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1 mars 2010

Retour à la réalité - Jour 1

Lundi 1er mars 2010. Quelle joie ces huit heures de sommeil! La plupart des jeunes du Québec débutent leur semaine de relâche. Il ne me reste plus que 48 heures dans cette superbe ville. J'ai l'impression de me retrouver sur un tapis roulant, dans un corridor d'aéroport. J'aperçois la fin, là où nous devons reprendre la marche. Je retrouverai ma famille mercredi soir et le boulot jeudi matin. J'appréhende le retour à la réalité, le changement de routine. Pour le moment, je continue à vivre le présent à 100 milles à l'heure.

Connaissez-vous le nom de l'autoroute entre Vancouver et Whistler? Sea to Sky Highway. Je l'ai empruntée samedi, pour me rendre à la montagne. De la mer au ciel. Trois éléments s'avèrent essentiels pour maintenir mon équilibre: la mer, la montagne et les grands horizons. Ici, à Vancouver, je retrouve les trois. Au Québec, j'ai les grands horizons à Richelieu, les "montagnes" à Rougemont, St-Grégoire et St-Hilaire. La mer, je la retrouve l'été, aux Iles-de-la-Madeleine. Aujourd'hui, grâce à Francine Bolduc, qui travaille au VANOC, qui m'a mis en contact en décembre dernier avec Bill More, j'ai eu la chance d'effectuer un vol en Cessna 172.

Ne vole pas qui veut dans le ciel du Grand Vancouver pendant les Jeux olympiques. En janvier, j'ai complété un formulaire de la GRC que j'ai faxé à Bill. Ils ont vérifié mes antécédents. Hier, Bill a déposé auprès du Integrated Security Unit (ISU) le plan de vol, ainsi que les noms des quatre pilotes à bord de l'appareil. Je vole en compagnie de Bill More, Doug Moore et Harry Pride. Aux dires de Bill, Harry est le plus vieux pilote privé au Canada. Il a obtenu sa licence en 1945, à la fin de la Guerre et ne fait pas du tout son âge: 84 ans! Les trois amis volent ensemble une fois par semaine, à partir du Pacific Flying Club, en compagnie d'un comparse que je remplace ce matin.

9h39. Notre avion se nomme Golf India Whisky Mike (GIWM). Nous décollons de Boundary Bay, en direction de Victoria. Doug et Harry occupent les sièges avant. Je suis passager et admire la vue. Les conversations avec les contrôleurs aériens me sont familières, car à St-Hubert, les échanges se tiennent en anglais avec les étudiants chinois. Nous atterrissons à 10h04. Café, toasts au Dakota Café du Victoria Flying Club. Bill et moi passons à l'avant. J'ai toujours été assis à gauche pour tous mes vols chez Cargair. Je ressens donc un certain inconfort. Envol à 11h08, vers Nanaimo.

À Nanaimo, nous devons passer le contrôle de sécurité, afin de pouvoir entrer dans la zone restrictive des Jeux. Je comprends pourquoi la sécurité a coûté si cher ici. Un autobus nous attend. Des policiers de la GRC et des employés de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) nous attendent.

Nous entrons dans le bus et devons nous soumettre à une fouille complète. Nous devons même enlever nos chaussures! Un policier inspecte l'avion. Ils vérifient notre identité et une fois le résultat de l'inspection positif, envoient un message à ISU. Nous devons attendre leur approbation avant de reprendre notre vol! 2 policiers, 5 employés ACSTA. Très peu d'action pour eux durant les Jeux...

Bill me laisse les commandes pour le segment Nanaimo-Boundary Bay. J'effectue le décollage et tout le vol. Nous volons à 3 500 pieds. Bill effectue l'approche finale et l'atterrissage à Boundary. Pas le temps de faire une erreur dans un avion que je ne connais pas ... 1.7 heures de vol, de pur bonheur avec des collègues pilotes privés. Je pense à mon instructeur Guillaume, qui me disait souvent: "Elle est pas belle la vie?". Bill me fait visiter l'école de pilotage. Le dispatch me remet une tasse qui se lit ainsi: "Pacific Flying Club - I survived the 5 Ring Flying Circus" ainsi que la  carte aérienne intitulée Olympic Vancouver / Whistler VTA.

Plus que deux dodos à Vancouver. Ais-je vraiment vécu tout ceci? Vais-je me réveiller jeudi en me disant: "Wow. Quel merveilleux rêve"? Les athlètes olympiques poursuivent leurs activités et se retrouveront sous peu en Coupe du Monde ou aux Jeux de Sochi, dans quatre ans. Que me réserve le futur? Je ne sais pas encore. J'ai épuisé ma liste de rêves.

Demain, le magasinage, activité favorite des gars (n'est-ce pas messieurs?) m'attend. J'ai hâte de voir la longueur (ou l'absence) des files d'attentes. Le prochain défi qui m'attend: faire entrer toutes ces nouveautés dans mon sac à dos et ma valise...

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