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9 mai 2010

Merci aux mamans de ma vie!

Elles sont partout dans ma vie. Les mères : la mienne, ma blonde, ma belle-mère, mes cousines, tantes, collègues de travail, voisines. Ce billet s’adresse à vous toutes, qui, chacune à votre façon, avez façonné ce que je suis.

« Je pleure. Il fait si froid ici. Tiens, ces yeux qui me regardent en pleurant, ces mains qui me serrent : je les reconnais. Je vivais dans sa chaleur. C’est ma mère. »

« Bonjour. Je m’appelle Charlot. J’ai quatre ans. Je suis grand moi. Ma maman est gentille, elle me laisse aller jouer dehors tout seul dans la belle neige blanche. Ma maman elle aime pas ça le froid. Elle me regarde par la fenêtre et quand je rentre, elle me prépare du chocolat chaud!!! »

« M’man, qu’est-ce qu’y a à manger? Ah, c’est poche. J’veux pas ça! Aaaaaahhhhh, tu m’énerves. Laisse-moi tranquille!! »

« Allo, maman? Tu sais, ta recette, oui oui, celle-là! Comment on la prépare? »

« Maman, tu pourrais venir à la maison? Nous aimerions aller au cinéma. »

« Maman, ma petite maman, tu devras quitter ta maison, car elle est trop dangereuse pour toi. »


Bébé, nous savons que notre maman est là pour tous nos besoins. Nous pleurons? Nous nous retrouvons dans ses bras confortables. Enfant, alors que papa fait la discipline, hausse le ton, maman écoute, réconforte, nous serre contre son cœur. Adolescent, nous la trouvons souvent plate, notre mère. Elle veut savoir où nous allons, nous conseille sur tout et rien. Jeune adulte, face à l’inconnu du rôle de parent, elle réapparaît dans notre vie. Elle offre ses conseils, prend la relève pour soulager la nouvelle maman. Peu à peu, nous comprenons ce qu’elle a vécu. Les mots ne sont plus nécessaires. Un regard suffit. Puis vient la sournoise perte d’autonomie, la douleur de voir sa maman chérie ne plus nous reconnaître. Le cycle de vie se complète.

Dans la vingtaine, la maternité fait peur. Donner la vie fout les jetons. « Serai-je à la hauteur? Vais-je être aussi bonne que ma mère? Répéter ses erreurs? Que penseront mes enfants de moi? ». Certaines paralysent, d’autres foncent. Un, deux, trois, quatre enfants viennent. L’instinct maternel prend le dessus. La vie est plus forte que tout. Il suffit de lui faire confiance.

Dans la quarantaine ou cinquantaine, un mot s’ajoute : grand. Pensez à vos grand-mères. Fermez les yeux. Les images, les mots, les caresses, les odeurs remontent n’est-ce pas? Les bonbons, la discipline relâchée, la complicité. « Aaaaaah, aller chez grand-maman! »

Le lien viscéral des neuf mois de grossesse ne vous quitte jamais. Ma mère, ma blonde, mes tantes, mes cousines, des collègues, toutes les mamans de ma vie se sont inquiétées de moi pendant mon séjour à Vancouver. Que serais-je devenu sans votre présence réconfortante?

Jadis, vous gériez toute la maison, pendant que l’homme travaillait à l’extérieur. Le bien-être quotidien de la famille vous incombait. Aujourd’hui, vous accomplissez des miracles car vous avez joint le marché du travail. Vous jouez un rôle ingrat, où les remerciements ne viennent que rarement. Peut-être est-ce dû à ce lien viscéral? Nous savons que vous étiez là à chaque microseconde pendant neuf mois, que vous serez toujours là.

Grâce à vous, le monde évolue. Grâce à votre amour, le monde continue d’évoluer dans la tempête. Merci!

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