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18 janvier 2011

Grosse partie de hockey sous la neige

En ce mardi soir, le mercure indique zéro. La neige tombe lentement, floconneuse et mouillante. Nous nous retrouvons à la patinoire derrière l’édifice Curé-Martel de l’école de Richelieu. Nos joueurs élites, Mathieu et Félix, ainsi que le papa avec ses vieux patins et la maman en patins de fantaisie comme dirait ma mère. Roselyne bûche sur ses devoirs à la maison. Première étape, pelleter toute cette neige qui recouvre la glace.

La routine d’une soirée à la patinoire de quartier s’installe. Avez-vous déjà joué au hockey à l’extérieur? Avez-vous déjà observé ce ballet, immuable dans le temps et l’espace? Je suis sûr que mon beau-père acquiescerait à la lecture de ce texte. Ce que je vis à 42 ans, je le vivais à 12 ans. Rien n’a changé. Dans les premières minutes, chacun joue avec sa propre rondelle, pratique ses lancers au filet, passe à son ami. Tous s’observent du coin de l’œil, en tentant de juger des forces en présence. Puis, le plus brave du groupe lâchera tout bonnement en passant près d’un joueur « on joue-tu une game? ». « Oui, pourquoi pas? », sera la réponse. Et notre leader de jeter son bâton au centre, suivi d’un autre et d’un autre. Il se met à genoux, ferme les yeux et distribue les hockeys devant et derrière lui. Voilà. Les équipes sont formées. La partie peut débuter.

Vite, il faut identifier les joueurs de notre équipe. Ici, sur la patinoire extérieure derrière l’école, comme partout au Québec, les différences s’effacent. Il n’y a plus de jeunes, de vieux, de pauvres, de riches, de scolarisés, de drop out. Il n’y a qu’une gang qui aime le hockey, qui s’amuse à recréer ce que les vedettes font. « Il s’empare de la rondelle, monte, repère un coéquipier, fait la passe. Il lance… et compte! ». À l’extérieur, sans protection, le jeu s’avère plus lent. Malgré cela, la condition physique ne trompe pas! Après quelques minutes de jeu, certains se retirent et observent de loin, le temps de reprendre leur souffle.

Jouer ainsi avec trois jeunes inconnus, contre mes gars, ma blonde et un autre adulte s’avère une expérience vraiment hors du commun! En ce mardi soir de janvier, je suis très reconnaissant envers tous ces hommes et femmes qui, aux quatre coins du Québec, passent leur soirée à arroser les patinoires de quartier. Vous ne le réalisez pas mais vous offrez des moments de pur bonheur! Merci à vous!

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