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22 mars 2012

Eille la mort! Tu me crisses patience un peu?

Ciel bleu. Journées qui allongent. Mercure en haut de 20 degrés depuis quelques jours. Tout pour être heureux. Pourtant, la mélancolie me submerge. Depuis la mi-novembre, j’ai perdu quatre personnes importantes. La dernière en date étant mon parrain Jean-Paul Côté. En février il y avait eu Gilles Payant, ancien président d’un de mes comités de regroupement à la CIGM. En décembre, Ovina Horth, un autre président et en novembre, mon oncle Benoit Roberge. Je suppose que c’est cela, la vie? Qu’en franchissant la quarantaine, nos amis, nos oncles plus âgés franchissent la porte et s’en vont rejoindre leur gang? Qu’est-ce que ça vous fait, vous, de perdre quelqu’un?

Je dirais ça dépend. À la guerre, je m’attendrais à perdre mes frères d’arme. Un enfant? Je défilerais en entier mon dictionnaire de jurons et j’en voudrais à la vie pas à peu près! Des aînés en fin de vie, hypothéqués par leur santé? Je serais presque heureux qu’ils soient délivrés. Des hommes à la veille de leur retraite? Je répondrais à la faucheuse : « tu aurais pu attendre encore! ».

Dans notre société québécoise où nous avons mis la religion catholique à la poubelle, est-ce que le parrain a encore une signification? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est d'avoir l’honneur d’être le parrain de Thomas, le fils de ma sœur Véro. J’espère être à la hauteur de Jean-Paul, mon parrain qui m’a beaucoup appris.

Son métier était pâtissier. Il n’est pas allé à l’école longtemps. À l’école de la vie? Ô que oui! Il lisait beaucoup. Le Sélection du Reader’s Digest qui trainait toujours m’a fait découvrir des tas d'histoires inspirantes. Jean-Paul m’a transmis sa passion de la mer. Sa passion de s’assoir et d’observer la nature. Il m'a fait comprendre que dans la vie, il y a toujours moyen de s'en sortir.

Le 31 mars, nous porterons mon petit parrain à son dernier repos. Le cancer a gagné. Après ça, la mort, tu me crisses patience pendant au moins un an? Va donc faire un tour ailleurs dans l’Univers…

2 commentaires:

  1. Et je crois que, à ton tour, tu m'as transmis cette passion pour la mer. De même que la passion de s'asseoir et d'observer la nature. Car, j'adore faire cela. Regarder les arbres, les oiseaux, écouter le clapotis des vagues... Alors, merci. Pour tout d'ailleurs. :)

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  2. Merci, anonyme, pour ce commentaire. Je traverse une période difficile et me "grounder" sur la nature me permet de garder espoir.

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Merci de prendre le temps de commenter ! Ne vous laissez pas avoir par le curseur qui clignote dans le carré blanc. J'aime vous lire !

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