Translate my blog

31 mai 2010

Premier vol!

Au printemps 2008, j’ai vaincu l’inertie qui m’empêchait d’aller de l’avant dans la réalisation d’un rêve. La peur de l’inconnu qui paralyse l’esprit et le corps. Ressentez-vous ce sentiment avant de participer à une rencontre quelconque où vous connaissez peu de gens? Avez-vous peur de pratiquer un nouveau sport pour la première fois? Entre 1996 et 2007, toutes les raisons furent bonnes pour que je n’entre pas dans les écoles de pilotage sur la route de l’Aéroport à St-Hubert. « Je connais personne. Je n’ai pas d’argent. Je n’y arriverai pas. Je serai malade en vol… »

Le jour de mon 39e anniversaire de naissance, j’ai pris conscience que je débutais la 40e année de ma vie. Qu’en théorie, je me retrouvais au beau milieu de ma présence en ce monde. En octobre 2007, un ami à peine entré dans la cinquantaine est décédé du cancer. « Passe à l’action pendant que tu as la santé! ». Ma décision était prise : au printemps suivant, je débuterais mon cours de pilotage, afin d’obtenir mon permis de pilote privé.

Mars 2008. La petite voix fatigante recommence son manège : « pas d’argent, pas l’temps, tu es trop vieux… » Débile hein ce doute qui revient toujours après avoir pris une décision importante? Suis-je seul à me comporter ainsi?

Le vendredi 16 mai, je fais mon entrée chez Cargair vers 17h. J’y rencontre Guillaume Michel, l’instructeur qui m’a été assigné. Première impression favorable. Plutôt important, sachant l’étroitesse du cockpit d’un Cessna 152 et que je lui remets ma vie! Originaire de Lyon, il est au Québec depuis peu, afin de parfaire sa formation de pilote professionnel. J’effectue mon premier vol, celui qui se nomme vol de familiarisation. J’ai beaucoup volé sur des lignes aériennes en Amérique du Nord et à quelques reprises vers l’Europe. Une seule autre fois en Cessna.

Mon rôle dans ce vol, où je suis assis à gauche, consiste surtout à observer et m’habituer aux sensations du vol en petit avion. Guillaume effectue l’inspection pré-vol. Ça y est. Je suis sur le tarmac d’un aéroport. Dans quelques minutes, cet oiseau d’acier qui me semble bien petit m’emportera dans le ciel!

Lors de la circulation au sol, je tente de comprendre les conversations radio entre la tour et les avions en vol. Je n’y comprends rien du tout! Que dire de tous ces cadrans devant moi? Au secours!! Cerveau en état d’overdose d’information.

C-FRHT s’élance sur la piste. Ma vieille routine du vol commercial reprend le dessus. J’ai plutôt tendance à admirer le paysage qu’à consulter les instruments du tableau de bord. Guillaume redresse le nez, nous nous élançons dans le ciel! Nous quittons vers l’est et il me démontre l’exercice 5 «assiettes et mouvements ». Il me demande de poser les mains sur les commandes et d’appuyer les pieds sur le palonnier. Crispé vous dites? Ouf… Quelle sensation de tirer un peu sur les commandes et sentir l’avion réagir! Wow.

Retour à St-Hubert. Je comprends du coup pourquoi il passe tant d’avions légers au-dessus de chez moi. L’entrée ouest de St-Hubert est au-dessus du pont de l’autoroute 10 qui enjambe le Richelieu! Je distingue l’aéroport au loin. Charabia des contrôleurs, procédures avant atterrissage, encore une surdose d’information. Nous nous posons. Vol de 51 minutes, dont 36 dans les airs. Je retrouve l’enfant en moi!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci de prendre le temps de commenter ! Ne vous laissez pas avoir par le curseur qui clignote dans le carré blanc. J'aime vous lire !

Lecture suggérée ...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...