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16 août 2012

Body surf à Hampton Beach

Samedi dernier, nous quittions Richelieu à 9 h, en direction d’un lieu mythique pour moi : Hampton Beach, dans le New Hampshire. Mythique parce que dans mon enfance, nous y passions 1 ou 2 semaines en famille, au début juillet. Nous logions au Blue Jay Motel, tenu par la famille Lamontagne (toujours propriétaire d’ailleurs!). De Québec, la route s’avérait plus longue et ardue, à cause de l’absence d’autoroute sur une bonne partie du trajet en Beauce et dans le Maine. De Richelieu, rien de plus facile : la 133, la 89, la 93 et la 101. Une petite balade de 446 km, à peine plus long qu’aller visiter ma sœur à Chicoutimi. Que c’est beau le Vermont!

Ce n’est pas un secret pour personne, j’éprouve un besoin viscéral de me retrouver au bord de la mer à chaque année. Les lacs ne me font pas cet effet. Ils ont une fin. Leur eau douce ne me permet pas de flotter avec peu d’efforts. Au contraire, la mer est synonyme d’infini. Quand je m’y retrouve, je ne peux m’empêcher de penser à ce qui se trouve de l’autre côté. Grâce à Google Maps, j’ai pu répondre à cette question qui me trottait à l’esprit depuis mon enfance. En face de Hampton Beach, à 4 900 km, c’est l’Espagne. En portant mon regard vers la droite, j’imagine l’Afrique. Et vers la gauche, l’Irlande.

La mer signifie jouer dans les vagues. Avez-vous déjà fait du body surf? J’adore! Face au large, j’observe le mouvement des vagues. J’attends la bonne, celle qui déploiera son rouleau presque à ma hauteur. Je me retourne vers le rivage et plonge bras et doigts tendus vers l’avant, en poussant avec les pieds. Je sens la vague qui m’emporte. Lorsqu’elle se brise et que je suis à l’endroit parfait, je ressens l’accélération et la force de l’eau qui tourbillonne. De la puissance à l’état pur, qui me laisse dans moins d’un pied d’eau, de 15 à 30 pieds de mon point de départ. Quad les conditions s’y prêtent, comme dimanche et lundi à Hampton Beach (lire belles vagues et température de l’eau au-dessus de 66 degrés fahrenheit, je perds la notion du temps. Seule la prochaine vague existe. Je suppose que les surfers ressentent la même chose. Il faudrait que je leur demande…

Samedi et dimanche, le temps était plutôt gris, la plage peu achalandée. Les stationnements affichaient un tarif de 5$ pour la journée. Lundi matin, soleil et ciel bleu étaient au rendez-vous. Hausse de prix : 10-15$ pour la journée, stationnements affichant complets à notre arrivée. J’ai retrouvé la plage de mes souvenirs, où les gens sont « cordés comme des sardines ». Rien à voir avec les centaines de kilomètres de magnifiques plages quasi-désertes aux Iles-de-la-Madeleine…

Nous avons repris la route à 16 h 45 et sommes arrivés à la maison à 22 h 15. En y pensant bien, 5 h 30, c’est l’investissement en temps d’un match de hockey des gars à Sorel. Route aller-retour, attente avant et après le match et la partie en tant que telle. Tout est relatif dans la vie…

J’ai passé une maudite belle fin de semaine! On repart quand? Et si je m'ennuie, je peux toujours me rabattre sur la webcam.

1 commentaire:

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