pour un discours d’ouverture. Suivra une période de questions de 1 heure, puis 20 minutes de discussions pendant lesquelles les candidats seront à l’extérieur. Conclusion de trois minutes et puis le vote. J’observe les AIESECers dans la salle. Je ne suis pas autant impliqué émotionnellement qu’eux dans le processus. Je trouve donc fascinant ce qui se déroule devant moi. Je vois trois jeunes qui ont décidé de présenter leur candidature, d’effectuer une introspection profonde en public. Ils font preuve d’un très grand courage! Je suis très fier d’eux et du chemin qu’ils ont parcouru.

22 h 20. Les trois candidats entrent dans la salle, les yeux bandés, revêtu d’une toge. La coutume veut que le président actuel verse de l’eau sur la tête de l’heureux élu, le tout en chantant une chanson en suédois! Je me revois en novembre 1989, puis en janvier 1991, alors que j’étais respectivement élu président d’AIESEC HEC puis directeur régional du Québec d’AIESEC Canada.

Romain, dans sa conclusion, nous a présenté ce vidéo. Superbe!
Je remercie les membres présents pour leur implication et le sérieux démontré lors de cette soirée. Je les laisse sur ces paroles (modifiées) de John F. Kennedy : « Ne te demande pas ce que l’AIESEC peut faire pour toi. Demande-toi ce que TU peux faire pour l’AIESEC ».

Mon auto est stationnée sur Decelles, près du Collège Brébeuf. Je passe devant l’appart que Nathalie et moi habitions sur Édouard Montpetit. Marcher dans ce quartier le soir me rappelle des souvenirs intenses. Nous y avons habité deux ans, pendant la période où nous étions tous deux très, TRÈS, impliqués dans l’AIESEC. Nous y avons découvert nos talents respectifs et avons grandis dans cette expérience. Aujourd’hui, la vie nous sourit et trois beaux enfants complètent notre famille!

Vous pensez peut-être que je me sens nostalgique? Un peu, pas vraiment. Je réalise la chance que j’ai eu de rencontrer l’AIESEC sur ma route. De ti-cul de Québec qui connaissait personne à Montréal, en passant par VP échanges, stage de huit semaines en Yougoslavie à l’été 1989, président, congrès international en Pologne en 1990, directeur régional du Québec pour AIESEC Canada, conseil consultatif et intronisé au Temple de la Renommée d’AIESEC International en 2000, j’ai appris à polir toutes les facettes de ma personnalité. J’ai découvert que j’avais un talent de rassembleur et de communicateur.

Je ne me sens pas nostalgique, parce que demain, AIESEC HEC poursuit sa route. Je verrai encore et encore des jeunes y entrer, trouver leur voie, développer leur potentiel et prendre la route de la vie avec ce merveilleux bagage. Un immense merci à vous tous, membres actuels et passé d’AIESEC HEC. Vous ne savez pas à quel point vous m’énergisez!!

30 septembre 2010

Les blues de la réussite

Il y a deux semaines, Nathalie m’a transféré le bulletin électronique du Groupe Cohésion coaching, intitulé Le visionnaire audacieux. Un article, écrit par Sophie Tremblay, présidente de l’entreprise, y traite du blues de la réussite.

Cet article met des mots sur cet immense vide que j’ai ressenti au printemps. Une fois de plus, j’ai la preuve que la vie nous envoie toujours des messages pour nous guider. Le hic, c’est d’être à l’écoute pour les capter! L’introduction va ainsi:

« Les blues de la réussite se manifestent suite à une période intense d’efforts pour atteindre un objectif - ou un rêve - qui alliait désir et signification dans votre univers personnel…

Les symptômes qui s’y rattachent sont : un sentiment de vide, un manque de motivation (encore plus évident si vous êtes naturellement motivé), un désintéressement général, de la fatigue ou encore une légère confusion. Mes clients les plus performants sont les plus déboussolés. Ils ne saisissent pas pourquoi, eux habituellement si naturellement motivés, ne le sont plus. »

En 2008-2009, j’ai poursuivi de front deux rêves : apprendre à piloter et participer aux Jeux de Vancouver en tant que bénévole. J’ai maintenu l’intensité à un niveau très élevé pendant toute cette période. Une fois l’euphorie du retour passée, j’ai ressenti un désintéressement général et un manque de motivation. Durant plusieurs semaines en mai-juin, j’ai éprouvé des problèmes avec mes genoux, ce qui signifie selon certains un manque de flexibilité face à une situation que la vie nous envoie. Mme Tremblay poursuit ainsi son article :

« La bonne nouvelle est que les « blues de la réussite » sont un phénomène temporaire. La mauvaise nouvelle est que plus vous résistez au cycle plus il persiste. Du moment que vous acceptez et épousez l’expérience, le rythme des blues saura renouveler votre sagesse et votre perspective. »

Son explication a du sens. Pourtant, j’ai longtemps résisté. Je me disais « voyons donc, ressaisis-toi, tu es capable! Tu inspires les autres, inspire-toi! ». À la fin juin, j’ai décidé de lâcher prise, de ne plus avoir aucune autre préoccupation que celle d’observer la nature, de m’ancrer les deux pieds solidement dans la terre, moi le taureau. Comme par magie, les maux de genoux se sont envolés…
Sophie Tremblay offre ensuite quelques idées pour passer au travers de cette période difficile et repartir. Je vous les partage, car j’ai vécu chacune d’elles dans les derniers mois.

Savourer et contempler
Laissez-vous aller à la contemplation. Si comme bien des clients votre projet était initialement ambitieux ou difficile à imaginer achevé, appréciez le brin de folie qui vous a propulsé vers l’aventure, et surtout savourez la personne que vous êtes devenue…

…Aux Iles-de-la-Madeleine, j’ai relu tous mes écrits reliés aux Jeux. Plus de 40 000 mots, 75 pages à simple interligne. Certains petits bijoux qui laissent des traces de sel sur mes joues.

Refaire ses forces
Permettez à votre corps et à votre esprit de prendre un repos bien mérité. Que ce soit par le biais du sommeil, du sport, des amis ou du plaisir, mettez l'accent sur vos besoins. Les périodes intenses de réalisation nous poussent souvent à puiser dans nos réserves et à produire une forte dose de concentration soutenue…

…Dormir plus de 10 heures par jour pendant ces trois merveilleuses semaines de vacances aux Iles.

Ne pas forcer sa motivation
Pour les gens portés vers l’action cette suggestion est la plus difficile, car elle va à contre-courant de leur tempérament. Une personne m’a déjà demandé quelles actions elle pouvait mettre de l’avant pour redevenir motivée. Le meilleur allié de la motivation est l’inspiration. Faire le plein d’inspiration renouvelle les idées et les possibilités. Sur le terrain, j'observe que quand quelqu'un force la note pour retrouver sa motivation, il se trouve des objectifs qui satisfont surtout la tête et l’ego. Mais nous recherchons surtout la motivation issue du cœur, celle qui alimente avec aisance la passion et l’engagement à long terme.

… Me laisser porter par mes émotions, faire le plein de lectures, d’observation des gens, des lieux et des histoires qu’ils portent.

Se réinventer
La beauté des « blues de la réussite », c'est qu'ils procurent l'occasion de faire le vide pour faire le plein. En épousant le rythme de cette phase vous avez la chance d’ouvrir des perspectives inattendues et même de vous surprendre. Ici, la fin et le début se rejoignent, les possibilités se côtoient, les préférences émergent lorsqu’elles sont prêtes. Et si vous prenez le temps de savourer l’essence du moment vous constaterez également qu’il n’y a pas de terrain plus fertile pour sortir des sentiers battus et vous réinventer. Car c’est la croisée des chemins entre la conclusion et la préface de l’histoire.

Je sens que je suis à la croisée des chemins. J’ai besoin de remonter en avion, question de m’élever au-dessus du tumulte quotidien. Je sens que le chemin des vingt prochaines années cogne à ma porte. Le brouillard se dissipe peu à peu, m’ouvrant de nouvelles portes. À moi d’écouter et de saisir les opportunités.

Merci Nathalie d'avoir partagé ce bulletin électronique!

17 septembre 2010

Assemblée générale annuelle de MPI

Qu’est-ce que l’événementiel? Qu’est-ce qui fait le succès de votre party de bureau, ou encore de votre réunion familiale? Les lieux? Les activités offertes? La qualité de la nourriture? Toutes ces réponses. Le facteur clé selon moi, c’est l’interaction entre les participants. L’énergie positive qui se dégage des échanges. Plusieurs pensent que la démocratisation d’internet et l’avènement des médias sociaux signifient la mort des rencontres d’affaires. Je ne le crois pas. Rien ne remplacera le langage non verbal, cette synchronicité qui se développe lors d’une discussion. L’éclat brillant dans les yeux ne se capte pas sur MSN ou Facebook. Le petit bonhomme sourire ;-) ne reproduit pas le sourire heureux et les rides du coin de l’œil qui l’accompagnent. Je recommence les événements à la CIGM et retrouve avec joie ma gang, avec ses positifs et ses chialeux, ses joies et ses peines. Quand je réfléchis à ma vie, je constate que trois mots reviennent. Des gens. Des lieux. Des histoires. Le titre de mon blogue. En tant que créateur d’expériences, je suis à l’affût des tendances et nouveautés. Je participerai de plus en plus à des activités de réseautage avec mes pairs. Aujourd’hui, je reviens sur l’assemblée générale annuelle de MPI Montréal.

MPI regroupe 232 professionnels de l’événementiel québécois. Des gens de l’hôtellerie, de centres de congrès, de compagnies audiovisuelles. Des planificateurs indépendants, corporatifs ou associatifs, comme moi. D’autres qui travaillent dans ces lieux magiques dans lesquels j’organise mes événements : le Musée Pointe-à-Callières, le Club Mount Stephen, le Centre des sciences dans le Vieux Port de Montréal pour n’en nommer que quelques-uns. En incluant les non-membres présents, il y a près de 140 personnes à cette assemblée.

Je suis stationné sous la Grande bibliothèque. Y avez-vous mis les pieds depuis son ouverture? Que vous aimiez ou pas la lecture, je vous conseille d’y aller. Plaisir garanti pour l’œil. Lorsque j’y entre, j’oublie le temps. Je me retrouve au beau milieu de l’univers des livres, porteurs de découverte et d’évasion. Je marche sur Saint-Denis vers le nord, tourne à gauche sur Sherbrooke et découvre l’Espace Cormier, situé au Loft Hotel. Nouvel endroit ouvert depuis quelques mois. Le cocktail de bienvenue se tient dans la salle à l’entrée. Nous allons dans une deuxième pour l’assemblée (qui se déroule beaucoup plus rapidement que celles de la CIGM. 232 membres vs. 10 500…) et enfin nous entrons dans une troisième salle, avec accès à une terrasse d’où l’on aperçoit le centre-ville. Cocktail dînatoire et réseautage. Des gens. Des histoires.

Celle de Nicholas de Clientis, français d’origine débarqué au Québec il y a quelques années. Il a convaincu un de ses grands amis (Gabriel Duault ) à venir le rejoindre à Montréal.. Il est courtier immobilier à La Capitale du Mont Royal, bureau où travaille mon amie Marie-France Vachon (ma « boss » du conseil d’administration). Marie-France est une pro du réseautage, ayant d’ailleurs été nommée agent réseauteur de l'année du Réseau Immobilier La Capitale en 2006 et en 2008. Nicholas me promet des documents. J’ai reçu son message le lendemain matin. Bravo pour la qualité du suivi!

Celle de Régis. Depuis plusieurs années, une des publicités de l’office du tourisme de Québec met en vedette Regis Fleury, un ancien de Gladu Beauce. Nous avons travaillé ensemble au début des années 2000. Nous passons un bon moment ensemble, à discuter de nos histoires respectives depuis Gladu.

La rencontre avec Jean-Louis Mandeville. Il est à son compte (Eventum)depuis le début des années 80. Il possède sans contredit la flamme dans les yeux. La passion des gens et des événements. Je retiens ceci de ma rencontre avec lui : « Quand je me présente chez un client potentiel, je n’ai qu’une feuille blanche. Les clients sont déconcertés, me demandent mon cahier de thèmes. Je leur réponds que je suis là pour les aider à verbaliser ce qu’ils ont en tête. » Il pose des questions et ÉCOUTE. C’est aussi simple que cela!

Et enfin, Marie-France Savaria. Quand je dis que la technologie et les réseaux sociaux ne pourront remplacer les rencontres face à face, en voici un magnifique exemple. Marie-France s’implique dans le comité communications de MPI. Elle suit la page Linked In de l’association. J’ai posé une question sur un forum il y a deux semaines. Elle m’a répondu et suggéré un endroit pour la tenue de conférences. Tout l’échange s’est fait par courriel. Vers la fin du cocktail, nous nous sommes reconnus grâce aux noms sur les cocardes. En entendant ma voix, elle lance : « Je t’ai appelé la semaine dernière, en cold call! ». Le souvenir remonte. Je n’avais pas allumé lors de notre discussion téléphonique, occupé que j’étais sur un projet. Elle non plus. Marie-France développe les affaires à Montréal pour le centre de congrès de Lévis. Incroyable n’est-ce pas?

20 h 45. Le temps de retourner à la maison est venu. La soirée me confirme une fois de plus que j’adore mon travail, malgré ses hauts et ses bas (la courbe du rythme cardiaque n’est-elle pas faite de hauts et de bas? Une ligne droite signifie la mort). Elle me confirme que j’ai choisi la bonne ligne de conduite pour mon blogue, après des années de tergiversation. Des gens. Des lieux. Des histoires.

15 septembre 2010

Speed dating d’affaires au Centre Bell

D’affaires. Le mot important dans le titre est d’affaires. Ne partez pas de rumeurs. Je ne suis pas à la recherche d’une nouvelle flamme. Mercredi dernier, je participais à une activité organisée par le magazine Le Planificateur, au restaurant La Mise au Jeu du Centre Bell.

Depuis des années, lors de mes pèlerinages annuels au Centre Bell pour voir des concerts rock, j’essaie toujours de me stationner dans la rue William. Garda y possède un gros édifice dans lequel sont stationnés des dizaines de camions blindés. Il ne me reste ensuite qu’à marcher un petit kilomètre et nous y voilà. Un seul hic ce matin-là : une averse digne des tropiques, à 8 h. Je revêts mon manteau bleu de Schtroumpf et entame la marche sur de la Montagne, en pensant à ce qui m’attend.

Mes sept comités à la CIGM visent à favoriser la collaboration entre les courtiers immobiliers. Ils y arrivent en organisant des conférences et des activités sociales. Mes bénévoles jouent le rôle de catalyseur dans les événements, afin de favoriser le réseautage entre les membres. Aujourd’hui, je vivrai ce que je fais vivre à mes participants : prendre un café, écouter des conférences, réseauter.

Laisse le manteau au vestiaire, monte les marches menant à La Mise au Jeu. Accueil. Je reçois mon identification (beau cordon Le Planificateur!) et mon horaire de Speed dating. Je circule parmi les gens, café en main. Je revois des visages rencontrés dans d’autres événements, aperçois du coin de l’œil la salle où auront lieu les trois conférences. Je m’y dirige.

Les conférences furent géniales. Les gens qui réussissent dans la vie ont compris une chose : il faut continuellement se perfectionner et partager avec nos pairs… et des gens oeuvrant dans d’autres domaines. Certains membres de la CIGM possédant plusieurs décennies d’expérience et de succès en immobilier participent toujours à mes conférences? Pourquoi? Pour découvrir ne serait-ce qu’un petit truc qui les relancera, un rappel d’une technique il y a longtemps apprise.

Je retiens le bench marking qu’effectue l’équipe de service à la clientèle du Centre Bell chaque année. Voilà un défi à relever en 2011. Convaincre mon employeur de me permettre de faire du bench marking avec d’autres organisations.

Et le Speed dating alors? Tu nous accroches avec ce titre et tu n’en parles pas! La formule est simple. Plusieurs partenaires sont installés à des tables. Chacune porte un numéro. Un animateur déclare la ronde ouverte. Cinq minutes sont allouées pour chaque rencontre. Je me présente en résumant qui je suis, d’où je viens, ce que je recherche. Le fournisseur me présente ensuite son produit. Parfois, nous réalisons rapidement que nous ne pourrons faire affaires ensemble. La discussion s’interrompt, ou alors nous parlons de tout et de rien en attendant la cloche, qui sonne toutes les cinq minutes pour annoncer la prochaine rencontre.

J’ai adoré ce concept qui permet de découvrir plein de gens et lieux intéressants, en peu de temps. Oui les oreilles bourdonnent et la voix s’éreinte à tant parler mais le jeu en vaut la chandelle!

Merci à l’équipe du Planificateur pour ces quelque six heures qui nous ont permis de découvrir l’envers du décor et des événements au Centre Bell.

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