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17 mars 2014

Entrevue en direct à la télé avec Louis Lemieux

Le 26 décembre 2013, 37 jours avant mon départ pour la Russie, j’étais en entrevue à l’émission Matin week-end, à RDI. J’avais promis de revenir en studio afin de raconter mon expérience. Promesse tenue. 15 jours après mon retour à la réalité, j’ai rencontré à nouveau Louis Lemieux.


Je suis arrivé à Radio-Canada à 6 h 11, en ce samedi 15 mars. La noirceur régnait encore. À 6 h 15, le maquilleur me poudrait le visage pour les caméras. Quelques minutes plus tard, j’étais assis derrière le plateau, captivé par toutes ces lumières, caméras et écrans. Impressionné par le silence feutré, que seule la voix de l’animateur brise. Lorsque les reportages sont diffusés, nous n’entendons rien.


Pause publicitaire, Louis Lemieux m’invite à le rejoindre sur le plateau « Granby ». Et oui! Le plateau des entrevues de l’émission se nomme ainsi. Je m’installe sur un tabouret. Louis m’installe le micro-cravate. Les nouvelles du sport débutent. Je prends quelques photos.


Louis discute avec le régisseur. La lumière rouge s’allume. Nous sommes en direct. J’ai l’impression de vivre un rêve. Suis-je bien en train de l’entendre lire un extrait de mon blogue d’entrée de jeu? Je me pince. Et oui :
« Petite citation du blogue de Christian Fortin : On reste là pour regarder la cérémonie de clôture. Le restaurant se remplit. Des bénévoles, des journalistes, des russes. Nous ne pouvons nous empêcher de verser quelques larmes lorsque l’ours éteint la flamme. Nous sortons dans la rue pour regarder le feu d’artifice. Et c’est signé Christian Fortin. C’est sur son blogue. Il était bénévole à Sochi et avant ça il avait été bénévole à Vancouver. Il est de retour au pays depuis quelques jours et il nous avait promis de venir nous raconter son aventure. Promesse tenue. Bonjour Christian Fortin. »
La conversation s’amorce. Du coin de l’œil, à ma gauche, je vois les images défiler. J’avais envoyé une dizaine de photos à la recherchiste, ils en ont sélectionné plusieurs autres sur mon compte Flickr. Ils projettent aussi des extraits vidéos montrant des bénévoles. Wow! Louis commente mon aventure, ce qu’il a glané sur mon blogue. Le temps file à vive allure. Je raconte mes histoires, je suis à nouveau dans la bulle olympique, heureux. L’entrevue se déroule sur un ton intimiste.


« J’ai fait référence à ton blogue. On le trouve où? Comment? » Je réponds. Il enchaîne « Et une des choses qui m’a touché dans ce que j’ai lu au cours des derniers jours, c’est que… il y a comme un désir en toi, on le sent, d’écrire plus qu’un blogue. D’écrire un livre. » Je fige. J’hésite une fraction de seconde, qui me semble une éternité. Je perds ma volubilité. Je quitte le studio. Je reçois des courriels et des messages sur Facebook et Twitter. Dans ma tête, j’essaie de revivre l’entrevue. Tout s’est passé si rapidement!

À 7 h 45, je participe, avec mes collègues Eve et Josée, à un appel Skype. Notre interlocuteur est à Paris. Nous sommes installés sur des divans en cuir au 3e étage du campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke. Nous validons le profil de compétences réalisé dans le cadre d’un cours. Dire qu’il y a trois semaines, à cette heure, j’étais en montagne, en plein briefing pré-compétition.

Lors de la pause du matin, curieux, je visite le site web de RDI. L’entrevue est déjà en ligne. Je l’écoute, entouré d’étudiants de ma classe. Re-Wow! Huit minutes cinquante-cinq. Il a bel et bien mentionné mon blogue et mes écrits à plusieurs reprises! Je ne l’ai pas rêvé. Incroyable. On me félicite, me dit que j’ai un talent de communicateur. Je réalise que ma priorité des prochaines semaines ne réside pas dans la mise-sur-pied de Page blanche conseil. Je dois plonger dans mes souvenirs et rédiger ce livre. Du matin au soir, la nuit, tant qu’il ne sera pas complété, je dois mettre le reste en veilleuse.

Pour me faire plaisir. Pour me libérer de cette pression que je porte sur mes épaules depuis l’âge de seize ans. Celle de publier un livre. Je visualise le lancement dans un lieu magique. Je vois la tournée promotionnelle, les séances de signature dans les salons du livre. Je m’imagine debout, devant des groupes d’élèves ou d’adultes, en train de raconter mes aventures olympiques.

Je ne me considère que comme un simple humain, qui vit des histoires ordinaires. Je réalise que plus j’avance dans la vie, moins j’en connais. Ce sentiment me pousse à poursuivre ma quête. De rencontrer des gens et des lieux qui font l’histoire. Je constate que ma vie, mes mots, en inspirent plus d’un. Il semblerait que je donne le goût aux gens de rêver et de se dépasser.

À mon tour de me dépasser. Vaincre l’inertie qui me cloue sur place et aligner les mots.

Louis Lemieux, merci pour ta très grande humanité. Cette entrevue du 15 mars m’a profondément touchée. Elle vient d’ouvrir la vanne. Je retournerai te voir dans quelques mois avec mon livre!

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