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12 février 2014

Jour 3 - congé

** Mercredi matin, 8 h 50. Le WF2 est plein. 2ème journée de congé aujourd'hui. Hier, je me suis endormi à 22 h 45. À 8 h, Igor, un de mes deux room mate, était en train de préparer son sac. Son Team leader a reçu des billets pour la descente féminine ce matin. Je saute sur l'occasion et me joint au groupe. Ma bonne étoile continue son travail en coulisse.

9 h 12. Rendu dans le B11, en direction de la montagne. Je découvrirai un nouveau site aujourd'hui. Je pourrai observer son équipe EVS à l'œuvre. **

*** 22 h 42. Je suis dans la tente cantine. Elle est pleine. Je termine ce billet en y ajoutant les photos. Il est très long, plus de 1 400 mots. En le rédigeant c matin, je n'ai pas réalisé sa longueur. Amusez-vous ! ***

Congé donc après quatre jours à rejoindre la montagne tôt le matin et revenir en soirée. Ça fera du bien, surtout pour les jambes et les pieds de ceux qui ne sont pas habitués à tenir la position debout, quasi-immobile, pendant des heures. Faites le test un jour. Je salue donc tout ceux et celles qui travaillent dans le commerce de détail, en tant que caissier, caissières. Vous méritez toute notre admiration pour ces longes heures immobiles sur vos deux pieds.

Se lever à 10 h, avec 9 heures de sommeil dans le corps, s'avère un luxe inouï. Je vais déjeuner et revient faire un peu de rangement dans ma valise. Kevin et Catherine, de San Jose Californie, ont acheté des billets à 150$ pour aller voir le patinage de vitesse courte piste.

Je quitte nos résidences vers 11 h 45 et me dirige, d'un pas relaxe (gros changement, car d'habitude, nous y allons à fonds la caisse) vers l'autobus. J'entre dans le Parc olympique par l'accès du workforce et marche "dans les coulisses" jusqu'au passage où les spectateurs découvrent le parc.

C'est rempli! Des dizaines de milliers de personnes marchent vers les arénas. Une majorité de russes, des américains, des gens de partout dans le monde. Des enfants aux grands-parents, tous ont les yeux ébahis, à la vue de ces drapeaux et de tous ces étrangers. Je porte mon manteau du Canada. Je me fais arrêter à quelques reprises par des russes, pour être pris en photo avec eux. J'ai beaucoup voyagé, j'ai créé des liens avec des dizaines de personnes de dizaines de pays différents. Et ici, je suis enthousiasmé comme un enfant devant le sapin de Noël garni de cadeaux. Imaginez un peu la russe âgée de 60 ans, qui n'a jamais rencontré un étranger!!

Je déniche une billetterie où la file n'est pas trop longue et achète un billet à 1500 roubles (environ 50$). Pas de file pour entrer dans le Iceberg. Comme d'habitude, je suis en retard (j'en entends plusieurs rire en lisant cela... d'ailleurs, tant qu'à être dans une parenthèse, j'ai souvent dit en joke que si je me mariais un jour, il faudrait me donner la mauvaise heure, pour être sur que j'y sois). Aréna flambant neuf, larges corridors, avec des machines Coca-Cola partout (ils sont partenaire mondial).


Je suis dans la plus haute section et vois très bien. J'ai manqué à peine 2 vagues de patineurs. Une fois assis, je réalise avec une immense joie que je verrai à l'œuvre les frères Hamelin, Marianne St-Gelais et Valérie Maltais. Et qu'en plus, il a le 1500 mètres homme, course menant à une médaille! Je remarque plusieurs sièges vides dans le bas. C'est comme au centre Bell. Les billets sont vendus, donnés à des gens qui ne se présentent pas. J'ai un nouvel objectif à atteindre. Descendre dans les premières rangées. Catherine m'envoie un texto. Je vais rejoindre Kevin dans le corridor et entre avec lui. Je suis au premières loges. Étant donné que les québécois dominent le sport, j'ai apporté mon fleurdelisé. Un vrai de vrai, portant le sceau de l'assemblée nationale du Québec. Il m'a été remis par mon député local - et ministre de la justice - Bertrand St-Arnaud. Merci !!

Le patinage de vitesse courte piste m'a toujours impressionné au plus haut point. Voir ces athlètes tourner à grande vitesse sur une si petite surface, devant mes yeux, est magique. Lors d'une des pauses, des québécoises viennent me parler. Le drapeau fait son effet. L'une d'entre elle est la conjointe de l'annonceur maison. On se prend en photo. Elles portent un badge d'accès à la maison du Canada. Ça, c'est un de mes objectifs, en obtenir une moi aussi. Je représente avec fierté le Canada tous les jours et participe au succès des Jeux. 

La finale arrive. Charles Hamelin part en tête. Les courses commencent lentement et le rythme s'accélère plus on arrive vers la fin. La foule est en délire pour son athlète russe. Je secoue mon drapeau et hurle pour Charles. Médaille d'or !!!!! Wow !

Les estrades se vident, les russes étant déçus. Je m'approche pour vivre la cérémonie de remise de fleurs. Comble de chance, ils annoncent que les médailles seront remises ce soir. Trop génial.

Je sors du Iceberg à 17 h 10. À 18 h, je décide d'entrer dans la zone où les spectateurs peuvent assister à la cérémonie de remise de médailles. Elle est presque vide, alors j'en profite pour m'installer sur le bord d'une clôture. À ma droite, une australienne, repérable grâce à sa casquette. Nous passons le temps en discutant de nos expériences de voyage. Elle est dans la cinquantaine et prof au primaire. Elle enseigne à des jeunes de 8-9 ans. Les vacances estivales achèvent et elle visite la Russie.
  
Tout près de nous, un jeune couple début trentaine, avec deux enfants. La fille doit avoir environ 6 ans et le garçon pas plus que 4. Devinez ce qu'ils font? En plein dans le mile, ils se chicanent! "Niet, niet. Mama!!!" J'ai une preuve de plus que tous les enfants du monde sont identiques. Je m'accroupis devant le petit bonhomme, lui fait un grand sourire et lui tend une épinglette du Canada. "Padorak ot Kanada". Je lui montre mon cordon rempli et fait signe que je vais lui installer. Ses parents observent la scène avec un sourire. La sœur, elle, fait preuve d'un peu de jalousie... Elle obtient donc elle aussi sa pin. Fort ému d'avoir réussi à connecter ainsi avec une famille russe, je demande une photo avec eux. Nous reculons et là, tous les russes observent la scène. Le petit gars s'assoit de lui-même sur mon genou droit. Moment incroyable d'une expérience de vie incroyable. Je pense à ma super belle famille à Richelieu. Ma vie entière défile en une fraction de seconde. Wow!

** 9 h 57. L'autobus arrive à destination. Je découvre un nouveau site dans quelques minutes. **

** 10 h 19. À bord du M3. Pour entrer dans la gare de train et la zone des autobus, il faut passer la sécurité, identique à celle des aéroports. Deux "mauves" de la sécurité observent les passagers qui joignent le bus. Ils posent ensuite des autocollants pour "sceller" la porte. Tout ce qui peut s'ouvrir, à l'extérieur, possède son scellé. Je me sens donc en totale confiance envers l'excellent boulot accompli par l'équipe de sécurité russe. Plusieurs des gens en mauve sont d'ailleurs des policiers, provenant de tous les coins de la Russie. Encore une fois, répétition de ce que j'ai vu à Vancouver. Vous vous en doutez sûrement, il y a aussi des dizaines d'agents infiltrés dans la foule, en civil. Il y en même dans notre village de bénévoles. 

Le bus arrivera bientôt au centre de ski alpin Rosa Khutor. Le mercure indique +8 celcius. Je ne mettrai plus mes bottes Merrell pour travailler. Il fait trop chaud avec ça ! **

La cérémonie des médailles débute à 19 h, par une prestation d'un DJ, suivie de numéros par des troupes folkloriques russes. De toute beauté. La remise des médailles débute à 20 h 10. Ils ont ouvert une autre section, alors je me suis rapproché. Je suis à quelques pas de la régie. Des gens du Comité olympique international, iPhone en main, chronomètrent chaque remise. Ça dure environ 10 minutes. Planifier un événement, peu importe l'endroit, comporte les mêmes étapes. Les mêmes réflexes de la part de l'équipe de production. Après chaque numéro, une des régisseur barre le tout sur sa feuille de route. Trop cool de voir ça. 

Je demande à un des employés du IOC de me prendre en photo. Il me suggère même un autre angle. Demandez avec un sourire et vous recevrez! J'aperçois le CEO des JO. Il porte un uniforme de bénévole. J'aimerais bien obtenir une photo avec lui avant la fin des Jeux. Elle ira avec celle prise aux côtés de John Furlong, CEO des JO de 2010.

Je retourne à la résidence super heureux de cette journée remplie de souvenirs merveilleux. 

Demain, nous travaillons en bas à nouveau, avant les gondoles.

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