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9 juillet 2015

Écrire pour soi

J’ai publié, hier, un rare billet. Je récidive aujourd’hui. Dans les derniers mois, j’ai plongé une fois de plus dans la grisaille. La vie vient de m’envoyer plusieurs messages forts à propos et je ressens le besoin de laisser courir mes doigts sur le clavier.

Ce matin, Suzie Pelletier a partagé sur Facebook un lien provenant du site L’Express.fr. Les cinq premiers conseils de l’article, intitulé Les 20 conseils d’écritures par Stephen King, traitent de l’état d’esprit de l’écrivain :


Au cœur des nuages gris, j’ai oublié qu’écrire me rendait heureux. Stephen King a tout à fait raison lorsqu’il dit qu’il écrit « pour la simple joie de la chose ». Rien ne m’oblige à écrire sur ce blogue. En fait, je l’écris d’abord pour moi. Parce que j’aime me raconter des histoires. Et m’en faire raconter. Je prends plaisir à plonger dans mes écrits du passé. J’y constate avec joie mon évolution.

Parfois, la confiance qui m’habite disparait. La peur s’empare de mon être, je commence à me préoccuper des qu’en-dira-t-on, j’oublie de laisser aller mes pensées sans filtre. Et je me perds. En me sabotant au passage.

Une autre amie, Johanne Grenier, l’une des premières à se procurer Le journal d’un passionné – à Paris ! - a partagé, toujours sur Facebook, une image du conférencier Franck Nicolas.


Je me trouve à ce moment de la vie où je découvre ce qui est important et ce qui ne l’est pas. J’en ai vécu, des hauts et des bas, pour y parvenir. Aujourd’hui, je me concentre sur une chose à la fois. Mon ancienne patronne, Yolande Ratelle, avait raison : « tu en fais trop Christian. Tu es partout. Ralentis. » À l’époque, je ne l’avais pas écouté, rejetant d’un revers de la tête son conseil.

Les gens ne semblent pas comprendre pourquoi le super actif qu’ils connaissent se consacre juste à terminer son programme de maitrise. Pourquoi il ne court pas après les mandats, pourquoi il n’effectue pas de promotion pour donner des conférences dans les écoles secondaires et les bibliothèques municipales. Pourquoi, pourquoi ? Je répondrai comme un enfant : parce que.

En me rendant sur la page de Franck Nicolas, j’ai découvert cette autre citation, de Henry David Thoreau :


Voilà la réponse.

Au plus profond de mon être, je savais que ma mission de vie consistait à inspirer les autres, par le biais de l’écriture et de l’enseignement. Et qu’ai-je plutôt fait, en raison de mon manque de confiance ? Je me suis lancé à fonds dans le boulot, m’épuisant à plusieurs reprises.

Ne vous méprenez pas. Dans chacune de mes expériences de travail, j’ai rencontré des gens fascinants qui m’ont permis de cheminer. J’apprends à la dure, en expérimentant.

Je sais, maintenant, que ma passion réside dans la découverte des gens et des lieux qui font l’histoire. Je sais, qu’une fois complétée cette maitrise, la vie m’enverra des occasions formidables qui me permettront de poursuivre dans la direction de mes rêves.

Et je pourrai alors dire, comme le fais déjà, que je mène l’existence que j’ai imaginé et que je jouis d’une réussite – selon mes critères – hors du commun.

1 commentaire:

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