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17 avril 2014

Papa, tu es parti il y a un an.

Douze mois. Cinquante-deux semaines 365 jours. Je pourrais continuer ainsi. Il y a eu un printemps, fort pénible, un été où j’ai pédalé des centaines de kilomètres sur ton vélo blanc. L’automne s’est installé, nous avons pris le chemin des arénas. L’hiver est venu, me voyant vivre une autre expérience humaine d’une incroyable intensité, à Sochi.

Il y a un an, j’étais dans une conférence du regroupement commercial IC&I de la CIGM. En fin d’après-midi, je prenais la route d’urgence pour Québec. J’ai raconté cette journée dans un billet qui a été lu par 166 personnes. En ce moment, je roule sur l’autoroute 20, en direction Est. Lundi, il faisait 24 degrés celcius à Richelieu. Hier soir, le mercure a amorcé sa chute. La neige s’est mise à tomber. Ce matin, le paysage est magnifique, tout de blanc vêtu.

Roger est à ma droite. Nathalie, derrière lui, corrige des devoirs. À sa gauche, Félix joue au Playstation. La chanson One de U2 joue, m’enveloppant de ses riffs de guitare planants. Nous nous dirigeons vers Carleton-sur-Mer. L’équipe de Mathieu, les Patriotes du Richelieu Junior AA, représente la région Richelieu à la Coupe Dodge, championnat provincial de hockey.

Ne trouves-tu pas étrange, papa, que ce soit en cette journée, jour pour jour, que nous roulions? Je viens de passer la sortie Mgr-Bourget. Celle que nous empruntions pour aller visiter grand-papa Arthur à Lauzon, sur le bord du fleuve. Nous sommes à la sortie Route Lallemand. Dans quelques kilomètres, il y aura cette longue descente d’où nous aurons une vue imprenable sur le fleuve, l’Ile d’Orléans et les montagnes.

Mon esprit navigue d’un souvenir à l’autre. J’ai l’impression que mon corps, par sa mémoire musculaire, ressent toute la douleur vécue il y a 52 semaines. Avez-vous ce genre de symptôme, vous aussi, à des moments charnières de votre vie? J’ai l’impression d’avoir les yeux bouffis. Ma main gauche, qui tient le volant, ressent la dernière caresse de tes cheveux blancs, dans cette petite salle de l’urgence où tu nous attendais, dans ton dernier repos.

J’ai une bonne nouvelle à t’annoncer papa. J’écris mon livre. Il raconte ma vie folle, remplie de découvertes. Il raconte mon implication bénévole auprès des jeunes, ces expériences humaines incroyables vécues à Vancouver et Sochi. Le 19 mars, tu le savais peut-être, j’ai conclu mon billet avec cette question : « Quelqu’un aurait un éditeur à me suggérer? » Tu te souviens du travail de tes frères André et Conrad, qui ont créé les armoiries des Fortin d’Amérique? De notre devise familiale, qui est Famille – Foi – Labeur?


Je t’assure que la devise est fort à propos. Suzie Pelletier, la femme de Denis, le fils de grand frère Berchmans, a répondu à ma question, en me mettant en contact avec son éditrice. Je lui ai envoyé des extraits de textes, des billets de blogue et un lien vers l’entrevue avec Louis Lemieux, à RDI (à voir si vous ne l'avez pas visionnée). Marie se trouvait à Paris, au Salon du livre.

Nous nous sommes rencontrés lors de son retour. Un déclic s’est produit. Je publierai mon livre en octobre, au Salon du livre de l’Estrie. La famille. Les tantes, les cousines qui me lisent, m’encouragent, me bottent le derrière quand je m’apitoie sur mon sort. La foi que tous ont en mes capacités et en mes talents.

Il ne me reste qu’à faire preuve de labeur. Je touche presque au but. Dans six mois, j’aurai des copies bien chaudes dans mes mains.

Connais-tu l’adresse du paradis? Quel est le meilleur moyen pour t’expédier une caisse de bouquins dédicacés? Par un papillon? Un harfang des neiges? Une montgolfière? Une fusée? J’aimerais que tu en donnes des exemplaires à toute la gang. J’aviserai mon grand ami gaspésien, Ovina Horth, d’aller te trouver. Tu verras, il est facile à reconnaître, avec ses immenses mains et son sourire enfantin.

Étrange. Nous approchons de la sortie de l’Islet. Nos ancêtres y vécurent, avant de s’établir à Lauzon. Nous suivons le fleuve, qui coule vers l’océan. Soudainement, je ressens un grand calme. Mon regard se tourne vers l’horizon à nouveau. La sensation d’yeux bouffis et de douleur m’a quitté.

J’y arrive. À cette vie d’auteur et de conférencier. Comme Jean-Marc Chaput, j’arpenterai les quatre coins du Québec, au moins jusqu’à 75 ans. J’ajouterai le monde à mes destinations. N’est-ce pas fantastique de savoir ce que je ferai des 30 prochaines années?

Avant de te laisser partir pour de bon, j’ai un dernier service à te demander. Avec la gang de là-haut, vous pourriez inspirer l’équipe de Mathieu? Ce serait vraiment cool, en ce dimanche de Pâques, de remporter la Coupe Dodge!

Merci pour tout papa.

Je t’aime xxx

15 avril 2014

Rencontrer Chris Hadfield: priceless!

L’automne dernier, j’avais noté dans mon iPhone, sous la rubrique « livres à lire », d’acheter la biographie de Chris Hadfield, An astronaut’s guide to life. Dans le journal La Presse du 12 avril, je vois un entrefilet qui mentionne que l’astronaute sera au Archambault de Berri le 15 avril, de 12 h à 13 h, pour une séance de signatures. Je note aussitôt l’événement dans mon calendrier. Pas question de rater cette occasion!

Aujourd’hui, j’ai entendu Chris interpréter une de ses compositions. Comme des dizaines de lecteurs, j’ai fait la queue pour obtenir sa dédicace. Moment chargé d’émotion pour moi, l’enfant qui rêvait de piloter des avions et d’aller dans l’espace. Mes choix m’ont mené dans une carrière en événementiel, communication et marketing. J’ai quand même obtenu mes ailes! L’espace, ça viendra!


Moment émotif parce que depuis mon dernier billet, le 19 mars, je me suis attelé à l’écriture de mon livre. Je compte le lancer cet automne, dans les Salons du livre. Ce midi, je me suis donc vu, installé à une table, en train de dédicacer moi aussi ce fameux bouquin que je rêve de publier depuis mon adolescence.

En relisant mes journaux personnels, en visitant les quelque 400 billets de ce blogue ou encore en consultant plusieurs travaux universitaires, j’ai réalisé une chose. J’écris mon livre depuis très longtemps! Tout est là. Des milliers de pages. De notes. De photos, d’images. Si vous saviez à quel point je nage dans le bonheur total ces jours-ci, seul devant l’écran de mon MacBook Air. Mes doigts filent sur le clavier ergonomique, je ne vois pas les heures passer.

La semaine dernière, j’ai raconté mon expérience de Sochi devant les classes de sixième année de l’école primaire de Richelieu. J’avais rencontré les élèves en décembre et leur avais parlé en direct de Krasnaya Polyana durant les Jeux.


Vendredi, je visitais la classe d’anglais de Roselyne, en secondaire 4, à la polyvalente Mgr Euclide-Théberge de Marieville. Deux fois quatre-vingt-dix minutes qui me semblèrent en durer quinze.


Je m’approche de plus en plus du but. Être auteur et conférencier. Il n’y a pas si longtemps, je pensais que j’étais totalement perdu dans la forêt, que je n’avais rien à dire, que mon parcours professionnel et personnel ne menait nulle part. J’avais tort. Toutes les expériences vécues m’ont permis d’accumuler des histoires de vie. L’apprentissage continu, ce n’est pas un concept farfelu. C’est l’essence même de la vie, ce qui fait que nous progressons en tant qu’humains.

Demain matin, nous prenons la route pour Carleton-sur-Mer, en Gaspésie. L’équipe de Mathieu, les Patriotes du Richelieu, Junior AA, y représente la région Richelieu au championnat provincial de hockey. Je garde de magnifiques souvenirs de la Baie-des-Chaleurs. J’ai hâte de m’y retrouver demain soir!

Le weekend suivant, l’équipe de cheerleading de Roselyne participe au championnat provincial, à Trois-Rivières. Félix vient d’être nommé aide-capitaine dans son équipe de hockey printanier AAA. Nathalie deviendra, le 1er juin, professeure agrégée, en plus d’avoir été élue directrice MBA Conseil en management. Est-ce que je vous ai déjà dit que j’étais très fier de ma famille ?

Derrière toutes ces belles nouvelles se cachent des dizaines, voire des centaines d’heures de pratique et de persévérance. De la souffrance aussi. Parce que ce n’est pas vrai du tout que la vie est toujours facile.

En attendant de lire mon livre, l’automne prochain, procurez-vous celui de Chris Hadfield.

Bonne lecture!

19 mars 2014

Écrire un livre! Tu parles d’une idée à la con!

Parfois, lorsque le doute s’installe dans mon esprit tordu, j’ai l’impression de n’être qu’un de ces « grand parleur, petit faiseur ». Je tiens un journal depuis 1984. Je caresse le rêve secret de publier des livres depuis mon enfance. Je l’ai parfois mentionné à des amis, j’ai exprimé ce désir à plusieurs reprises sur mon blogue. Malgré toutes ces sorties, il n’y a toujours pas de livre à mon nom sur les rayons. J’ai l’impression de cultiver l’art de la fuite vers l’avant.

Je vis dans un perpétuel état de doute. La chose la plus simple à faire serait d’abandonner cette lubie. De passer à autre chose. Pourtant, l’idée revient tout le temps me hanter. Je l’ai donc écris une fois de plus sur mon blogue, pendant et après les Jeux. Louis Lemieux, journaliste à Radio-Canada, l’a relevé, lors de l’entrevue en direct samedi matin.

Je repousse l’écriture de jour en jour, croulant sous les défaites et les occupations quotidiennes. La recette est pourtant si simple. Écrire tous les jours, même quand je n’ai pas le goût ou l’inspiration. Facile, non? Surtout quand tout le monde te dis que tu manies bien les mots, que tu racontes des histoires qui nous inspirent. Ben oui.

Hier soir, je me suis installé en haut, MacBook Air sur les cuisses, écouteurs sur la tête. Go. Écris. Commence ton livre. Le curseur m’a nargué solide! Résultat? Deux heures plus tard, le doute a gagné. « Au diable le livre, au diable les conférences! Je deviens brigadier scolaire! ». Je suis revenu dans la pièce que nous nommons bibliothèque. Et je me suis engourdi le cerveau en surfant sur internet. La fuite, encore la fuite.

Dans cette fuite, j'ai visité sur le site de mon hebdo local, le Journal de Chambly. Tiens, André Corbeij, journaliste sportif et culturel, a publié son article. Devinez quoi? Il l'ouvre avec mon projet de livre!

Même si la poussière est retombée sur les derniers jeux olympiques d’hiver, Christian Fortin a décidé de poursuivre l’aventure par l’écrit. Le Richelois envisage de publier un livre sur ses expériences vécues comme bénévole à Vancouver et à Sotchi.

Je lâche prise et répond à l’appel des couvertures, en demandant à l’Univers de m’éclairer.

Je sors du lit à 7 h 07. Je déjeune, je sors avec Félix et Nathalie pour saluer Robert, le chauffeur d’autobus scolaire. À 7 h 55, je m’installe devant l’écran, déterminé. Je commence à copier dans un document Word tous les billets reliés à Vancouver et Sochi. Le temps file. Des mots, encore des mots. Plus de quatre-vingt dix minutes passent.

Et devinez quoi? Le document fait 225 pages et compte plus de 71 000 mots! Il est là, le livre! Il me saute dans la face depuis quatre ans!

Nouvelle visite sur le site web du Journal de Chambly. Est-ce que la copie virtuelle de l’édition du 19 mars a été mise en ligne? OUI! J’ai fais la une du Journal de Chambly en novembre 2013. Je la refais aujourd’hui! L’article se retrouve en pages 4 et 5.



Mine de rien, je publie à nouveau un billet de plus de 600 mots. Je constate que lorsque je tente d’être rationnel, je n’y arrive pas. J’ai besoin de me laisser porter par des émotions. Les statistiques de Blogger me le confirment. Au cours de la dernière année, les billets dans lesquels je me suis totalement exposé ont été les plus lus. Ceux où « j’écris pour écrire, question de remplir des pages », ne donnent pas grand-chose.

Quelqu’un aurait un éditeur à me suggérer?

17 mars 2014

Entrevue en direct à la télé avec Louis Lemieux

Le 26 décembre 2013, 37 jours avant mon départ pour la Russie, j’étais en entrevue à l’émission Matin week-end, à RDI. J’avais promis de revenir en studio afin de raconter mon expérience. Promesse tenue. 15 jours après mon retour à la réalité, j’ai rencontré à nouveau Louis Lemieux.


Je suis arrivé à Radio-Canada à 6 h 11, en ce samedi 15 mars. La noirceur régnait encore. À 6 h 15, le maquilleur me poudrait le visage pour les caméras. Quelques minutes plus tard, j’étais assis derrière le plateau, captivé par toutes ces lumières, caméras et écrans. Impressionné par le silence feutré, que seule la voix de l’animateur brise. Lorsque les reportages sont diffusés, nous n’entendons rien.


Pause publicitaire, Louis Lemieux m’invite à le rejoindre sur le plateau « Granby ». Et oui! Le plateau des entrevues de l’émission se nomme ainsi. Je m’installe sur un tabouret. Louis m’installe le micro-cravate. Les nouvelles du sport débutent. Je prends quelques photos.


Louis discute avec le régisseur. La lumière rouge s’allume. Nous sommes en direct. J’ai l’impression de vivre un rêve. Suis-je bien en train de l’entendre lire un extrait de mon blogue d’entrée de jeu? Je me pince. Et oui :
« Petite citation du blogue de Christian Fortin : On reste là pour regarder la cérémonie de clôture. Le restaurant se remplit. Des bénévoles, des journalistes, des russes. Nous ne pouvons nous empêcher de verser quelques larmes lorsque l’ours éteint la flamme. Nous sortons dans la rue pour regarder le feu d’artifice. Et c’est signé Christian Fortin. C’est sur son blogue. Il était bénévole à Sochi et avant ça il avait été bénévole à Vancouver. Il est de retour au pays depuis quelques jours et il nous avait promis de venir nous raconter son aventure. Promesse tenue. Bonjour Christian Fortin. »
La conversation s’amorce. Du coin de l’œil, à ma gauche, je vois les images défiler. J’avais envoyé une dizaine de photos à la recherchiste, ils en ont sélectionné plusieurs autres sur mon compte Flickr. Ils projettent aussi des extraits vidéos montrant des bénévoles. Wow! Louis commente mon aventure, ce qu’il a glané sur mon blogue. Le temps file à vive allure. Je raconte mes histoires, je suis à nouveau dans la bulle olympique, heureux. L’entrevue se déroule sur un ton intimiste.


« J’ai fait référence à ton blogue. On le trouve où? Comment? » Je réponds. Il enchaîne « Et une des choses qui m’a touché dans ce que j’ai lu au cours des derniers jours, c’est que… il y a comme un désir en toi, on le sent, d’écrire plus qu’un blogue. D’écrire un livre. » Je fige. J’hésite une fraction de seconde, qui me semble une éternité. Je perds ma volubilité. Je quitte le studio. Je reçois des courriels et des messages sur Facebook et Twitter. Dans ma tête, j’essaie de revivre l’entrevue. Tout s’est passé si rapidement!

À 7 h 45, je participe, avec mes collègues Eve et Josée, à un appel Skype. Notre interlocuteur est à Paris. Nous sommes installés sur des divans en cuir au 3e étage du campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke. Nous validons le profil de compétences réalisé dans le cadre d’un cours. Dire qu’il y a trois semaines, à cette heure, j’étais en montagne, en plein briefing pré-compétition.

Lors de la pause du matin, curieux, je visite le site web de RDI. L’entrevue est déjà en ligne. Je l’écoute, entouré d’étudiants de ma classe. Re-Wow! Huit minutes cinquante-cinq. Il a bel et bien mentionné mon blogue et mes écrits à plusieurs reprises! Je ne l’ai pas rêvé. Incroyable. On me félicite, me dit que j’ai un talent de communicateur. Je réalise que ma priorité des prochaines semaines ne réside pas dans la mise-sur-pied de Page blanche conseil. Je dois plonger dans mes souvenirs et rédiger ce livre. Du matin au soir, la nuit, tant qu’il ne sera pas complété, je dois mettre le reste en veilleuse.

Pour me faire plaisir. Pour me libérer de cette pression que je porte sur mes épaules depuis l’âge de seize ans. Celle de publier un livre. Je visualise le lancement dans un lieu magique. Je vois la tournée promotionnelle, les séances de signature dans les salons du livre. Je m’imagine debout, devant des groupes d’élèves ou d’adultes, en train de raconter mes aventures olympiques.

Je ne me considère que comme un simple humain, qui vit des histoires ordinaires. Je réalise que plus j’avance dans la vie, moins j’en connais. Ce sentiment me pousse à poursuivre ma quête. De rencontrer des gens et des lieux qui font l’histoire. Je constate que ma vie, mes mots, en inspirent plus d’un. Il semblerait que je donne le goût aux gens de rêver et de se dépasser.

À mon tour de me dépasser. Vaincre l’inertie qui me cloue sur place et aligner les mots.

Louis Lemieux, merci pour ta très grande humanité. Cette entrevue du 15 mars m’a profondément touchée. Elle vient d’ouvrir la vanne. Je retournerai te voir dans quelques mois avec mon livre!

11 mars 2014

Mon premier contrat de travailleur autonome!

Les gens me demandent comment se passe mon retour à la réalité québécoise. Je n’ai même pas eu le temps d’y penser encore! Je viens de vivre une semaine incroyable qui m’a tenue loin de la maison. N’étant plus sous l’interdit de publication, je peux vous raconter.

Je rêve de vivre de ma plume, de raconter des histoires devant des groupes, après avoir passé des mois à les écrire dans la solitude. Je suis de ce genre de drôle de bibitte, qui carbure autant aux rencontres humaines qu’à la solitude la plus totale. Je viens de passer d’un extrême à l’autre.

J’ai mis les pieds dans la maison le 28 février en soirée. Le 1er, tout juste avant notre départ pour Noyan, je recevais un appel de mon grand ami Jad, que je considère presque comme mon frère, tant notre complicité est grande depuis 1988. Il cherche un pigiste pour l’aider sur un contrat de correction de textes. J’en parle avec Nathalie et saute sur l’occasion, malgré la trouille qui m’habite. Moi? Réviser et composer des textes? Pour une plateforme culturelle? Je me sens bien petit face à Jad, qui écrit professionnellement depuis si longtemps…

Est-ce l’attrait de la nouveauté? La solitude de ce boulot, après la surdose de vie en groupe à Sochi? Je ne sais pas. Une seule certitude existe. Durant toutes ces heures, de 16 h 30 à minuit ou de 8 h à 17 h, je n’ai jamais vu le temps passer.

Du 4 au 10 mars, à l’exception du 8 où j’étais avec mon équipe de la maîtrise, mon esprit était concentré à 100%. Je visionnais les capsules de La Fabrique culturelle, nouvelle plateforme web lancée ce matin par Télé-Québec. Je jouais avec les mots. J’ai découvert des dizaines d’artistes tous plus talentueux les uns que les autres. De l’art visuel, de la danse, du théâtre, de la musique, de la sculpture et j’en passe. Des artistes émergents, des légendes.


Je n’en reviens pas. J’ai l’impression que la vie me lance un beau grand message d’espoir. Voir tous ces artistes créer et expliquer leur œuvre me plonge dans mon propre processus créateur. Mon cadeau du ciel, ce sont les mots, que je manie à ma façon. Je me fais dire depuis l’école primaire que je possède une plume qui fait vibrer. Il serait temps que je croie tous ces gens et que je m’y consacre à 100%, à cet art qu’est l’écriture !

Et la vie, fière d’elle, m’a envoyé un autre incroyable message dimanche soir. Lyne Gagné, une amie d’un ami, devenue mon amie Facebook un peu par hasard, m’a envoyé cette magnifique photo, qu’elle a prise elle-même lors d’une visite à Disney. Elle venait de lire mon billet du 4 mars et m’écrivait pour me remercier.


Des heures des heures donc à regarder des artistes parler de leur art. Le Québec déborde de créativité et de talent. Contre vents et marées, les artistes foncent, menés par ce feu intérieur qui les incitent à créer, à partir des dons qu’ils ont reçus à la naissance.

J’y suis donc. Devant la page blanche. À créer mon futur, à partir de mes rêves. Je dois créer mon logo, rédiger les textes qui me définiront face au monde. Dénicher de nouveaux contrats. Et surtout, écrire. Écrire encore et encore. En commençant par mes jeux olympiques. Pour partir ensuite à la rencontre des jeunes dans les écoles primaires et secondaires. Et les adultes dans les bibliothèques municipales.

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