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16 février 2014

Jour 8 – Être sur la pente descendante

Samedi 15 février. Le septième jour de compétition à Laura. Hier soir, la fatigue se lisait dans les yeux des bénévoles. Durant la première semaine, nous étions tous en mode découverte. Tout était nouveau. Nous devions nous adapter, établir nos repères. Dans la deuxième semaine, la routine s’installe. L’équipe de jour qui part très tôt le matin. L’équipe de soir qui revient entre 23 h et minuit. L’effet de nouveauté et de Wow perpétuel se dissipe peu à peu. Il y a peut-être aussi le fait de passer la Saint-Valentin loin de nos proches qui entre en ligne de compte. Ceux qui n’étaient pas en grande forme physique avant de venir ici ressentent la lourdeur dans les jambes.

Je constate que je suis en excellente condition physique, comparé à 2010. J’anticipe avec joie de marcher dans la neige en altitude, de respirer cet air sec et frais en montagne. Regards longs, blasés, les bénévoles frappent donc le mur ces jours-ci. J’avais vécu une expérience similaire à Vancouver. Une espèce d’écoeurantite aigüe qui s’installe peu à peu, sournoisement.

Aujourd’hui, notre équipe est au pied des escaliers roulants, au hub Laura. La majeure partie des spectateurs et des gens accrédités passe par d’autres accès. Le boulot est plutôt relaxe. J’ai le temps de prendre des notes dans mon carnet Moleskine. Lorsque des gens arrivent, je mets la « switch à on » comme le dit le conférencier Sylvain Boudreau. Une délégation de norvégiens arrive. Je n’ai pas été assez vite pour sortir a caméra, subjugué que j’étais par leur magnifique accoutrement. Souliers ou bottes en cuir, bas de laine beige, culottes sous les genoux, manteau bleu Dale of Norway avec motifs rouges et beiges, sac à dos de marche style vintage. Et des drapeaux. Mon wow de la journée !

Passer un quart de travail ici me permet de réaliser à quel point je suis choyé de me trouver en montagne et de changer de lieu de travail tous les jours. Les gens du transport, par exemple, restent toujours au même endroit. De par ma condition d’international, je suis souvent aux contrôles d’accès, là où passent les internationaux. J’interagis beaucoup avec eux. Par exemple, je vois deux japonaises arriver vers moi. Je leur souhaite la bienvenue en anglais. Pendant qu’elles passent leur accréditation au lecteur optique, je demande « Hello in japanese is harigato right ? » Les filles confirment, sourient et s’engagent dans l’escalier roulant. Je viens peut-être de faire leur journée. Le service, c’est souvent ça, de minuscules choses qui semblent anodines.

J’observe le chien qui semble avoir adopté ce secteur de Laura. Il possède d’immenses pattes, pour un jeune. Je me demande de quelle race il peut bien être.








Le biathlon fait relâche ce soir. L’équipe EVS de Laura est donc conviée à un petit party dans la tente située derrière le chalet. Nous écoutons le match Russie-USA. Les russes sont en délire à chaque fois que leur équipe compte. Ils sont beaux à voir ! La musique joue à tue-tête. L’énergie se remet à circuler.
Il est 11 h 40, en ce dimanche matin nuageux. Au Québec, vous dormez. Je publie ce billet, vais manger à la cantine, revient à la chambre me changer et prend la route pour la montagne. Ce soir, nous travaillons à Priyut 2, le point le plus élevé du site Laura. La gondole de 30 personnes y arrive, ainsi qu’une chaise quadruple. J’ai hâte de découvrir ce lieu que plusieurs décrivent comme paradisiaque. 

Bon dimanche !

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