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22 février 2014

Skier dans les hautes montagnes du Caucase

À l’époque où j’étais au Cegep, je me suis mis à faire du ski alpin. Stoneham, Mont Ste-Anne, j’adorais le sentiment de découvrir le panorama du sommet et me laisser ensuite griser par la vitesse en descente. L’euphorie cédait ensuite sa place au calme, alors que je remontais en chaise. Sans oublier cette chaleur euphorisante dans le chalet en bois, la bière de fin de journée.

J’allais dans les agences de voyage pour ramasser les dépliants des séjours de ski un peu partout dans le monde. J’ai déménagé à Montréal, puis à Drummondville et me suis établi à Richelieu, en Montérégie. La famille a grandi, au son des rondelles dans les arénas. Le ski alpin a momentanément disparu de ma vie. En février 2010, lors d’une journée congé, j’étais aller skier à Whistler Blackcomb. Une des plus belles journées de ma vie. En juillet 2012, avec la famille, nous avons visité Chamonix, autre lieu mythique de montagne. Je me promettais de skier ici, sur ces hauts sommets du Caucase.

Jeudi 20 février. Je quitte notre village en compagnie de Andrea, Cheryl (deux canadiennes) et Will (anglais). Nous rejoignons, au Parc olympique, Tiziano (italien) et Polina (russe). Nous allons skier à Gornaya Karrousel. Le sommet est à plus de 7 000 pieds. Kevin et Catherine, de la Californie, y sont allé la semaine précédente. La vue y est magnifique, avec notre Laura tout en bas.

On arrive, on loue notre équipement et, bottes aux pieds, ski et bâtons en main, on marche vers la caisse pour acheter les billets de remontée. Catastrophe! Un des chairlift est en panne. Heure prévue d’ouverture, 12 h. Il est 10 h 30, le soleil brille. Déception totale!







Nous suivons les jeunes russes qui se sont rués au Subway. Nous découvrons avec stupeur qu’ils y vendent de la bière. Hey, c’est toujours l’heure d’un 5 à 7 quelque part sur terre. Une bière brune accompagne mon BMT. Retour à la caisse à midi pour apprendre qu’il n’y aura pas de ski aujourd’hui…





Nous passons devant la maison du Tirol depuis notre arrivée ici. Il est temps d’y effectuer une visite. On se croirait sur la terrasse d’un centre de ski alpin. Une bière, une deuxième. J’entends le mot Vermont. Je me retourne et jase avec un couple âgé. Ils sont avec leur fille, athlète américaine de biathlon. Ils me donnent l’une de ses cartes. Je respecte leur moment de paix en famille et ne demande pas de photo.

Nous aurons donc fait du ski de chalet aujourd’hui. Et obtenu tout plein de souvenirs de Innsbruck.

Ma journée s’est terminée en visitant la promenade côtière à Adler, avec une amie russe. Il fait bon de sortir de la bulle olympique, où tout est tellement similaire à Vancouver qu’on ne se croirait presque pas en Russie. Au retour, on regarde la cérémonie de médailles au Parc olympique.

Là, le décompte commence pour vrai. Il me reste deux quarts de travail à Laura. Des gens prennent déjà le chemin de la maison. Le 4 février, nous posions nos valises ici. Le temps est venu de repartir vers nos demeures. De reprendre un rythme de vie normal quoi.

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