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5 mai 2016

Lancer ses rêves dans l’univers !

Voici la suite du billet publié le 25 avril, suite à notre séjour au Château Frontenac avec les enfants.

Fascinant cet exercice de s’écrire une lettre afin de l’ouvrir dans le futur. Que recélaient nos lettres, écrites la journée de mon 25e anniversaire de naissance, en avril 1993 ?

Nous rêvions tous deux d’une grande famille, composée d’au moins trois enfants. Celle-ci s’épanouirait dans une maison ancestrale située sur un grand terrain à la campagne. L’univers a répondu à nos souhaits. Nous vivons heureux, dans une maison construite en 1933, sur le chemin des Patriotes. Heureux tout le temps ? Évidemment que non ! La vie s’amuse à nous faire vivre ses inévitables montagnes russes, composées de hauts et de bas.

Sur le plan personnel, en m’adressant aux enfants, je mentionnais que je désirais fortement conserver mon enthousiasme de jeunesse. Je peux dire, avec le recul, que je ne l’ai pas perdu ! Pourquoi ? Je suis toujours aussi curieux. Je poursuis ma découverte des gens et des lieux qui façonnent l’histoire. Entre autre par le biais de mon implication bénévole et de mon travail auprès de ceux qui donnent du temps pour embellir le monde, à la hauteur de leur énergie. Les bénévoles, des gens de cœur, m’inspirent car ils font preuve d’un enthousiasme à toute épreuve.


Pour ce qui est des shows rock, je confirme que je maintiens le cap, en m’offrant de vivre, au moins deux par année, l’énergie dégagée par la musique live et la foule en liesse. La plus récente dose de rock solide, je l’ai eu en compagnie d’Iron Maiden au Centre Bell, en avril. L’automne dernier, à Québec, j’avais « fermé » le Colisée puis « ouvert » le Centre Vidéotron, avec Metallica. Et en juillet, j’avais emmené Nathalie, Roselyne et Félix voir Bodh’aktan aux Iles de la Madeleine.

Mes amis me traitent de rêveur et d’idéaliste et ajoutent souvent « arrête de l’dire pis fais-le, Fortin! » Eh oui. Mon plus grand défaut consiste à laisser cette foutue petite voix intérieure, plus souvent qu’autrement, dicter mes actions. Parce que vous savez, elle aime s’imaginer toutes sortes de peurs, la vilaine. Je reviendrai d’ailleurs sur cet aspect de ma vie lors de prochains billets. Je crois avoir enfin trouvé une façon de l’apprivoiser.

Et ces rêves fous, Christian ? Lisez :

En avril 2008, lors du passage dans la quarantaine, un fort sentiment d’urgence a envahi mon être. En mai, je débutais mes cours de pilotage, chez Cargair à St-Hubert. En octobre 2009, j’obtenais mes ailes de pilote privé !

De 1993 à 2002, j’ai vu les quatre coins de l’Amérique du Nord dans le cadre de mon travail en marketing. Ensuite, j’ai découvert les divers secteurs du Grand Montréal et les gens qui animent les communautés locales. J’ai suivi Nathalie dans des congrès en Europe et même à l’Ile de la Réunion, dans l’océan Indien.

Mes expériences bénévoles à Vancouver et Sotchi furent racontées ici, sur ce blogue, et dans un livre, le Journal d’un passionné de Jeux olympiques.

Le voilier, lui ? J’en rêve toujours… quoique de moins en moins. Après avoir vidé les maisons de deux oncles et celle de mes parents dans les trois dernières années, j’ai commencé peu à peu à me détacher des possessions matérielles. Je préfère vivre des expériences humaines enrichissantes. D’ailleurs, Nathalie écrivait dans sa lettre que la réussite dépend en grande partie de nos valeurs.


Pendant de trop nombreuses années, j’ai pensé que la réussite provenait des possessions qui démontraient la réussite : auto de luxe, grosse maison avec une piscine creusée située dans le bon quartier, etc. Je faisais fausse route.

J’ai réalisé que le rêve de posséder un voilier ou une moto Harley Davidson reflétait ma soif de liberté et des grands espaces. Je sais aujourd’hui que peux assouvir ces passions différemment, sans avoir à me préoccuper de l’entretien d’objets.

Je débute la quarante-neuvième année de ma vie. Ce qui signifie, que cela me plaise ou non, la fin de la cinquième décennie. J’accorde moins d’importance au futur à long terme et m’efforce de vivre chaque journée en pleine conscience.

La curiosité et l’enthousiasme feront toujours partie intégrante de ce qui me guide. L’écriture et l’enseignement me permettront de contribuer à ma façon à embellir le monde.

La machine à rêver fonctionne encore. Prochaine destination : les Jeux olympiques de Rio !

25 avril 2016

Un quart de siècle de vie commune !

Le samedi 24 avril 1993, Nathalie et moi avions séjourné au Château Frontenac. L’hôtel le plus photographié du monde, qui appartenait alors au Canadien Pacifique, fêtait ses premiers 100 ans. Je voulais célébrer en grand mes 25 ans et le début de nos carrières professionnelles.

Sur un coup de tête, nous avions saisi le papier entête et avions fait comme dans les films : nous nous sommes écrit chacun une lettre, qui serait à ouvrir le 26 mai 2015, dans une suite du Château. Pourquoi cette date ? Parce qu’elle marquerait le 25e anniversaire de notre amour, qui a pris naissance au Château d’Amos en mai 1990, lors d’un congrès AIESEC.


Les années passèrent et les enveloppes demeurèrent scellées. 2015 se déroula sous le signe de la recherche-action en équipe que je menais dans le cadre de la maitrise en gestion de la formation. Le Château ne nous vit donc pas dans l’une de ses suites.

Il y a deux semaines, j’ai consulté toute la famille (concilier cinq horaires s’avère tout un exercice !) et j’ai réservé un studio double pour le samedi 23 avril. Nous pourrions enfin lire les messages que ces deux objets ayant voyagé dans le temps nous réservaient.

Une idée folle a germé peu à peu dans mon esprit. Après plusieurs jours de tergiversations, les doigts ont pianoté sur le clavier du MacBook Air et j’ai envoyé, sans avoir trop d'attentes, un courriel au directeur général du Château, lui expliquant ce que vous lisez en ce moment.

Le lendemain matin, je recevais une réponse :
« Bon matin M. Fortin, Tout d’abord, au nom de M. Mercure et de toute l’équipe du Fairmont Le Château Frontenac, je vous remercie d’avoir pris le temps de nous écrire pour nous faire part de votre séjour plus que spécial ! C’est avec joie et émotion que je ferai tout en mon pouvoir pour transformer votre séjour en souvenir inoubliable ! »
Nathalie et les enfants m’ont regardé avec un drôle d’air lorsque je leur ai annoncé que j’avais écrit au DG du Château : « yé capoté mon chum / notre père ! Écrire au DG ! Ben voyons donc. Pour quoi faire ? » « Vous verrez, vous verrez » fut ma réponse de gars qui rêve toujours tout haut.

Samedi. 15 h 25. Nous effectuons notre entrée. Je me présente au comptoir. Le préposé à l’accueil, fort gentil, me remet les clés magnétiques. « Vos chambres sont au deuxième étage. Les ascenseurs se trouvent à votre droite. » Une petite lumière s’allume dans mon esprit. Les chambres ? J’ai réservé un studio double… Je garde la surprise pour moi. Alors que nous attendons l’ascenseur, une jeune voix m’interpelle : « M. Fortin ? Bienvenue au Château. Désolé de vous avoir manqué à la réception. Je vais vous montrer votre suite. Je suis très heureuse de vous recevoir ! » Nathalie et Félix me regardent avec des grands yeux qui disent : « Une suite ? Elle a dit une suite ? »

Chambre 2259. « Celle-ci sera pour les enfants. » Chambre 2261. « La suite Charlie Chaplin sera pour vous. Entrez, j’ai une surprise ! ».

Julie, émue, nous fait passer à l’intérieur. Une bouteille de champagne sur la glace, cinq flutes et des macarons nous attendent, sur la table dans le salon de la suite. Nous sommes ses derniers clients au Château, après treize années de service. Elle relèvera de nouveaux défis au Fairmont Manoir Richelieu. Nul besoin d’ajouter que quelques larmes furent versées.



J’ai ouvert la bouteille, en ai servi à chacun et nous avons trinqué à la santé de notre belle famille. J’ai sorti les lettres de mon sac, les ai ouvertes avec un canif suisse. Puis, Nath et moi avons plongé dans ces missives qui avaient voyagé dans le temps…

8 novembre 2015

Clore un chapitre, en ouvrir un nouveau – partie 1

Début avril 2015. J’apprends que l’un de mes groupes favoris, Metallica, fermera le Colisée de Québec et ouvrira le Centre Vidéotron, en septembre. Je me promets sur le champ de vivre ces deux moments sur place, en compagnie de milliers d’autres fans de ce groupe américain de Heavy Metal qui apprécie énormément ma ville natale, Québec.

Vendredi 24 avril, 11 h 50. Je suis en classe à l’Université de Sherbrooke. L’un des derniers séminaires du parcours académique qui me mènera, en septembre, en Europe. Et jour de mon 47e anniversaire de naissance. À midi, les réseaux Billetech et Ticketmaster mettent en vente les billets pour ces spectacles qui s’annoncent mémorables. J’ouvre mon fureteur internet et, dans deux onglets différents, commence à rafraîchir les pages. Je n’en suis pas à mes premières armes dans l’achat de billets pour des spectacles rock et je sais que je dois agir vite. À 12 h 10, je crie victoire : le lundi 14 septembre, au vieux Colisée, et le mercredi 16 septembre, dans le Centre Vidéotron tout neuf, je vivrai l’histoire. Je m’offre un cadeau de fête afin de clore un chapitre de ma vie et en ouvrir un nouveau.

Cinq mois passent. Je me consacre à fond à la rédaction, avec mon équipe des Scopes, de notre recherche-action.

Le 14 septembre, j’emprunte l’autoroute 20 en direction est, presque du reculons. Peut-être ai-je peur de retrouver les fantômes du passé ? Je ne sais trop. La première partie ne m’intéressait pas, alors j’ai pris mon temps. J’arrive dans le quartier Limoilou vers 20 h. Je marche vers le Colisée, plongé dans mes souvenirs d’adolescence. J’en ai vu, des shows rock dans cette enceinte ! J’entre à l’intérieur. Les techniciens de scène terminent la mise en place pour Metallica.

Je jette un coup d’œil vers la galerie (les bancs gris), là où papa a eu un billet de saison des Nordiques. Je tourne ensuite le regard vers les loges, au centre, là où mon oncle Benoit Roberge possédait son billet de saison des Nordiques, puis des Remparts. Les deux Ben (mon père et mon oncle), ont vu jouer Jean Béliveau, Guy Lafleur, Marc Tardif ou encore Joe Sakic dans ce vieil amphithéâtre. Metallica entre sur scène vers 21 h 10 et en sortira à 23 h 30.


J'ai eu droit à une autre prestation fort énergique du groupe californien, qui a joué dix-huit chansons. Le vieux Colisée entrera en dormance, après avoir vu tant d’action au cours de ses 66 années d’existence.

La Corolla grise me ramène 254 km à l’ouest, à la maison. Vers 2 h, je plonge dans mon lit avec bonheur. Mardi soir, je débute une nouvelle session d’enseignement chez Zoom Académie. Je retrouve avec joie une nouvelle cohorte d’étudiants qui désirent se perfectionner en événementiel et démarrer leur entreprise.

Je m’endors avec l’impression de clore une étape de ma vie. Demain, je compte partir plus tôt afin d’aller rendre visite à mes parents au cimetière Notre-Dame de Belmont.

27 octobre 2015

Vivre dans le présent.

L’une des meilleures décisions que j’ai prise dans ma vie, en 2014, consiste à me concentrer sur une seule chose à la fois. Il m’en aura fallu, des épreuves, pour comprendre que Christian-la-pieuvre aux dizaines de bras répétait toujours les mêmes erreurs. Toujours plus, encore plus. Ne jamais dire non. Saisir TOUTES les occasions de performer encore et encore. Pour apprendre. Afin de tester mes limites je suppose. J’aurai mis à peine vingt-huit années à comprendre… Christian-la-pieuvre qui s’épuise à courir après des dizaines de projets en simultané n’est plus.

Une chose à la fois.

La méditation (merci Headspace !) m’a appris à vivre dans le présent. À libérer mon esprit du passé. À le libérer de ce qui risque d’arriver dans une semaine, deux mois, trois ans, quatre décennies.

À vivre ainsi dans le moment présent, une chose à la fois, j’en oublie de visiter ce blogue qui a joué, et jouera encore, un rôle important dans ce que je suis devenu depuis sa mise en ligne en novembre 2009.

Au retour des vacances estivales aux Iles-de-la-Madeleine, j’ai mis les bouchées doubles afin de rattraper mes équipières de la maitrise, qui, durant mon absence, ont poursuivi la rédaction des travaux à remettre à la fin du mois d’août. L’aventure débutée en janvier verrait bientôt sa conclusion. Nathalie et les enfants ont dû vivre avec mon absence tous les weekends d’août et du début septembre.

Sans compter que la dynamique familiale se transforme en cet automne 2015.

Mathieu emménage dans un appartement à Sherbrooke, en compagnie de Pierre-Olivier , son coéquipier des Patriotes du Richelieu. Il fait son entrée à l’université en géomatique de l’environnement. Roselyne emménage chez une amie de Nathalie sur le Plateau Mont-Royal, suite à son entrée au Cégep de Maisonneuve.

Début septembre, je me serai donc consacré corps et âme au projet de recherche-action qui s’est conclu par une tournée de six présentations dans des universités et des associations professionnelles à Rouen, Lille, Bruxelles, Nanterre et Paris.

Avant de m’envoler, j’ai vécu les concerts de Metallica au Colisée Pepsi et au Centre Vidéotron de Québec. J’en ai profité pour visiter maman, papa, oncles et tante au cimetière Notre-Dame de Belmont. Un billet s’en vient d’ailleurs à ce propos.

Après les présentations du 28 septembre au 2 octobre, couronnées de succès, j’ai eu l’immense privilège de vivre des retrouvailles familiales dans une ferme plus que centenaire à Corrobert, une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne. J’y ai retrouvé une ambiance qui me ramenait dans les fêtes familiales des Fortin. Oncles, tantes, cousins, cousines et leurs jeunes enfants, ces derniers dictant le rythme de la journée. J’ai visité l’Expo 2015 à Milan et, le 10 octobre, j’ai retrouvé avec joie la demeure familiale sur les rives du Richelieu. Depuis, je libère mon esprit en complétant les rénovations entreprises par Nathalie et Félix dans le sous-sol.

Dans trois jours, je retrouve pour la dernière fois mes collègues de la maitrise au campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke. Un séminaire de trois heures pour nous préparer à la dernière étape qui me mènera à l’obtention de ce grade de second cycle dont je rêve depuis le milieu des années 90.

Le bilan intégrateur de cinquante pages conclura mon parcours et me permettra, en janvier 2016, de prendre un nouvel envol.

En me concentrant sur une chose à la fois, centré sur le moment présent.

16 juillet 2015

S’offrir une pause de deux semaines.

Les vacances estivales. Qu’évoquent-elles pour vous ? De longues semaines sans école ? Un emploi d’été ? Des travaux de rénovation ? Un séjour en camping ? Ou encore sur le bord de la mer ou d’un lac ? Pour moi, elles riment avec séjour à la mer.

De l’âge de deux ans à l’âge de 13 ans, la frénésie s’emparait de ma sœur Véro et de moi en juin. Dès l’école terminée et la page de calendrier tournée à juillet, nous empruntions la route 173 vers la frontière du Maine, puis la 201 et la 95, afin de nous rendre à Hampton Beach, dans le New Hampshire. En général, pour une semaine. Et quand les années étaient bonnes et le budget familial moins serré, deux semaines. Oncles et tantes Roberge et Côté nous y joignaient. Nous résidions au Blue Jay Motel, alors qu’ils préféraient le Brownie’s, de l’autre côté de la rue.

Le camp d’été des cadets de l’armée en 1983, puis les emplois d’été et enfin le départ à l’université à Montréal ont fait en sorte que pendant plusieurs années, la mer a disparu de ma vie. Dans mon enfance, j’avais entendu parler ma cousine et marraine Louise de son épopée aux Iles-de-la-Madeleine en vélo. Pour l’enfant que j’étais, pédaler autant de kilomètres s’avérait une tâche dont seuls les super héros pouvaient s’acquitter. La vie a fait en sorte que ma sœur y a effectué des stages lors de ses études en médecine.

Nathalie et moi l’avons visité à l’époque et nous sommes tombés en amour avec cet archipel posé au beau milieu du golfe du Saint-Laurent. Les Iles représentent aujourd’hui pour nos enfants ce qu’Hampton Beach représentait pour moi et ma sœur. Se retrouver dépaysé à des centaines de kilomètres de la maison. Jouer dans les vagues et dans le sable. Être seuls avec nos parents sans les tracas du quotidien, de la course boulot-études. Se laisser bercer par la brise marine et le soleil sur notre peau.

Cette année, notre séjour aux Iles prend une tournure spéciale. La tradition voulait, lorsque les enfants étaient jeunes, que grand-papa Roger et grand-maman Jeannine passent prendre les enfants à Richelieu, en véhicule récréatif. Les parents suivaient derrière. Nous arrêtions dîner aux Promenades Drummondville, poursuivions la route jusque chez grand-papa Ben et grand-maman Rollande, sur la rue du Château à Ste-Foy. Les enfants dormaient dans le VR, nous dormions au sous-sol. Le lendemain, nous prenions la route vers l’Ile du Prince-Édouard. Au retour, deux ou trois semaines plus tard, nous soupions au Ashton à St-Nicholas et appelions grand-maman Rollande pour lui donner des nouvelles. C’est bien connu, les mères veulent des nouvelles de leurs rejetons, alors que les pères coupent le cordon et s’en mordent les doigts en silence…

Cette année donc, le séjour prend une tournure spéciale. Maman est décédée il y a un an. Point d’arrêt à Québec à l’aller. Le Ashton au retour ? Tout à fait. Mathieu, notre plus vieux, occupe un emploi d’animateur au camp de jour de la ville de St-Césaire. Il ne peut donc prendre de vacances avec nous. Et en août, il emménage à Sherbrooke, où il amorcera l’université cet automne. Ouf !

Nathalie a noté, dans les derniers jours, le désarroi qui m’a peu à peu envahi. J’en ai même oublié, hier matin, le NIP de ma carte de crédit. Résultat ? Elle est gelée pendant 24 heures …

D’une part, je me sens coupable « d’abandonner » mon équipe de maitrise pendant une vingtaine de jours, à dix semaines de nos présentations en France et en Belgique. D’autre part, je n’arrive pas à gérer les émotions liées à l’anniversaire du décès de maman, il y a un an. Et la culpabilité de ne pas avoir été là pour ses derniers instants. J’éprouve le sentiment d’avoir abandonné ma blonde, partie d’urgence à Québec, alors que je maintenais mon engagement d’enseignant en allant visiter avec mes étudiants la salle où ils organisaient, quelques jours plus tard, l’événement couronnant leur parcours académique de quatorze semaines. Il faut dire que l’hospitalisation de maman n’annonçait pas toute la gravité de ce qui allait se produire quelques heures plus tard …

Aujourd’hui donc, je prends la route, en direction est. Dans 1 200 kilomètres, la petite ville de Souris, à l’Ile-du-Prince-Édouard, nous attend. Dans la nuit de vendredi à samedi, nous monterons à bord du Madeleine.

Au cours des deux prochaines semaines, je vivrai au rythme de la mer. En me laissant bercer, dans le jour, par les souvenirs d’enfance. Et le soir venu, je regarderai les milliards d’étoiles au firmament, afin de rêver à ce futur que je suis en train de créer.

De retour en ligne en août.

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